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Faune Guadeloupe

Faune Guadeloupe

Site officiel de L'ASFA : L'Association pour la Sauvegarde et la réhabilitation de la Faune des Antilles

Béatrice Ibéné (Présidente de L'ASFA), Madline Reynaud (Directrice de L'ASPAS) et Barbara Pompili (Secrétaire d'Etat à la biodiversité)

Béatrice Ibéné (Présidente de L'ASFA), Madline Reynaud (Directrice de L'ASPAS) et Barbara Pompili (Secrétaire d'Etat à la biodiversité)

Le cas de la Grive à pieds jaunes (Turdus lherminieri), une espèce endémique de 3 îles et classée menacée d'extinction mais encore chassée en Guadeloupe a été debattu au Secrétariat en charge de la Biodiversité 

 

Dans la suite des actions menées par les associations qu'elles représentent, contre la chasse de la Grive à pieds à jaunes, Madline Reynaud, Directrice de L'ASPAS et Béatrice Ibéné, présidente de L'ASFA, ont été reçues le 15 juin 2016  au cabinet de la secrétaire d’Etat chargée de la Biodiversité, Barbara Pompili, afin plaider pour la protection de cette espèce menacée.

Après plus d’une heure d’échanges fructueux avec le directeur de cabinet adjoint, Béatrice Ibéné a remis en mains propres à la Secrétaire d’Etat, la liste des plus de 4 300 premiers signataires de la pétition réclamant la protection de l’espèce, ainsi que les très nombreux commentaires recueillis.

Il a été rappelé à la Secrétaire d'Etat que la chasse de la Grive à pieds jaunes viole le protocole SPAW (une loi internationale) qui impose aux Etats  - article 10 -, d’accorder aux espèces menacées le statut d’espèces protégées. Mais aussi, qu’au delà d’aggraver l’état de conservation défavorable cette espèce classée "Vulnérable" par l'UICN au niveau mondial et en Guadeloupe, cette chasse dégrade fortement l’image de la France dans la Caraibe en matière de protection de la biodiversité insulaire. En effet, de nombreux scientifiques travaillant dans le Caraibe ont manifesté leur incompréhension et leur effarement que l’Etat français puisse encore autoriser la destruction d’une espèce menacée qui n’est plus présente au monde que sur 3 îles des Petites Antilles depuis sa disparition récente de l'île de Sainte-Lucie .

Rappelons que l’ensemble des îles de la Caraibe constituent un des 34 hotspots mondiaux de biodiversité, précisément en raison de leur richesse en espèces endémiques. L’ONG Birds Caribbean qui rassemble plus 1500 naturalistes et scientifiques travaillant sur les îles de la Caraibe a d’ailleurs écrit au gouvernement français pour lui notifier son soutien total à notre demande en insistant sur le statut très fragile de cette espèce endémique et la nécessité absolue de la classer parmi les espèces protégées, comme elle l'est naturellement sur les autres îles (cf lettre ci-dessous).

Béatrice Ibéné (Présidente de L'ASFA et déléguée ASPAS en Guadeloupe) remet la liste des milliers de signataires à Barbara Pompili en présence de Madline Reynaud (Directrice de l'ASPAS ) et Jean-Patrick Le Duc (directeur adjoint de cabinet de la secrétaire d'Etat).

Courrier de l'ONG BirdsCaribbean adressé au gouvernement français en soutien à notre action et demandant la protection légale de la Grive à pieds jaunes endémique de Montserrat, Guadeloupe et Dominique.

Lettre attenante à la pétition qui a été remise à la Secrétaire d'Etat chargée de la biodiversité : 

 
La Grive à pieds jaunes (Turdus lherminieri) est présente uniquement sur 3 îles au monde (Dominique, Guadeloupe, Montserrat, récemment disparue de Sainte-Lucie). Elle est classée menacée d'extinction par l'UICN dans la catégorie "Vulnérable" au niveau mondial ainsi qu'en Guadeloupe.

Alors que les autres îles lui accordent une protection légale intégrale, l'Etat français la maintient sur la liste des espèces chassables en Guadeloupe.

Cet oiseau endémique dont la zone d'occurence n'excède pas 1000 km2 présente une forte fragilité intrinsèque. Il est principalement menacé par la destruction de ses habitats forestiers, les espèces envahissantes, et en Guadeloupe, par la chasse et l'imprégnation par le chlordécone (un pesticide organochloré perturbateur endocrinien reprotoxique, neurotoxique et cancérogène, très rémanent).


Par deux fois (en 2014 et 2015) le Tribunal administratif de Basse-Terre en Guadeloupe, saisi par les associations l'ASPAS et L'ASFA, a suspendu sa chasse mais la Ministre de l'écologie refuse toujours de lui attribuer le statut d'espèce protégée qui augmenterait considérablement ses chances de survie. 

En dépit de son statut de conservation défavorable, des avis du Conseil Scientifique Régional du Patrimoine Naturel de la Guadeloupe et des décisions de la justice administrative, le Préfet de Guadeloupe s'apprête à ré-autoriser la chasse de la Grive à pieds jaunes alors qu'il pourrait l'interdire.

Un oiseau sédentaire avec ce statut en France métropolitaine serait aussitôt intégré à la liste des espèces protégées !

Le Protocole relatif aux zones et à la vie sauvage spécialement protégées à la Convention pour la protection et la mise en valeur du milieu marin dans la région des Caraïbes du 18 janvier 1990, dit Protocole « SPAW » est devenu une loi internationale le 18 juin 2000 et a été ratifié par la France pour la Guadeloupe, la Martinique, Saint-Martin et Saint Barthélémy le 05 Avril 2002.  Ce protocole  impose aux Etats d'attribuer aux espèces menacées le statut d'espèces protégées. 

Aussi, il est grand temps que la France se conforme aux dispositions internationales qu’elle a ratifiées, mette tout en œuvre pour préserver le patrimoine naturel des outremer et accorde à la Grive à pieds jaunes le statut d’espèce protégée dont elle bénéfice déjà sur les autres îles. 

Rien ne justifie qu’un loisir tel que la chasse puisse primer sur le maintien de notre biodiversité, qui plus est ultramarine, dont vous connaissez à la fois l'immense richesse et la grande fragilité. 


À l’heure où plusieurs études mettent en exergue un déclin de notre biodiversité bien supérieur au scénario, déjà alarmiste, retenu jusqu’alors, à l’heure où un ambitieux projet de loi relatif à la biodiversité connaît le jeu des navettes parlementaires, il vous appartient de veiller à ce qu’aucune atteinte injustifiée ne soit portée à cette espèce qui connaît bien d’autres impacts, comme celui provoqué par le chlordécone encore présent dans le milieu naturel antillais pendant des centaines d'années. 

Aussi, par la présente, nous avons l’honneur de réitérer notre demande et de solliciter de votre bienveillance la révision du statut de cette espèce afin que la Grive à pieds jaunes soit :

-    retirée de la liste des espèces chassables de la Guadeloupe (Arrêté ministériel du 17/02/1989 modifié),

-    inscrite à l’article 1er de l’Arrêté ministériel fixant des mesures de protection des oiseaux représentés dans ce département.

A minima,  nous sollicitons de votre bienveillance que vous interveniez en urgence auprès du préfet de la Guadeloupe afin que soit interdite la chasse de la Grive à pieds jaunes pour la saison 2016/2017.

 

 

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Suite au communiqué de presse de l'ONCFS sur la situation de la Grive à pieds jaunes en Guadeloupe, L'ASPAS et L'ASFA publient une mise au point sur les arguments captieux de cet organisme.

Note de synthèse du préfet sur la consultation publique 2015/2016 dans laquelle il reprend l'estimation d'effectif de grives de l'étude ONCFS PNG 2013

Rapport de synthèse ONCFS PNG 2013 - leur estimation de la pollution de grives est de 46 000 individus à 49 000 (avec d'importants biais amenant à une surestimation ! )

Ordonnance du TA du BT du 11/12/15 qui rapporte l'estimation reprise par le préfet dans sa note en délibéré ! : 49 000 individus max

Zone d'occurrence de Turdus lherminieri d'après la base de données eBird

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Une pétition pour faire protéger la Grive à pieds jaunes
On a besoin de vous pour faire cesser définitivement la chasse de la Grive à pieds jaunes, une espèce endémique de 3 îles classée menacée d'extinction par l'UICN !

 

SIGNEZ ET PARTAGEZ CETTE PETITION en lien ci-dessous 

 

MOBILISONS-NOUS de toute urgence contre la disparition programmée d'un des oiseaux les plus emblématiques de la Guadeloupe !


La Grive à pieds jaunes (Turdus lherminieri) présente uniquement sur 3 îles au monde (Dominique, Guadeloupe, Montserrat, récemment disparue de Sainte-Lucie), est classée menacée d'extinction par l'UICN au niveau mondial ainsi qu'en Guadeloupe.
Alors que les autres îles lui accordent une protection légale intégrale, l'Etat français la maintient sur la liste des espèces chassables en Guadeloupe.

Cet oiseau endémique qui possède une forte fragilité intrinsèque, est principalement menacé par la destruction de ses habitats forestiers, les espèces exotiques envahissantes, et en Guadeloupe, par la chasse et l'imprégnation par le chlordécone (un pesticide organochloré perturbateur endocrinien reprotoxique, neurotoxique et cancérogène, très rémanent).


Par deux fois (en 2014 et 2015) le Tribunal administratif de Basse-Terre en Guadeloupe, saisi par les associations l'ASPAS et L'ASFA, a suspendu sa chasse mais la Ministre de l'écologie refuse toujours de lui attribuer le statut d'espèce protégée qui augmenterait considérablement ses chances de survie.
En dépit de son statut de conservation défavorable, des avis du Conseil Scientifique Régional du Patrimoine Naturel de la Guadeloupe et des décisions de la justice administrative, le Préfet de Guadeloupe s'apprête à ré-autoriser la chasse de la Grive à pieds jaunes*.

Un oiseau sédentaire avec ce statut en France métropolitaine serait aussitôt intégré à la liste des espèces protégées !


SIGNEZ et DIFFUSEZ cette pétition pour que la Grive à pieds jaunes soit enfin protégée !

AIDEZ-NOUS à sauver ce patrimoine précieux et menacé des Antilles, dont la France porte l'immense responsabilité de la sauvegarde pour les générations futures !

 

*consultation publique le projet d'arrêté préfectoral jusqu'au 16 juin 12016 http://www.guadeloupe.developpement-durable.gouv.fr/du-26-mai-au-16-juin-2016-projets-d-arretes-a1644.html

 

 

Une pétition pour faire protéger la Grive à pieds jaunes

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Publié le par asfa
Publié dans : #Chauves-Souris, #Asfa com (press book), #karubats, #phytobocaz, #chiroptères
Parution du nouveau numéro de KaruBats Niouz

Parution du KaruBats Niouz N°2

 

Ca y est  ! Le Groupe Chiroptères de Guadeloupe (GCP) peut vous présenter le nouveau numéro de sa lettre d'information, KaruBats Niouz.

 Le temps a filé à la vitesse des Tadarides du Brésil, du coup un seul numéro bien copieux de 45 pages pour retracer les activités du Groupe menées en 2014 et 2015 !

Deux années bien chargées :  la bataille juridique contre les épandages aériens de pesticides - qui constituaient une menace réelle pour la préservation de nos chauves-souris -,  à peine achevée (et gagnée !), il a fallu retourner aux études et à la rédaction des rapports d'études, tout en continuant le suivi et la prospection des gîtes. 

Une des études menées concerne les chauves-souris dans les parcelles de bananeraies en Guadeloupe à la demande d'un bureau d'étude chargé de réaliser l'évaluation de la Biodiversité dans les bananeraies de Guadeloupe pour le groupement des bananiers (LPG) ... Comme quoi ... affrontements et batailles peuvent déboucher sur du positif et du constructif ! 

D'un autre coté, force est de constater que le projet "Kaz à molosses"que nous avons initié (construction de gîtes artificiels pour accueillir des molosses) peine à se concrétiser avec les premiers partenaires publics (commune des Abymes, ONF/Parc National à Piolet).  Dommage d'autant plus que le redoutable virus ZIKA est arrivé en Guadeloupe et que les molosses sont les plus efficaces prédateurs de moustiques adultes. D'autres îles de la Caraibes ont initié le même type de programme et ont déja bien avancé...

Autre constat navrant : braconnage et destruction des chauves-souris sont des pratiques qui sévissent encore...dans une certaine indifférence des services chargés de faire respecter la règlementation.   

2006 - 2016 le Groupe Chiroptères de Guadeloupe créé par L'ASFA a 10 ans !  Si le bilan est globalement positif en terme d'amélioration sensible de la connaisance des espèces et de sensiblisation du public, il y a encore beaucoup, beaucoup de travail à mener ! De nombreux  aspects de l'écologie, de l'éthologie et de la biologie des espèces endémiques des Petites Antilles demandent à être mieux connus, d'autant plus que 4 de nos espèces à fort endémisme sont classées sur la liste rouge UICN des espèces mondialement menacées. 

Il y a surtout une situtation d'extrême urgence pour la Sérotine de la Guadeloupe (Eptesicus guadeloupensis). Cette espèce insectivore est la seule espèce de mammifère strictement endémique de la Guadeloupe, à l'instar du Pic de la Guadeloupe chez les oiseaux !  Si notre Toto Bwa se porte relativemment bien dans l'ensemble (en dehors de la région des Grands-Fonds), il en est tout autre pour notre Sérotine qui n'est connue qu'en Basse-TerreToutes les études menées depuis 2006 concordent pour montrer qu'elle est au bord de l'extinction ! 

Perdre cette espèce c'est amputer la biodiversité guadeloupéenne - déja très amoindrie depuis la colonisation européenne -, mais également la biodiversité mondiale.

Chacun comprendra bien que le GCP ne peut, malgré le dévouement de ses bénévoles, porter seul les projets de conservation des Chiroptères menacés de Guadeloupe. Des projets d'envergure qui sont aujourdhui incontournables. Seuls des organismes publics peuvent mobiliser les moyens humains et financiers à la hauteur de l'enjeu considérable : mieux connaitre et tenter de sauver notre Sérotine. Il en va d'ailleurs de leur responsabilité. 

Puissent ces quelques pages faire de nouveaux protecteurs et défenseurs de ces animaux fascinants (vous êtes les bienvenus au Groupe !) et convaincre les propriétaires et gestionnaires d'espaces naturels qu'il est grand temps de tout mettre en oeuvre pour préserver ce patimoine précieux.

 

Bonne lecture !  

Pour les retardataires le numéro 1 est téléchargeable ci-dessous

Et rejoignez-nous sur la Page  FACEBOOK de KaruBats 

Et comme qui dirait un cadeau tombé du ciel au pied d'un arbre à soucougnans, on est tombé aujourd'hui même sur cette petite BD sympa et bienveillante à l'égard de nos chauves-souris ... (Officieusement 14 espèces depuis 2014)

Tiens, tiens et si ça faisait des émules pour le concours de dessins spécial Chauves-souris pour les 10 ans du Groupe Chiroptères de Guadeloupe ??

Premier Prix : une Kaz à molosses !

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Fabienne, Nathalie, Pauline, Baptiste et Régis mobilisés pour la sortie nautique de L'ASFA consacrée au suivi des colonies nicheuses de pélicans bruns. C'est aussi l'occasion de réaliser de belles observations naturalistes (Photo: B. Ibéné)

Fabienne, Nathalie, Pauline, Baptiste et Régis mobilisés pour la sortie nautique de L'ASFA consacrée au suivi des colonies nicheuses de pélicans bruns. C'est aussi l'occasion de réaliser de belles observations naturalistes (Photo: B. Ibéné)

Une partie de la colonie de Pélicans bruns du Gosier découverte et suivie par L'ASFA depuis 2008. Une distance minimale de 50 mètres est indispensable pour éviter tout dérangement. (Photo: R. Gomès)

Une partie de la colonie de Pélicans bruns du Gosier découverte et suivie par L'ASFA depuis 2008. Une distance minimale de 50 mètres est indispensable pour éviter tout dérangement. (Photo: R. Gomès)

La colonie de Pélicans bruns du Gosier semble retrouver des couleurs

 

Un beau soleil nous accueille ce dimanche 20 décembre 2015 pour la sortie annuelle de visite des deux colonies de Pélicans bruns du Gosier et du Grand Cul-de-sac marin. Les populations de ce superbe oiseau ont été lourdement affectées - entre autres - par la présence de DDT, un insecticide organochloré très rémanent, dans son environnement, entrainant sa quasi disparition dans les années 70 (bioaccumulation impactant sa reproduction). Depuis l'interdiction de ce pesticide dans les années 70 et il a fallu attendre les années 90 et des plans de restauration américains pour voir  les populations mondiales remonter. 

Réinstallée en Guadeloupe depuis une dizaine d'années (voir archives de février 2015 http://www.faune-guadeloupe.com/article-suivi-de-l-unique-colonie-nicheuse-connue-de-pelicans-bruns-en-guadeloupe-continentale-117290988.html), l'espèce compte actuellement 3 colonies nicheuses suivies par L'ASFA. D’autres s’installeront peut-être…

Notre virée nautique, tout comme celle de début d'année, nous a permis de faire de surprenantes rencontres !

(http://www.faune-guadeloupe.com/2015/02/premiere-observation-confirmee-d-un-balbuzard-pecheur-caribeen-en-guadeloupe.html)

 

Première étape à Gosier, où nous observons le début de la période de reproduction, avec une cinquantaine de nids en place. La colonie s’est légèrement déplacée pour s’éloigner des habitations suite aux dérangements occasionnés (http://www.faune-guadeloupe.com/2015/11/suivi-des-colonies-de-nidification-du-pelican-brun-en-guadeloupe-bilan-saison-2014-2015.html).

Ouf..! Un premier soulagement après la forte baisse constatée à la saison 2014/2015  (- 35% de nids par rapport à la sasion babyboom de 2013/2014).

Pourvu que cette belle saison se poursuive sans encombres notamment sans dérangements auquels les pélicans sont extrêmement  sensibles quand ils sont en période de reproduction.

Retour vers la Rivière salée, non loin de la colonie du Gosier, nous observons un Balbuzard pêcheur Pandion haliaetus occupé à se délecter de sa proie fraichement pêchée.

 

Balbuzard pêcheur (Pandion haliaetus) sur un figuier. C'est un migrateur régulièrement observé en Guadeloupe en cette période (septembre mars). (Photo : R. Gomès)

Balbuzard pêcheur (Pandion haliaetus) sur un figuier. C'est un migrateur régulièrement observé en Guadeloupe en cette période (septembre mars). (Photo : R. Gomès)

Un arrêt un peu avant la Rivière Salée, nous sommes interpellés par un groupe de Sternes royales (Thalasseus maximus) posées très scrupuleusement tous les 50 cm sur une structure flottante. Reconnaissables à leur grande taille et leur bec orangé, elles semblent poser pour la photo !

Nous remarquons que 4 d’entre-elles sont baguées, certainement par un ornithologue ou biologiste plus au nord sur un de ses sites de nidification.

Une mouette atricille (Leucophaeus atricilla) encore en plumage d’été est aussi présente. Une sterne de Caugek (Thalasseus sandvicensis) ou, selon les auteurs, Sterne de Cabot (Thalasseus acuflavidus) tente de s'intercaler, mais la résidence affiche complet !

Deux sternes royales et une sterne de Cabot dans le Petit Cul-de-sac-Marin (Photo: R. Gomès)

Deux sternes royales et une sterne de Cabot dans le Petit Cul-de-sac-Marin (Photo: R. Gomès)

De belles surprises côté faune marine

 

Régis nous fait découvrir en mangrove un simple merveille : des méduses de mangrove Cassiopea andromeda. Elles affectionnent ces fonds peu profonds et protégés des courants. Où, posées sur le fond vaseux, ombrelles retournées, tentacules buccaux vers le haut, elles attendent leurs proies qui par malheur pendront leurs jardins de tentacules colorées pour un quelconque herbier…

Une escale rafraichissante dans le lagon de l'îlet Fajou, et à nous un banc de placides barracudas, la majorité d’entre eux dépassant le mètre. Tout près du bateau, une raie pastenague à queue épineuse, Dasyatis centroura dixit Baptiste, enfouie sous le sable, s'est faite discrète. Chirurgiens, Perroquets, Poissons coffres, Mérou de Nassau et autres poissons complètent le tableau multicolore.

Nous sommes gâtés puisqu'un cortège de tortues juste émergées des plages de Fajou, ballotées dans les vagues, et tentant de rejoindre le large, probablement par la fameuse Passe à Caret, défilent devant nous. Emouvant spectacle que ces minuscules bébés courageux, se battant déjà pour leur survie. Une découverte pour nous, à la moindre alerte, les petites tortues font les mortes ramenant leurs membres le long du corps, à les confondre avec des algues flottantes ! Il s'agit là de tortues imbriquées, Eretmochelys imbricata.

 

Sur les rives de l’ilet Fajou, nous pouvons apercevoir quelques limicoles Tournepierres à collier Arenaria interpres et Pluviers argentés Pluvialis squatarola.

Milan noir rapace accidentel poursuivant un balbuzard pêcheur rapace régulier chez nous. (photo : B. Ibéné)

Milan noir rapace accidentel poursuivant un balbuzard pêcheur rapace régulier chez nous. (photo : B. Ibéné)

Un oiseau migrateur européen dérouté, en escale forcée en Guadeloupe

 

De loin, nous observons les silhouettes d'un Milan noir Milvus migrans et d'un Balbuzard pêcheur Pandion haliaetus carolinensis en vol au dessus de l'îlet Fajou.

Plus tard nous nous rapprochons d'un îlet, où nichent Aigrettes neigeuses Egretta thula, hérons garde-bœufs Bubulcus ibis, Grandes aigrettes Ardea alba...

Et surprise, nous y retrouvons le milan noir !  Il poursuit un balbuzard pêcheur ...peut être par habitude de vouloir lui subtiliser sa pitance.  

Le Milan noir est un oiseau nicheur d'Europe, et migre en général en Afrique tropicale, du Sénégal au Kenya. C'est sans doute égaré lors d'une tempête qu'il s'est retrouvé chez nous http://www.faune-guadeloupe.com/2015/12/une-observation-rarissime-un-milan-noir-milvus-migrans-en-guadeloupe.html

Le Balbuzard pêcheur nommé Gligli montagne est le plus grand rapace (1m60 à 1m80 d'envergure) qu'on puisse observer en Guadeloupe. Il fréquente les milieux humides (rivières, étangs, mangroves, ..) où il recherche des poissons.

Le spectacle continue. Nous observons le milan, en pleine action de chasse sur l'îlet, n'hésitant pas à fondre sur les nids, affolant les hérons garde-bœufs dans un tumulte de protestations. Impassible, un faucon pèlerin Falco peregrinus en pause, observe aussi la scène.  Cet autre rapace est un hivervant régulier en Guadeloupe. Chasseur de haut vol, il est fréquemment observé aux abords des colonies d'oiseaux. C'est le plus rapide des animaux, capable de piqués à plus 300km/h lorsqu'il fond sur sa proie en vol. Généralement un oiseau. Mais les chauves-souris ne sont pas épargnées.

Avec l'observation d'un Crécerelle d'Amérique Falco sparverius sur les falaises du Gosier, ce sont donc 4 espèces de rapaces que nous avons eu la chance de rencontrer lors de cette sortie ! 

Balbuzard pêcheur sur un amandier pays. Un des 5 observés lors de la sortie du 20 décembre. (Photo: B. Ibéné)

Balbuzard pêcheur sur un amandier pays. Un des 5 observés lors de la sortie du 20 décembre. (Photo: B. Ibéné)

Faucon pèlerin (Falco peregrinus) sur un palétuvier rouge. (Photo: R. Gomès)

Faucon pèlerin (Falco peregrinus) sur un palétuvier rouge. (Photo: R. Gomès)

Côté Pélicans du Grand Cul de Sac Marin 

Cette petite colonie du Grand Cul-de-Sac Marin est récente (3 ème année d'installation). Cinq nids sont visibles avec des oiseaux couveurs et plusieurs autres couples en plumage nuptial sont présents. Ce qui est de bonne augure pour un développement de cette colonie située en coeur de Parc National. Pour peu que ni bateaux ni engins volants ne viennent perturber la tranquillité des oiseaux nicheurs...

La petite colonie du Grand Cul-de-Sac Marin en coeur de Parc National.

La petite colonie du Grand Cul-de-Sac Marin en coeur de Parc National.

Observation à la jumelle. Le respect d'une distance de sécurité minimale de 50 mètres et d'une vitesse lente de 5 noeuds est indispensable pour ne pas perturber l'installation des couples et la couvaison. Néanmoins il est admis que la distance minimale la plus sécurisante pour les colonies de pélicans bruns est de 100 mètres ! (Photo : B. Ibéné)

Observation à la jumelle. Le respect d'une distance de sécurité minimale de 50 mètres et d'une vitesse lente de 5 noeuds est indispensable pour ne pas perturber l'installation des couples et la couvaison. Néanmoins il est admis que la distance minimale la plus sécurisante pour les colonies de pélicans bruns est de 100 mètres ! (Photo : B. Ibéné)

Frégate mâle. Les frégates paradent en Guadeloupe mais n'y nidifient plus depuis le 17ème siècle. Les dérangements encore trop fréquents autour des îlets du Grand Cul-de-Sac Marin dissuadent probablement les couples de se réinstaller.

Frégate mâle. Les frégates paradent en Guadeloupe mais n'y nidifient plus depuis le 17ème siècle. Les dérangements encore trop fréquents autour des îlets du Grand Cul-de-Sac Marin dissuadent probablement les couples de se réinstaller.

Un bateau trop proche de la colonie d'oiseaux. Le dérangement est le principal facteur de déclin des colonies nicheuses d'oiseaux marins.

Un bateau trop proche de la colonie d'oiseaux. Le dérangement est le principal facteur de déclin des colonies nicheuses d'oiseaux marins.

Sortie nautique de L'ASFA pour le suivi des colonies de pélicans bruns

Retour à la base, au soleil déclinant, irradiant sur l'horizon des monts de Sainte Rose, avec en tête les images que notre nature nous a offerte, et la conscience d'avoir côtoyé un trésor fragile, à protéger.

Vivement l'année prochaine !

Fabienne

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Publié le par asfa
Publié dans : #Etudes ASFA, #Oiseaux des Zones Humides, #Oiseaux de Mer, #Rapaces en Guadeloupe, #milan noir
Milan noir photographié en Guadeloupe lors d'une sortie de l'ASFA (Crédit : Béatrice Ibéné)

Milan noir photographié en Guadeloupe lors d'une sortie de l'ASFA (Crédit : Béatrice Ibéné)

Milan noir scrutant la surface de l'eau, sans doute à la recherche d'un poisson malade ou mort. (crédit : Béatrice Ibéné)

Milan noir scrutant la surface de l'eau, sans doute à la recherche d'un poisson malade ou mort. (crédit : Béatrice Ibéné)

Majestueux milan noir observé le 20 décembre 2015 en Guadeloupe lors de la sortie de L'ASFA consacrée à l'étude des colonies nicheuses de Pélican brun. (Crédit : Régis Gomès)

Majestueux milan noir observé le 20 décembre 2015 en Guadeloupe lors de la sortie de L'ASFA consacrée à l'étude des colonies nicheuses de Pélican brun. (Crédit : Régis Gomès)

Milan noir planant au dessus du Grand Cul de Sac-Marin . (Crédit : Régis Gomès)

Milan noir planant au dessus du Grand Cul de Sac-Marin . (Crédit : Régis Gomès)

Milan noir. Sa queue apparait légèrement fourchue quand elle est déployée. (crédit : Béatrice Ibéné)

Milan noir. Sa queue apparait légèrement fourchue quand elle est déployée. (crédit : Béatrice Ibéné)

Une observation mémorable : un Milan noir en Guadeloupe !

 

Lors de la sortie bateau annuelle de L'ASFA consacrée au suivi des colonies de Pélicans bruns, nous avons pu observer un Milan noir sur le Grand Cul-de-Sac-marin. A notre connaissance,  il s'agit de la deuxième année seulement que ce rapace accidentel est observé en Guadeloupe (la première fois c'était en 2008) !

 

Le Milan noir est un rapace d'assez grande envergure (135 à 155 cm) qui se nourrit principalement de proies mortes, essentiellement aquatiques (poissons) , ou d'autres charognes.

 

Le milan noir observé est sans doute un individu égaré sur sa route de migration hivernale entre l'Europe (où il se reproduit) et le Sud du Sahara (où il hiverne).

 

Nous l'avons observé poursuivant un Balbuzard pêcheur (Pandion haliaetus), pourtant sans poisson dans les serres...

En revanche, nous avons assisté à une de ses remarquables attaques sur une héronnière où il a réussi à prélever un jeune poussin d'héron garde-boeuf (Bubulcus ibis).

 

Souhaitons que cet individu parvienne à traverser l'Atlantique pour regagner son aire de reproduction en Europe à la prochaine saision des amours .. ; et que d'ici là, il ne fasse de mauvaises rencontres, commes les balles d'un chasseur ..

 

Le miIan noir poursuit un balbuzard pêcheur. (crédit : Béatrice Ibéné)

Le miIan noir poursuit un balbuzard pêcheur. (crédit : Béatrice Ibéné)

Course-poursuite Milan noir vs Balbuzard pêcheur (crédit : Régis Gomès)

Course-poursuite Milan noir vs Balbuzard pêcheur (crédit : Régis Gomès)

Milan noir fonçant sur une héronnière avant d'y prélever un jeune poussin d'héron garde-boeuf (Photo : béatrice Ibéné )

Milan noir fonçant sur une héronnière avant d'y prélever un jeune poussin d'héron garde-boeuf (Photo : béatrice Ibéné )

Fabienne, Nathalie, Pauline, Baptiste et Régis enchantés de l'observation du Milan noir ! (Photo: B. Ibéné)

Fabienne, Nathalie, Pauline, Baptiste et Régis enchantés de l'observation du Milan noir ! (Photo: B. Ibéné)

Béatrice et Nathalie en plein émerveillement à la vue du rarissime Milan noir en Guadeloupe ! (Photo: Fabienne Issaly)

Béatrice et Nathalie en plein émerveillement à la vue du rarissime Milan noir en Guadeloupe ! (Photo: Fabienne Issaly)

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Grive à pieds jaunes : le tribunal administratif suspend à nouveau sa chasse  !

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Publié le par asfa

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Publié le par asfa
Publié dans : #Pélican brun, #gan gosié, #Oiseaux de Mer, #Espèces menacées en Guadeloupe, #Etudes ASFA
Suivi des colonies de nidification du Pélican brun en Guadeloupe : bilan saison 2014/2015
Colonie du Gosier. Au cœur de la colonie, les jeunes au plumage blanc sont très visibles. Au centre un adulte couve encore.

Colonie du Gosier. Au cœur de la colonie, les jeunes au plumage blanc sont très visibles. Au centre un adulte couve encore.

C'est l'heure du bilan sur la nidification 2014/2015 du Pélican brun sur notre archipel

 

La colonie du Gosier

Après une excellente saison 2013/2014 (http://www.faune-guadeloupe.com/archive/2014-12/) et une extension de la colonie, nous craignions que ce bon état de conservation ne soit que de courte durée.

En effet, nous avions identifié plusieurs menaces potentielles sur le site. Nous en avions fait part aux services de l'Etat, notamment au service Ressources Naturelles de la DEAL, auquel nous avions également transmis notre rapport d’étude.

Malheureusement nos prévisions se sont révélées justes et la colonie a été lourdement impactée.

Cette saison toute la partie ouest de la colonie a été abandonnée et son installation s'est trouvée retardée par rapport à l'an passé du fait de deux évènements :

-La démolition d'une habitation juste au-dessus de la colonie en pleine période d'installation,

-La coupe en falaise de nombreux supports d'installation (arbustes et lianes) sous une autre habitation où étaient installés une dizaine de nids la saison passée. Le propriétaire s’était plaint des projections de fientes les jours de grand vent lorsque les oiseaux passaient devant la maison.

Si on peut comprendre cette réaction, il faut néanmoins rappeler que l'espèce est protégée en Guadeloupe et reste encore fragile malgré une évolution positive des effectifs nicheurs. Cette problématique aurait donc dû faire l'objet d'une réflexion entre propriétaires, commune, services de l'Etat et associations pour une issue plus favorable.

Nombre de nids.

Cette saison entre 58 et 61 nids ont été occupés, ce qui représente une chute de 35% par rapport à la saison précédente.

Taux de reproduction.

Il a également chuté au sein de la colonie. On a constaté un plus grand nombre de nichées à un seul jeune et très peu à 3 jeunes. Ce taux présente un nombre de 1,52 jeune par nid contre 1,91 la saison précédente.

Ce résultat est probablement plus imputable à une baisse des ressources alimentaires en quantité et/ou en difficulté d'accès liée aux épisodes d'échouages de sargasses sur le littoral plutôt qu’à un changement de la structure de la colonie (augmentation de la présence de jeunes femelles).

 

La colonie de Terre-de-Bas

La seconde colonie connue en Guadeloupe se trouve sur l'île de Terre-de-Bas sur l'archipel des Saintes. Depuis l'an dernier plusieurs témoignages nous faisaient part de dérangements sur la colonie. Quelle ne fut pas notre surprise cette année lors d'une visite sur l'île dédiée aux couleuvres, de découvrir un sentier aménagé sur le site de la colonie et balisé comme "trace des Pélicans". Un bref passage silencieux sur le sentier, nous permet de constater qu'il traverse de part en part la colonie. Malgré notre grande discrétion et nos extrêmes précautions nous provoquons plusieurs envols des parents. Le sentier passe en effet à quelques mètres sous certains nids et à proximité de beaucoup d'autres ! Nous relevons certaines traces caractéristiques de dérangement au sein de la colonie. Il est alors facile d’imaginer l'impact catastrophique du passage de groupes de visiteurs peu silencieux sur le sentier !

Devant cette atteinte grave, L'ASFA alerte aussitôt les services compétents et les gestionnaires des terrains attenants.

Quelques semaines plus tard, nous participons sur le site même à une réunion de terrain avec la DEAL, l'ONF, M. le Maire et des représentants de l'office de tourisme de Terre-de-Bas. Suite à de fructueux échanges portant sur biologie et le statut de conservation de l'espèce, deux décisions sont prises :

-La fermeture immédiate du sentier (l'itinéraire de ce dernier sera par la suite modifiée pour éviter le secteur de la colonie)

-Le lancement d'un projet éco-touristique autour du Pélican brun à Terre-de-Bas (Sentier, exposition et observatoire avec moyens optiques)

Dans ce cadre, L'ASFA a pu proposer son expertise et être force de propositions. L’association reste partenaire dans l'émergence de ce projet prévu dont le début de réalisation se fait toujours attendre ...

 

La Colonie du Grand Cul de Sac Marin en coeur de Parc National

La bonne nouvelle de cette saison nous vient d'un îlet classé en cœur de parc national dans le Grand Cul-de-sac marin où après la nidification l'an passé d'un seul couple de pélicans (http://www.guadeloupe-parcnational.fr/?Le-Pelican-brun-niche-de-nouveau), l'espèce est revenue cette année y nicher. Ce ne sont pas moins de 7 couples cantonnés sur le même îlet que nous avons pu observer à la mi-février lors d'une sortie en bateau consacrée à notre "Pélican". 5 oiseaux étant déjà sur leur nid.

Espérons que cette nouvelle colonie puisse s'étoffer encore, pour peu que la tranquillité des oiseaux nicheurs soit assurée. Ce qui est la moindre des choses attendues en zone cœur d’un Parc National …

A suivre donc !

 

Aussi, malgré la confirmation de l'installation d'une 3ème colonie sur un îlet du Grand Cul-de-sac marin, force est de constater que cette saison aura été plutôt mauvaise pour nos pélicans de retour en Guadeloupe en tant que nicheurs depuis une petite dizaine d’années seulement. Cette espèce classée menacée par l’UCIN en Guadeloupe bénéficie pourtant d’un grand capital de sympathie auprès de la population et des touristes.

Pour sa part, L’ASFA continuera de suivre la restauration de cette espèce, d’alerter et de sensibiliser tous les acteurs impliqués.

 

Entre Novembre 2014 et Avril 2015, ce sont pas moins de 45 heures bénévoles qui ont été consacrées à l'étude et à la préservation des colonies nicheuses du Pélican brun de l'Archipel guadeloupéen.

Ont participé à l’étude cette année : Régis, Béatrice, Jérôme, Nathalie, Fabienne et Baptiste.
 
NB :  « L’étude Pélican brun » de L’ASFA est entièrement financée par les ressources propres de l’association qui n’a bénéficié d’aucun financement public à cette fin.   
Sortie de terrain aux abords de la colonie avec des représentants des administrations (DEAL), de gestionnaires (ONF),  de la commune (maire, Office du tourisme), de l’ASFA et un prestataire écotouristique. Cette sortie de terrain et de travail a été fructueuse : le sentier a été fermé dans cette portion préservant la tranquillité de la colonie.

Sortie de terrain aux abords de la colonie avec des représentants des administrations (DEAL), de gestionnaires (ONF), de la commune (maire, Office du tourisme), de l’ASFA et un prestataire écotouristique. Cette sortie de terrain et de travail a été fructueuse : le sentier a été fermé dans cette portion préservant la tranquillité de la colonie.

Photographie d'un nid présent à quelques mètres du sentier anciennement ouvert. Les adultes dont l'oiseau couveur se sont levés près à l'envol ! La fermeture de cette portion du sentier empêche désormais tout dérangement terrestre.

Photographie d'un nid présent à quelques mètres du sentier anciennement ouvert. Les adultes dont l'oiseau couveur se sont levés près à l'envol ! La fermeture de cette portion du sentier empêche désormais tout dérangement terrestre.

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Publié dans : #Etudes ASFA, #Serpents, #Stages
Couresse des Saintes. (Credit : Régis Gomès)

Couresse des Saintes. (Credit : Régis Gomès)

 

OFFRE DE STAGE à destination des étudiants de MASTER 1

L'ASFA accueille régulièrement des stagiaires dans le cadre des études menées sur la faune vertébrée de la Guadeloupe.

Pour 2016 nous recherchons des étudiants de Master 1 intéressés par les Couleuvres.

 

 

Sujet Les Couleuvres ou Couresses sont des serpents en très forte régression en Guadeloupe. Parmi elles, la Grande Couresse de Guadeloupe (Alsophis antillensis) et la Petite Couresse (Erythrolamprus juliae copeae) sont aujourd'hui au bord de l'extinction. Endémiques ou sub-endémiques, elles font partie des espèces pour lesquelles une urgence est réelle en terme de conservation parmi la faune guadeloupéenne.

Pour s'y préparer, la localisation des derniers noyaux de populations et la connaissance de la vision du grand public vis-à-vis des couleuvres et des serpents en général sont essentielles et pourraient permettre d'orienter de futures mesures de conservation.

Le stage consistera à compléter les enquêtes de terrain débutées en 2015 autour des derniers sites de témoignages de présence de ces espèces et à en réaliser la synthèse (Répartitions ancienne et actuelle/Eléments de biologie/Relations Homme-serpent).

Parallèlement sera recherché et testé la mise en place d'une méthodologie de suivi de l'abondance des couleuvres sur l'îlet de Terre-de-Bas des Saintes.

Les zones d'études se situent principalement dans le Sud de la Basse Terre.

 

Stage préférentiellement destiné à une équipe composée de deux stagiaires.

 

Durée : 6 à 8 semaines 

Conditions : les stagiaires doivent être motorisés. L'ASFA prend en charge les frais de carburant relatifs à l'étude ainsi que les frais de transport et mission sur les îles des Saintes. 

 

Encadrant : Régis Gomès, L'ASFA (Association de Sauvegarde et de réhabilitation de la Faune des Antilles) mabuya971@gmail.com (adressez une copie à : lasfa@wanadoo.fr)

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