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Faune Guadeloupe

Le tambouyè de nos forêts s'expose à la maison de la Forêt

Dans le cadre du programme d'animations du Parc National de la Guadeloupe,

l'exposition de L'ASFA "Le Pic de la Guadeloupe, un oiseau unique au Monde " 

sera présentée à la Maison de la Forêt, Route de la traversée (Petit-Bourg)

du 20 Juillet au 19 Aout 2007.

C'est gratuit, venez nombreux découvrir la dernière espèce d'oiseau endémique de la Guadeloupe

Vous aurez en plus tout le loisir d'entendre les vocalisations de notre toto-bwa tout autour de la maison de la forêt !

Profitez- en pour demander nos documents pédagogiques :

  • Affiche "Faune endémique mencacée des Petites Antilles"
  • Dépliants "Ecoutez les grenouilles de la Guadeloupe"
  • Dépliants "Chauves-souris de la Guadeloupe"

C'est gratuit !

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 Mauvais jour pour nos  tourterelles !!

Toujours trop de chasse en Guadeloupe

au mépris de la préservation de notre biodiversité

14 Juillet : c'est l'ouverture de la chasse malgré la période de carême prolongé que nous vivons cette année. Une telle sécheresse est pourtant un important facteur de menace pour la faune sauvage, en particulier les oiseaux et parmi eux, nos tourterelles locales (tourterelle à queue carré) qui sont chassables jusqu'au 15 Aout !

Les effets de la sécheresse sur les oiseaux ?

- privation d'eau et de ressources alimentaires générant un  affaiblissement des animaux (diminution du poids, augmentation de l'infestation parasitaire, ...) et donc une fragilisation des populations

-  effets d'autant plus critiques chez  les jeunes et les parents en nidification ; rappelons-le  nous sommes encore en pleine période de reproduction de cette espèce !!

- augmentation de la vulnérabilité à la chasse puisque du fait de la défoliation persistante, les oiseaux sont plus visibles et ont moins de possibilités de se réfugier dans la végétation

- la plupart de nos  oiseaux sont concernés  et les espèces protégées subissent elles aussi un dérangement important

L'ASFA regrette que les autorités n'aient pris aucun compte de cette situation particulière en adaptant la date d'ouverture de la chasse en la reculant  juqu'à amélioration des conditions climatiques et delai supplémentaire laissant le temps aux populations de se restaurer. 

 

Nous déplorons également que cete année encore aucun quota n'est prevu concernant la chasse de la belle Grive à pattes jaunes, une espèce endémique de 4 îles seulement des Petites Antilles et classée menacée par L'UICN !

Voilà plusieurs années que nous réclamons la protection de cette espèce en accord avec la stratégie nationale de la Biodiversité mais les autorités restent sourdes à nos arguments  et sensibles à ceux des chasseurs qui 'oppossent à la protection de cet oiseau menacé. Nous avons même alerté l'ancienne ministre du MEDD Mme Nelly OLLIN lors de son pasage en Guadeloupe qui nous avait promis d'étudier le dossier...

Demandez avec l'ASFA la protection de ce patrimoine précieux : signez la pétition

L'ASFA est présente à la Commission Départementale de la Chasse et de la Faune Sauvage en la personne de sa présidente Béatrice Ibéné.  Cette année  la convocation à la réunion (il y en a malheureusement qu'une seule par an !!) étant arrivée seulement 48 h00 avant sa tenue  , nous n'avons pu y assister  !!!  Nous nous demandons si les représentants des chasseurs ont eux aussi été convonqués si tardivemment ....

 

Retrouvez nos articles sur la trop forte pression de chasse

que subissent nos oiseaux en Guadeloupe

 

 

 

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Published by asfa - - Les menaces

 

  Une excellente nouvelle

pour la Biodiversité de la Guadeloupe :

Découverte d'une colonie de Pélicans bruns (Pelecanus occidentalis

en nidification  

 

 

La découverte : 

Nous venons de redécouvrir le Pélican brun (Pelecanus occidentalis) comme nicheur en Grande-Terre. Ces dernières semaines, 4 jeunes de 2 à 6 semaines ont été observés au nid en compagnie de leurs parents. Cette petite colonie nicheuse est installée sur une des falaises de la Grande-Terre.


Contrairement aux apparances le pélican brun nidifie très rarement en Guadeloupe ! 

 Les dernières mentions de nidification en colonie de cet oiseau marin en Guadeloupe continentale remontent au 17ième siècle. Les observations récentes sont rarissimes et elles ne concernent qu’un seul couple chaque fois (un nid, un petit) :

-  une nidification  d'un couple  à Grand Ilet - Les Saintes en 1984 (Benito-Espinal)

 - une nidification d'un  couple en 1996 à la plage caraïbe de Pointe-Noire (AEVA) non retrouvé par Leblond malgré prospection de la zone dans le cadre de son étude.

 Aucune donnée publiée ne mentionne de nidification en Grande-Terre depuis 1900.  Plus loin, dans les îles du Nord, une petite colonie 18 couples  a été observée en 2000 sur l'ilet Bonhomme(Saint-Barthélemy)  par Gil Leblond mais elle aurait déserté le site depuis.

 Une espèce menacée :  le Pélican brun fait partie des espèces d'oiseaux marins nicheurs les plus menacées en Guadeloupe !

 Malgré une fréquentation des côtes antillaises en hausse depuis l'arrêt de la commercialisation du DDT - un insecticide qui s’accumulait dans les tissus des individus  -, les populations de Pelecanus occidentalis occidentalis (sous espèce des Antilles) sont actuellement considérées comme menacées à l'échelle de la Caraïbe et critiques au sein des Petites Antilles, en tant que nicheur.

 Les effectifs de nicheurs estimés dans la zone sont faibles :

 Caraïbe : 6 300 

  Antilles: 1 500 

 République Dominicaine : 500 couples 

  Petites Antilles : 50 couples

 Le dérangement  est actuellement la principale menace qui pèse sur l’espèce

Le Pélican brun est une espèce  peu farouche sur ses sites de pêche et de repos mais  en revanche très sensible au dérangement quand elle est en nidification. Les difficultés rencontrées par les reproducteurs pour trouver des sites pérennes et sécures de nidification expliquent la raréfaction des colonies nicheuses dans les Antilles.

 

 L'urbanisation galopante du littoral guadeloupéen et son hyperfréquentation notamment pas les engins nautiques (bateaux moteurs,scooters de mer, ... ) dissuadent donc les reproducteurs de nidifier sur nos côtes. 

 Ainsi, alors qu’ils trouvent leur pitance dans les eaux calmes et peu profondes de la Guadeloupe, les reproducteurs préfèrent aller à des centaines de kilomètres pour installer leur nid et élever leur progéniture en toute quiétude. Les plus proches colonies nicheuses sont sur l’île de Barbuda. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   Comment réhabiliter le Pélican brun en Guadeloupe ?

 Le  retour du Pélican brun comme nicheur en colonie sur la Guadeloupe continentale  est une bien entendu une excellente nouvelle pour la biodiversité de la Guadeloupe et des Petites antilles. Cette découverte témoigne du rôle primordial que  peut jouer la Guadeloupe dans la restauration de cette espèce emblématique dans les Antilles.

 En effet, le cas de cette nidification en colonie ajouté à la relative abondance d'individus en plumage nuptial que nous observons régulièrement depuis quelques années, la fréquentation régulière de colonies sur toute la côte sud de la Grande-Terre (pêche, dortoirs) et la présence de sites encore favorables, laissent à penser que l'installation d'autres colonies nicheuses est tout à  fait possible.

 Nous avons donc l'espoir de voir se réinstaller l'espèce comme nicheuse régulière notamment en Grande-terre, comme "autrefois" ......avant qu'elle ne soit victime d'une chasse outrancière.

 C'est pourquoi nous souhaitons que se mette en place une réelle volonté politique et institutionnelle ainsi qu'une adhésion franche de la population de favoriser ce retour. 

 

 

RESTAURER CETTE ESPECE HYPERSENSIBLE AU DERANGEMENT EST L'AFFAIRE DE TOUS  !!!

 

 

Nous proposons quelques pistes de réflexion :

- identifier les sites favorables

- réglementer la pratique et les distances aux côtes des engins nautiques dans le perimètre des dortoirs; faire appliquer la réglementation existante concernant les engins moteurs. Ces derniers étant fréquemment sources de collisions.

- geler la création de port de pèche et/ou plaisance tout le long de la côte sud (le récent de port de l'anse Dumont àsaint-félix Gosier est un facteur très négatif à la nidification du Pélican brun)

- dissuader la pèche à la ligne sur les secteurs favorables. La pratique concentrée de celle ci générant de nombreux cas d'ingestion d'hameçons. Accidents dont risquent d'être encore d'avantage victimes les jeunes à peine volants.

- interdire l'accès aux côtes par la mer au niveau des sites favorables : périmètre d'au moins 100 Mètres

- interdire la chasse à proximité des dortoirs (par exemple la Grande saline du Gosier...) .....

- maitriser l'errance des carnivores sur les sites favorables repérés

...

AIDEZ- NOUS à PRESERVER  LE PELICAN BRUN 

en tant que nicheur en Guadeloupe

FAITES-NOUS PART DE VOS OBSERVATIONS !! 

  lasfa@wanadoo.fr

 Béatrice Ibéné, Mustapha Bousalem et Christian Pentier.


photo d'un jeune de 4-5 semaines prise en digiscopie (APN à travers une longue vue au grossissement 60) à une centaine de mètres de distance.




  

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Published by asfa - - Etudes ASFA

Faune Guadeloupe

Site officiel de L'ASFA : L'Association pour la Sauvegarde et la réhabilitation de la Faune des Antilles. Etude et Conservation de la Faune sauvage terrestre de la Guadeloupe et des Petites Antilles : amphibiens, reptiles, oiseaux, mammifères (chauves-souris). Sensibilisation et alerte du public et des autorités sur les menaces qui pèsent sur cette biodiversité, singulièrement sur nos espèces endémiques (dégradation des habitats naturels, chasse, pollutions, espèces exotiques envahissantes, ...). Une association libre et indépendante de défense et de préservation de ce patrimoine unique et irremplaçable !!

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