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Faune Guadeloupe

Scandale du Chlodécone et tant d'autres pesticides utilsés en Guadeloupe
qu'en est il de la faune et de la biodiversité ?




Les grenouilles , sentinelles de la pollution sont particulièrement vulnérables aux polluants de l'environnement du fait de leur respiration cutanée. En Guadeloupe, l'Hylode de Barlagne (Eleutherodactylus barlagnei) est particulièrement concernée par la pollution des eaux de rivières puisqu'elle est torrenticole. L'espèce  endémique d ela Basse-Terre est classée en Danger par L'UICN.

Tout aussi vulnérables , les  couresses (couleuvres) qui mangent des grenouilles ainsi que d'autres insectivores (anolis, oiseaux, chauves-souris) - Pour Michel Breuil c'est un des principaux  facteurs de raréfaction des grenouilles indigènes et des couresses dans les zones polluées.
 
La plupart  des animaux situés assez haut dans la pyramides alimentaires peuvent être touchés. Les organochlorés s'accumulent dans les tissus tt au long de la chaine alimentaire , aussi plus elle est longue ou complexe comme dans la mangrove, plus les animaux comme les piscivores (pélicans, balbuzard pêcheurs, chauve-souris Noctilion pêcheur) ou carnivores ( faucon pèlerin) accumulent des doses toxiques dans leur organes. C
es espèces étaient d'ailleurs en fort déclin dans le monde avant l'interdiction du DDT (un autre organochloré célèbre pour tant pour sa toxicité et sa bioaccumulation (rémanence).
 
Dans notre rapport d'étude chauves-souris 2006 (Contribution à l’étude des Chiroptères de la Guadeloupe – B. Ibéné, F. Leblanc  et C.Pentier., 2007 - Rapport final 2006. DIREN - L’ASFA - Groupe Chiroptères Guadeloupe.) nous faisons part de notre forte inquiétude sur le sort d'une espèce endémique la sérotine de la Guadeloupe (Eptesicus guadeloupensis) une grosse chauve-souris insectivore en apparente raréfaction classée en danger ppar L'UICN.
 

extrait du rapport  :
 
Ø      Conservation
 
La Sérotine de la Guadeloupe est une espèce rare d’après les inventaires par captures aux filets en Guadeloupe continentale : 3/331 captures en 1989 ; 1/ 329 en 1992 ; 3/243 en 2000 ; 0/274 en 2006.
 
Du fait de sa très faible répartition mondiale (Basse-Terre), de sa faible fréquence de capture et de son écologie (milieux forestiers dont certains non protégés), L’UICN place cette espèce parmi les espèces En Danger  EN B1+2C.
 
La Sérotine de la Guadeloupe est menacée par la déforestation et la fragmentation des habitats forestiers (bois et forêt mésophiles et inondées).
 
Cette grosse insectivore est sans doute aussi menacée par l’usage excessif des pesticides notamment des organochlorés (dieldrin, chlordécone)  en milieux forestiers et lisières qui peuvent non seulement diminuer la quantité des proies mais également contaminer la chaine alimentaire et se concentrer à chaque niveau trophique (bioamplification).
Il est probable que la sérotine concentre  ainsi les insecticides contenus dans ses proies. Phénomène de bioaccumulation démontré chez d’autres espèces de la famille, en particulier chez une espèce proche et de même poids qu’Eptesicus guadeloupensis : E. fuscus. O’Sheat et al. (2000) ont trouvé dans certains organes de cette sérotine dont le cerveau  des taux élevés de métaux lourds et d’organochlorés (DDT, Dieldrin). Or, certains de ces produits ont été largement employés en Guadeloupe (DDT, HCH, Lindane, …) et se retrouvent en grande quantité dans les eaux de source (Bonan & Prime., 2001) et dans certains organismes (Bouchon & Lemoine, 2003). Des pesticides organochlorés et pyréthrinoïdes,  rémanents et bioaccumulables  sont encore trop volontiers utilisés notamment par la l’agriculture, la spéculation bananière et l’élevage.
 
L’accumulation de tels polluants chimiques dans l’organisme des mammifères (cerveau, gonades, foie, pancréas,…) peut entraîner une mortalité directe ou d’importantes perturbations des fonctions endocriniennes avec des répercussions entre autres, sur la reproduction, et l’immunité.
 
L’absence de capture d’Eptesicus guadeloupensis en 2006 dans les milieux où elle avait été capturée des années auparavant à la même période nous apparaît très préoccupante d’autant qu’elle est présente dans le sud Basse-Terre région fortement touchée par la pollution aux organochlorés comme en témoigne le rapport de Bonan et Prime (2001). 
 
 
Cette espèce prioritaire doit bénéficier dans les années à venir  d’études spécifiques :
 
·        identification acoustique
·        prospection acoustique dans les stations où elle avait été capturée afin d’objectiver son apparente raréfaction
·        prospection acoustique dans les forêts littorales inondées.
·        prospection acoustique générale à la Basse-Terre puis plus largement
·        effort de capture ciblé suivant les résultats de la prospection acoustique
·        radiopistage (milieux trophiques et gîtes diurnes)
·        recherche de polluants (pesticides en particulier) dans les fèces d’individus capturés en lisière de bananeraies.



en savoir plus :
http://www.faune-guadeloupe.com/article-3611372.html

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Published by asfa - - dégradation des habitats

Exposition itinérante de L'ASFA

" le Pic de la Guadeloupe , un oiseau unique au Monde "

EDITION 2007

kakémonos - expo photo - diaporama - film -

 

    Manifestation         

                     période

               lieu   

         visiteurs       

Festival des oiseaux endémiques

16-25 
Avril

Collège du bourg des Abymes

 180

 Animations PNG "la nature s'ouvre à vous"

20 juillet 
au 19 Août

Maison de la forêt

Petit-Bourg

Route de la traversée

600

 

 Semaine de la science 

      mi novembre    

 

 

     

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Mercury Day à L'îlet Caret

ou

achevons la destruction des fonds marins (enfin, ce qu'il en reste des casiers, pesticides, digues, remblais, .....) à l'aide de 350 ancres et hydrocarbures d'autant de moteurs Mercury

 

C'est en 2007 (année du Développement Durable)

en Guadeloupe (ou "karukera" : l'ile aux belles eaux)

dans le Grand Cul de Sac Marin ...vous savez

  • ce joyau de biodiversité qui réunit les 3 écosystèmes les plus vulnérables de la planete :  mangroves, herbiers à phanérogames, récifs coralliens (c'est même la plus grande barrière de corail des Petites Antilles)
  • classé zone Ramsar  (zone humide d'importance internationale particulièrement comme habitat des oiseaux d'eau)

Décidémment Guadeloupe attitude

 ne rimera jamais avec Planete attitude !!

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Published by asfa - - dégradation des habitats

 ZAC de CASTAING Sainte-Anne

ou

Nouvelles menaces sur la biodiversité des zones humides de Guadeloupe

Le projet d'urbanisation de la zone de Castaing Sainte-Anne va altérer une zone humide d'importance pour l'avifaune du Sud Grande-Terre .

3 associations naturalistes L'ASFA, AMAZONA et Le GAIAC ont notifié leurs craintes sur le registre de l'enquête publique.

Le mouvement CAP21 Antilles exprime également son refus du projet tel qu'il est présenté : http://cap21-antilles.over-blog.com/article-7098384.html

Rappelons qu'aucune étude d'impact n'a porté sur la faune , ce qui est pourtant imposé par la "loi sur l'eau " !

en période d'hivernage les étangs de Castaing peuvent accueillir plus d'une centaines d'oiseaux migrateurs  dont les spectaculaires Grandes aigrettes

les observations de l'ASFA sur ce projet

 

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Faune Guadeloupe

Site officiel de L'ASFA : L'Association pour la Sauvegarde et la réhabilitation de la Faune des Antilles. Etude et Conservation de la Faune sauvage terrestre de la Guadeloupe et des Petites Antilles : amphibiens, reptiles, oiseaux, mammifères (chauves-souris). Sensibilisation et alerte du public et des autorités sur les menaces qui pèsent sur cette biodiversité, singulièrement sur nos espèces endémiques (dégradation des habitats naturels, chasse, pollutions, espèces exotiques envahissantes, ...). Une association libre et indépendante de défense et de préservation de ce patrimoine unique et irremplaçable !!

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