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Faune Guadeloupe

Milan noir photographié en Guadeloupe lors d'une sortie de l'ASFA (Crédit : Béatrice Ibéné)

Milan noir photographié en Guadeloupe lors d'une sortie de l'ASFA (Crédit : Béatrice Ibéné)

Milan noir scrutant la surface de l'eau, sans doute à la recherche d'un poisson malade ou mort. (crédit : Béatrice Ibéné)

Milan noir scrutant la surface de l'eau, sans doute à la recherche d'un poisson malade ou mort. (crédit : Béatrice Ibéné)

Majestueux milan noir observé le 20 décembre 2015 en Guadeloupe lors de la sortie de L'ASFA consacrée à l'étude des colonies nicheuses de Pélican brun. (Crédit : Régis Gomès)

Majestueux milan noir observé le 20 décembre 2015 en Guadeloupe lors de la sortie de L'ASFA consacrée à l'étude des colonies nicheuses de Pélican brun. (Crédit : Régis Gomès)

Milan noir planant au dessus du Grand Cul de Sac-Marin . (Crédit : Régis Gomès)

Milan noir planant au dessus du Grand Cul de Sac-Marin . (Crédit : Régis Gomès)

Milan noir. Sa queue apparait légèrement fourchue quand elle est déployée. (crédit : Béatrice Ibéné)

Milan noir. Sa queue apparait légèrement fourchue quand elle est déployée. (crédit : Béatrice Ibéné)

Une observation mémorable : un Milan noir en Guadeloupe !

 

Lors de la sortie bateau annuelle de L'ASFA consacrée au suivi des colonies de Pélicans bruns, nous avons pu observer un Milan noir sur le Grand Cul-de-Sac-marin. A notre connaissance,  il s'agit de la deuxième année seulement que ce rapace accidentel est observé en Guadeloupe (la première fois c'était en 2008) !

 

Le Milan noir est un rapace d'assez grande envergure (135 à 155 cm) qui se nourrit principalement de proies mortes, essentiellement aquatiques (poissons) , ou d'autres charognes.

 

Le milan noir observé est sans doute un individu égaré sur sa route de migration hivernale entre l'Europe (où il se reproduit) et le Sud du Sahara (où il hiverne).

 

Nous l'avons observé poursuivant un Balbuzard pêcheur (Pandion haliaetus), pourtant sans poisson dans les serres...

En revanche, nous avons assisté à une de ses remarquables attaques sur une héronnière où il a réussi à prélever un jeune poussin d'héron garde-boeuf (Bubulcus ibis).

 

Souhaitons que cet individu parvienne à traverser l'Atlantique pour regagner son aire de reproduction en Europe à la prochaine saision des amours .. ; et que d'ici là, il ne fasse de mauvaises rencontres, commes les balles d'un chasseur ..

 

Le miIan noir poursuit un balbuzard pêcheur. (crédit : Béatrice Ibéné)

Le miIan noir poursuit un balbuzard pêcheur. (crédit : Béatrice Ibéné)

Course-poursuite Milan noir vs Balbuzard pêcheur (crédit : Régis Gomès)

Course-poursuite Milan noir vs Balbuzard pêcheur (crédit : Régis Gomès)

Milan noir fonçant sur une héronnière avant d'y prélever un jeune poussin d'héron garde-boeuf (Photo : béatrice Ibéné )

Milan noir fonçant sur une héronnière avant d'y prélever un jeune poussin d'héron garde-boeuf (Photo : béatrice Ibéné )

Fabienne, Nathalie, Pauline, Baptiste et Régis enchantés de l'observation du Milan noir ! (Photo: B. Ibéné)

Fabienne, Nathalie, Pauline, Baptiste et Régis enchantés de l'observation du Milan noir ! (Photo: B. Ibéné)

Béatrice et Nathalie en plein émerveillement à la vue du rarissime Milan noir en Guadeloupe ! (Photo: Fabienne Issaly)

Béatrice et Nathalie en plein émerveillement à la vue du rarissime Milan noir en Guadeloupe ! (Photo: Fabienne Issaly)

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Grive à pieds jaunes : le tribunal administratif suspend à nouveau sa chasse  !

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Suivi des colonies de nidification du Pélican brun en Guadeloupe : bilan saison 2014/2015
Colonie du Gosier. Au cœur de la colonie, les jeunes au plumage blanc sont très visibles. Au centre un adulte couve encore.

Colonie du Gosier. Au cœur de la colonie, les jeunes au plumage blanc sont très visibles. Au centre un adulte couve encore.

C'est l'heure du bilan sur la nidification 2014/2015 du Pélican brun sur notre archipel

 

La colonie du Gosier

Après une excellente saison 2013/2014 (http://www.faune-guadeloupe.com/archive/2014-12/) et une extension de la colonie, nous craignions que ce bon état de conservation ne soit que de courte durée.

En effet, nous avions identifié plusieurs menaces potentielles sur le site. Nous en avions fait part aux services de l'Etat, notamment au service Ressources Naturelles de la DEAL, auquel nous avions également transmis notre rapport d’étude.

Malheureusement nos prévisions se sont révélées justes et la colonie a été lourdement impactée.

Cette saison toute la partie ouest de la colonie a été abandonnée et son installation s'est trouvée retardée par rapport à l'an passé du fait de deux évènements :

-La démolition d'une habitation juste au-dessus de la colonie en pleine période d'installation,

-La coupe en falaise de nombreux supports d'installation (arbustes et lianes) sous une autre habitation où étaient installés une dizaine de nids la saison passée. Le propriétaire s’était plaint des projections de fientes les jours de grand vent lorsque les oiseaux passaient devant la maison.

Si on peut comprendre cette réaction, il faut néanmoins rappeler que l'espèce est protégée en Guadeloupe et reste encore fragile malgré une évolution positive des effectifs nicheurs. Cette problématique aurait donc dû faire l'objet d'une réflexion entre propriétaires, commune, services de l'Etat et associations pour une issue plus favorable.

Nombre de nids.

Cette saison entre 58 et 61 nids ont été occupés, ce qui représente une chute de 35% par rapport à la saison précédente.

Taux de reproduction.

Il a également chuté au sein de la colonie. On a constaté un plus grand nombre de nichées à un seul jeune et très peu à 3 jeunes. Ce taux présente un nombre de 1,52 jeune par nid contre 1,91 la saison précédente.

Ce résultat est probablement plus imputable à une baisse des ressources alimentaires en quantité et/ou en difficulté d'accès liée aux épisodes d'échouages de sargasses sur le littoral plutôt qu’à un changement de la structure de la colonie (augmentation de la présence de jeunes femelles).

 

La colonie de Terre-de-Bas

La seconde colonie connue en Guadeloupe se trouve sur l'île de Terre-de-Bas sur l'archipel des Saintes. Depuis l'an dernier plusieurs témoignages nous faisaient part de dérangements sur la colonie. Quelle ne fut pas notre surprise cette année lors d'une visite sur l'île dédiée aux couleuvres, de découvrir un sentier aménagé sur le site de la colonie et balisé comme "trace des Pélicans". Un bref passage silencieux sur le sentier, nous permet de constater qu'il traverse de part en part la colonie. Malgré notre grande discrétion et nos extrêmes précautions nous provoquons plusieurs envols des parents. Le sentier passe en effet à quelques mètres sous certains nids et à proximité de beaucoup d'autres ! Nous relevons certaines traces caractéristiques de dérangement au sein de la colonie. Il est alors facile d’imaginer l'impact catastrophique du passage de groupes de visiteurs peu silencieux sur le sentier !

Devant cette atteinte grave, L'ASFA alerte aussitôt les services compétents et les gestionnaires des terrains attenants.

Quelques semaines plus tard, nous participons sur le site même à une réunion de terrain avec la DEAL, l'ONF, M. le Maire et des représentants de l'office de tourisme de Terre-de-Bas. Suite à de fructueux échanges portant sur biologie et le statut de conservation de l'espèce, deux décisions sont prises :

-La fermeture immédiate du sentier (l'itinéraire de ce dernier sera par la suite modifiée pour éviter le secteur de la colonie)

-Le lancement d'un projet éco-touristique autour du Pélican brun à Terre-de-Bas (Sentier, exposition et observatoire avec moyens optiques)

Dans ce cadre, L'ASFA a pu proposer son expertise et être force de propositions. L’association reste partenaire dans l'émergence de ce projet prévu dont le début de réalisation se fait toujours attendre ...

 

La Colonie du Grand Cul de Sac Marin en coeur de Parc National

La bonne nouvelle de cette saison nous vient d'un îlet classé en cœur de parc national dans le Grand Cul-de-sac marin où après la nidification l'an passé d'un seul couple de pélicans (http://www.guadeloupe-parcnational.fr/?Le-Pelican-brun-niche-de-nouveau), l'espèce est revenue cette année y nicher. Ce ne sont pas moins de 7 couples cantonnés sur le même îlet que nous avons pu observer à la mi-février lors d'une sortie en bateau consacrée à notre "Pélican". 5 oiseaux étant déjà sur leur nid.

Espérons que cette nouvelle colonie puisse s'étoffer encore, pour peu que la tranquillité des oiseaux nicheurs soit assurée. Ce qui est la moindre des choses attendues en zone cœur d’un Parc National …

A suivre donc !

 

Aussi, malgré la confirmation de l'installation d'une 3ème colonie sur un îlet du Grand Cul-de-sac marin, force est de constater que cette saison aura été plutôt mauvaise pour nos pélicans de retour en Guadeloupe en tant que nicheurs depuis une petite dizaine d’années seulement. Cette espèce classée menacée par l’UCIN en Guadeloupe bénéficie pourtant d’un grand capital de sympathie auprès de la population et des touristes.

Pour sa part, L’ASFA continuera de suivre la restauration de cette espèce, d’alerter et de sensibiliser tous les acteurs impliqués.

 

Entre Novembre 2014 et Avril 2015, ce sont pas moins de 45 heures bénévoles qui ont été consacrées à l'étude et à la préservation des colonies nicheuses du Pélican brun de l'Archipel guadeloupéen.

Ont participé à l’étude cette année : Régis, Béatrice, Jérôme, Nathalie, Fabienne et Baptiste.
 
NB :  « L’étude Pélican brun » de L’ASFA est entièrement financée par les ressources propres de l’association qui n’a bénéficié d’aucun financement public à cette fin.   
Sortie de terrain aux abords de la colonie avec des représentants des administrations (DEAL), de gestionnaires (ONF),  de la commune (maire, Office du tourisme), de l’ASFA et un prestataire écotouristique. Cette sortie de terrain et de travail a été fructueuse : le sentier a été fermé dans cette portion préservant la tranquillité de la colonie.

Sortie de terrain aux abords de la colonie avec des représentants des administrations (DEAL), de gestionnaires (ONF), de la commune (maire, Office du tourisme), de l’ASFA et un prestataire écotouristique. Cette sortie de terrain et de travail a été fructueuse : le sentier a été fermé dans cette portion préservant la tranquillité de la colonie.

Photographie d'un nid présent à quelques mètres du sentier anciennement ouvert. Les adultes dont l'oiseau couveur se sont levés près à l'envol ! La fermeture de cette portion du sentier empêche désormais tout dérangement terrestre.

Photographie d'un nid présent à quelques mètres du sentier anciennement ouvert. Les adultes dont l'oiseau couveur se sont levés près à l'envol ! La fermeture de cette portion du sentier empêche désormais tout dérangement terrestre.

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Couresse des Saintes. (Credit : Régis Gomès)

Couresse des Saintes. (Credit : Régis Gomès)

 

OFFRE DE STAGE à destination des étudiants de MASTER 1

L'ASFA accueille régulièrement des stagiaires dans le cadre des études menées sur la faune vertébrée de la Guadeloupe.

Pour 2016 nous recherchons des étudiants de Master 1 intéressés par les Couleuvres.

 

 

Sujet Les Couleuvres ou Couresses sont des serpents en très forte régression en Guadeloupe. Parmi elles, la Grande Couresse de Guadeloupe (Alsophis antillensis) et la Petite Couresse (Erythrolamprus juliae copeae) sont aujourd'hui au bord de l'extinction. Endémiques ou sub-endémiques, elles font partie des espèces pour lesquelles une urgence est réelle en terme de conservation parmi la faune guadeloupéenne.

Pour s'y préparer, la localisation des derniers noyaux de populations et la connaissance de la vision du grand public vis-à-vis des couleuvres et des serpents en général sont essentielles et pourraient permettre d'orienter de futures mesures de conservation.

Le stage consistera à compléter les enquêtes de terrain débutées en 2015 autour des derniers sites de témoignages de présence de ces espèces et à en réaliser la synthèse (Répartitions ancienne et actuelle/Eléments de biologie/Relations Homme-serpent).

Parallèlement sera recherché et testé la mise en place d'une méthodologie de suivi de l'abondance des couleuvres sur l'îlet de Terre-de-Bas des Saintes.

Les zones d'études se situent principalement dans le Sud de la Basse Terre.

 

Stage préférentiellement destiné à une équipe composée de deux stagiaires.

 

Durée : 6 à 8 semaines 

Conditions : les stagiaires doivent être motorisés. L'ASFA prend en charge les frais de carburant relatifs à l'étude ainsi que les frais de transport et mission sur les îles des Saintes. 

 

Encadrant : Régis Gomès, L'ASFA (Association de Sauvegarde et de réhabilitation de la Faune des Antilles) mabuya971@gmail.com (adressez une copie à : lasfa@wanadoo.fr)

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Faune Guadeloupe

Site officiel de L'ASFA : L'Association pour la Sauvegarde et la réhabilitation de la Faune des Antilles. Etude et Conservation de la Faune sauvage terrestre de la Guadeloupe et des Petites Antilles : amphibiens, reptiles, oiseaux, mammifères (chauves-souris). Sensibilisation et alerte du public et des autorités sur les menaces qui pèsent sur cette biodiversité, singulièrement sur nos espèces endémiques (dégradation des habitats naturels, chasse, pollutions, espèces exotiques envahissantes, ...). Une association libre et indépendante de défense et de préservation de ce patrimoine unique et irremplaçable !!

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