Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Faune Guadeloupe

Faune Guadeloupe

Site officiel de L'ASFA : L'Association pour la Sauvegarde et la réhabilitation de la Faune des Antilles

especes menacees en guadeloupe

Publié le par asfa
Publié dans : #Espèces menacées en Guadeloupe, #action juridique, #biodiversité, #endémiques, #Chasse
crédit Photo : Naouel Vignol

crédit Photo : Naouel Vignol

Le Pigeon à couronne blanche ne sera pas chassé cette année non plus ! 

C'est la troisième année que L'ASFA et L'ASPAS obtiennent  du Tribunal Administratif  de Basse-Terre une suspension de la chasse du Pigeon à couronne blanche (White-crowned pigeon pigeon) sur le département de la Guadeloupe 

Faisant fi des précédentes décision d cela juridiction administrative , le préfet de la Guadeloupe avait en effet ré -autorisé la chasse de cette espèce endémique de la grande région Caraibe, en déclin mondial et classée menacée en Guadeloupe ! Le représentant de l'Etat avait  même augmenté le quota de pigeons à tuer le faisant passer de 1000 à 1 500 individus ; ce, en période de reproduction couvrant la période de dépendance des jeunes et un an à peine après le passage des ouragans Irma et Maria qui ont fortement impacté les habitats forestiers de l'espèce sur la région.  

De nouvelles victoires juridiques pour le Pigeon à couronne blanche (Patagioenas leucocephala)

Lire le Communiqué commun de nos associations : 

De nouvelles victoires juridiques pour le Pigeon à couronne blanche (Patagioenas leucocephala)
 
Récapitulatif des victoires  juridiques en faveur du pigeon à couronne blanche : 
 
- Suspension de la chasse du Pigeon à couronne blanche pour la saison de chasse pour la saison 2016/2017 (ordonnance du 09/08/16 pour ASPAS/L'ASFA)
- Confirmation de cette décision par l’annulation de l’arrêté du préfet de Guadeloupe qui l’autorisait pour la saison 2016/2017 ( jugement du 30/03/2017 pour ASPAS/L'ASFA)
 
- Suspension de la chasse du Pigeon à couronne blanche pour la saison de chasse 2017/12018 (ordonnance du 17/08/2017 pour ASPAS/L'ASFA/ LPO)
- Confirmation récente de ce jugement par l’annulation de l’arrêté du préfet de Guadeloupe qui autoriserait cette chasse ( jugement du 27/09/18 pour ASPAS/L'ASFA/ LPO) 
 
- Suspension de la chasse du Pigeon à couronne blanche pour la saison 2018/2019 ( ordonnance du 07 septembre 2018 pour ASPAS/L'ASFA)

 

De nouvelles victoires juridiques pour le Pigeon à couronne blanche (Patagioenas leucocephala)

Nos associations vont renouveler leur demande auprès du ministre de l'écologie afin qu'il classe cette espèce emblématique parmi les espèces protégées de la Guadeloupe, comme le réclament le comité français de l'UICN et le Conseil Scientifique Régional du Patrimoine Naturel  de la Guadeloupe

Voir les commentaires

Une journée naturaliste aux Saintes …entre émerveillement vives inquiétudes !

Le samedi 6 janvier 2018, nous avons organisé une sortie aux Saintes principalement dédiée à la visite des 2 colonies de Pélicans bruns que nous connaissons sur l’archipel.


Cette visite nautique nous a permis de vérifier nos premières estimations réalisées les semaines précédentes depuis des points d’observation terrestre.

Peu d’évolution sur les 2 colonies depuis nos premiers comptages et bien que la saison ne soit pas entièrement terminée, nous avons pu néanmoins observer une baisse des effectifs nicheurs de 15 à 20 % sur les deux colonies par rapport à la saison précédente. 

Comme au Gosier, nous avons également constaté une forte atteinte du littoral par l’ouragan Maria, assez importante sur l’une des colonies qui a perdu de nombreux supports de nidification. 

(Depuis la découverte par L’ASFA de la réinstallation du Pélican comme oiseau nicheur en Guadeloupe en 2007, l’association porte une veille attentive à l’évolution de la population nicheuse.C’est ainsi que nous suivons chaque année les effectifs nicheurs sur les 4 colonies connues actuellement en Guadeloupe). 

Nous étions accompagnés pour cette journée de Christophe Cuby présentateur de l'émission "C'est naturel" sur la radio Guadeloupe 1ère. Ce dernier malgré des conditions de mer pas évidentes a pu néanmoins sortir son micro.

Vous pouvez réécouter l'émission intitulée "Le Pélican à Grand Îlet et Terre-de-Bas" en podcast sur le lien suivant https://la1ere.francetvinfo.fr/guadeloupe/emissions-radio/c-est-naturel

Régis Gomès de L'ASFA au micro de Christophe Cuby de Guadeloupe La première radio  pour son émission du dimanche matin  (07h30-08h00) "C'est Naturel"

Régis Gomès de L'ASFA au micro de Christophe Cuby de Guadeloupe La première radio pour son émission du dimanche matin (07h30-08h00) "C'est Naturel"

Une journée naturaliste aux Saintes …entre émerveillement vives inquiétudes !
Une journée naturaliste aux Saintes …entre émerveillement vives inquiétudes !Une journée naturaliste aux Saintes …entre émerveillement vives inquiétudes !

Cette sortie fut l'occasion de rechercher d'éventuelles autres colonies de pélicans et d'observer quelques espèces sédentaires comme le fou brun ou hivernantes comme le Grand héron.

Une journée naturaliste aux Saintes …entre émerveillement vives inquiétudes !Une journée naturaliste aux Saintes …entre émerveillement vives inquiétudes !
Une journée naturaliste aux Saintes …entre émerveillement vives inquiétudes !

Après la pose déjeuner, tout le monde est prêt à rechercher les couleuvres ou couresses et les Sphérodactyles sur l'îlet Cabrit

Une journée naturaliste aux Saintes …entre émerveillement vives inquiétudes !

L’Archipel des Saintes n’est pas reconnu uniquement pour ses populations d’oiseaux marins, il l’est aussi pour ses reptiles puisque l’archipel accueille pas moins de 4 espèces endémiques dont 3 strictement des Saintes : L’Anolis des Saintes (Anolis terraealtae), le Sphérodactyle des Saintes (Sphaerodactylus phyzacinus) et la Courresse des Saintes (Alsophis sanctonum). Le quatrième, le Scinque de Guadeloupe (Mabuya desiradea) est également encore présent à la Désirade et à Petite Terre. 

   Mis à part l’anolis encore commun, les 3 autres espèces se portent mal. Tellement mal que l’Union Internationale de Conservation de la Nature (UICN) vient d'évaluer ces espèces comme confrontées à risque élevé à très élevé d'extinction.  

   Ce mauvais statut de conservation découle directement de la forte altération de leurs habitats principalement due aux ravages que font les cabris dans les sous-bois et à la présence de prédateurs introduits tels que les poules et les chats.

 Nous avons pu constater de visu cet état de fait, en réalisant une courte halte sur l’îlet Cabrit.
Courte car les conditions météorologiques et surtout notre accablement nous ont fait quitter l’îlet rapidement.
Accueillis par des légions de poules, de chats et de cabris laissés à leur sorts, nous avons découvert un îlet à la végétation complètement dégradée. Plus aucune strate herbacée ou arbustive, plus de litière au sol, une très forte érosion du sol : une vision apocalyptique !

Comment un Sphérodactyle ou une courresse peut-elle survivre dans un tel milieu ? 

Nous  trouverons quand même une courresse après 1h30 de recherche, cette dernière tentant de trouver une proie dans ce quasi désert écologique. Par contre aucun sphérodactyle à l'horizon !

Cet îlet est pourtant propriété du Conservatoire du Littoral depuis 2007 et bénéficie d’un plan de gestion depuis 2015 dans lequel la régénération des milieux naturels et la lutte contre les espèces exotiques envahissantes introduites sont identifiées !

Des mesures de conservations urgentes pour les espèces de reptiles en danger d’extinction sur cet îlet seront-elles prises ? Et seront-elles à la hauteur des enjeux ?

Des quantités de cabris, poules, chats sont présents sur l'îlet...

Une journée naturaliste aux Saintes …entre émerveillement vives inquiétudes !
Une journée naturaliste aux Saintes …entre émerveillement vives inquiétudes !Une journée naturaliste aux Saintes …entre émerveillement vives inquiétudes !

Plus aucune litière au sol ! Plus aucune végétation à moins d'un mètre de hauteur !

Une journée naturaliste aux Saintes …entre émerveillement vives inquiétudes !Une journée naturaliste aux Saintes …entre émerveillement vives inquiétudes !

Après 1h30 de recherche sur les secteurs pourvus de quelques feuilles au sol, nous trouvons une courresse qui erre à la recherche d'une éventuelle proie...

Une journée naturaliste aux Saintes …entre émerveillement vives inquiétudes !
La perte de litière du fait de la déforestation outre la disparition de milieux de vie indispensables à l’entomofaune et aux espèces qui s’en nourrissent, est reconnue comme une des principales causes de dégradations des fonds marins coralliens. La mise à nu des sols, accélère leur érosion par le vent et la pluie. Les eaux de ruissellement emportent les particules de terre qui vont colmater les fonds marins et dégrader lentement mais surement ces derniers (turbidité de l’eau, baisse de la photosynthèse, nécrose des coraux …).
La perte de la strate arbustive permet également au vent de s’engouffrer bien plus facilement dans les peuplements forestiers et les fragilise face aux ouragans. Après le passage de Maria, il est facile de constater les nombreux arbres couchés loin à l’intérieur des îles).
 

Ces îlets constituent un patrimoine remarquable irremplaçable de l'Archipel guadeloupéen , il y a une réelle  URGENCE à tout mettre en oeuvre pour  leur protection effective et leur restauration 

Voir les commentaires

A la demande de L'ASFA et L'ASPAS, le juge des référés suspend la Chasse du Pigeon à couronne blanche en Guadeloupe et à Saint-Martin
Saisi par L'ASFA et l'association nationale L'ASPAS (L'Association pour la Protection des Animaux Sauvages), le Tribunal Administratif de Basse-Terre a suspendu en urgence la chasse du Pigeon à couronne blanche (Patagioenas leucocephala) sur toute la Guadeloupe et à Saint-Martin !
 
Après l'interdiction de chasse de la Grive à pieds jaunes, c'est donc une nouvelle victoire en faveur de nos oiseaux menacées !
 
Malgré nos alertes, le Préfet de Guadeloupe avait cette année encore, autorisé la chasse de cette espèce endémique de la Caraibe classée par l'UICN "Proche de menacée" (NT)  au niveau mondial et "En Danger " (EN) en Guadeloupe.
Il en avait même autorisé la destruction en pleine période de reproduction et de dépendance des jeunes ; ce qu'interdit le code de l'Environnement ! 

 

Téléchargez ci-dessous l'ordonnance du Trinbuenla Administratif  en date du 09 Août 2016  :

Communiqué de presse ASPAS ASFA Pigeon couronne blanche

A la demande de L'ASFA et L'ASPAS, le juge des référés suspend la Chasse du Pigeon à couronne blanche en Guadeloupe et à Saint-Martin
Pour, en savoir plus sur le Pigeon à couronne blanche, téléchargez la fiche ASFA sur cette espèce :

Fiche de l'ASFA sur le Pigeon à couronne blanche

Voir les commentaires

Grâce à la mobilisation scientifique et citoyenne la Grive à pieds jaunes ne sera pas chassée cette année

 

La Grive à pieds jaunes est une espèce considérée comme menacée d’extinction. Pourtant, le préfet de Guadeloupe en avait ré-autorisé la chasse cette année. Les associations locale (L’ASFA[1]) et nationales (ASPAS et LPO) se félicitent de la décision du ministère en charge de l’écologie qui s’est saisi du dossier : la grive à pieds jaunes ne sera finalement pas chassée cette année.
 
La Grive à pieds jaunes est un passereau forestier endémique de 4 îles des Petites Antilles. Sur la base des données scientifiques fournies par Birdlife, ses associations membres dont la LPO, et les associations locales, l’UICN[2] l’a classé sur ses listes rouges mondiale et nationale parmi les espèces menacées d’extinction[3].
 
Depuis son inscription sur les listes rouges, d’autres menaces sont apparues en Guadeloupe telles que la découverte de l’imprégnation des oiseaux par le chlordécone (pesticide reprotoxique), l’expansion en forêt de prédateurs et d’une espèce concurrente. Enfin, la destruction et la fragmentation des milieux forestiers de prédilection de la grive à pieds jaunes, -pour la plupart en dehors de la zone cœur du Parc National, ne cessent de s’accroître.
 
Malgré les inquiétudes exprimées par les scientifiques (UICN et CSRPN[4] de Guadeloupe), la mobilisation citoyenne et scientifique qui s’est exprimée ces dernières semaines et les décisions de justice obtenues, en 2014 et 2015 par l’ASFA et l’ASPAS, pour suspendre la grive à pieds jaunes[5], le préfet du département avait décidé cette année encore, d’en autoriser la chasse.
 
L’ASFA, l’ASPAS et la LPO se réjouissent que le ministère en charge de la biodiversité, conscient de la situation de grande fragilité de cette espèce, ait pris le dossier en main, obtenant que le Préfet revienne sur sa décision.
La Ministre restaure ainsi l’image de la France dans les îles de la Caraïbe en se conformant aux engagements internationaux signés pour préserver cette région classée parmi les « points chauds » de la biodiversité mondiale.
 
Nous remercions également tous les scientifiques, associations et organismes (BirdsCaribbean, EPIC[6], AEVA[7], le comité français de l’UICN France, UGPBAN[8],...) qui sont intervenus pour soutenir cette demande légitime, ainsi que les milliers de signataires de la pétition.
C’est une première victoire partagée pour la biodiversité d’outre-mer et singulièrement pour les espèces insulaires endémiques.
 
Nous espérons que cette décision sera naturellement suivie de l’inscription de la grive à pieds jaunes sur la liste des espèces protégées de Guadeloupe.
La conservation de cette espèce dépend également des mesures que les décideurs et gestionnaires d’espaces naturels sauront prendre pour améliorer la qualité de ses habitats.

 

 

[1] Association pour la Sauvegarde et la réhabilitation de la Faune des Antilles

[2] Union Internationale pour la Conservation de la nature

[3] Sur la base des données scientifiques fournies par Birdlife, ses associations membres dont la LPO, et les associations locales.

[4] Conseil Scientifique Régional du Patrimoine Naturel

[5] L’ASFA et l’ASPAS avaient saisi le Tribunal administratif de Basse-Terre afin qu’il suspende en urgence l’arrêté qui autorisait la chasse de cette espèce.

[6] Environmental Protection in the Caribbean

[7] Association pour l’Etude et la protection des Vertébrés et végétaux des petites Antilles

[8] Union des Groupements de Producteurs de Bananes de Guadeloupe et de Martinique

Téléchargez le communiqué des associations naturalistes :

Communiqué de Presse des Associations L'ASFA, ASPAS et LPO en date du 13 juillet 2016

Ce n'est qu'une victoire d'étape,
restons mobilisés jusqu'à l'inscription de cet oiseau emblématique
sur la liste des espèces protégées de Guadeloupe  !
 
C'est pourquoi il faut continuer à SIGNER et à DIFFUSER la pétition adréssée
à la Ministre de l'Ecologie et à la Secrétaire d'Etat à la Biodiversité 
 
L'ASFA se bat depuis sa création en 2003 pour la protection légale intégrale de la Grive à pieds jauens  en Guadeloupe (elle l'est sur les autres îles)   nous avons encore besoin de vous pour y parvenir ! 

Arrêté modificatif relatif à la saison de chasse 2016/2017 en Guadeloupe du 13 juillet 2016

Arrêté relatif à la saison de chasse 2016/2017 en Guadeloupe du 24 juin 2016

Pour plus d'informations téléchargez l'Avis circonstancié de L'ASFA rendu dans le cadre de la consultation publique relative à la saison de chasse 2016/2017 :

Observations de l'ASFA à la consultation publique sur le projet d'Arrêté préfectoral chasse

Voir les commentaires

Béatrice Ibéné (Présidente de L'ASFA), Madline Reynaud (Directrice de L'ASPAS) et Barbara Pompili (Secrétaire d'Etat à la biodiversité)

Béatrice Ibéné (Présidente de L'ASFA), Madline Reynaud (Directrice de L'ASPAS) et Barbara Pompili (Secrétaire d'Etat à la biodiversité)

Le cas de la Grive à pieds jaunes (Turdus lherminieri), une espèce endémique de 3 îles et classée menacée d'extinction mais encore chassée en Guadeloupe a été debattu au Secrétariat en charge de la Biodiversité 

 

Dans la suite des actions menées par les associations qu'elles représentent, contre la chasse de la Grive à pieds à jaunes, Madline Reynaud, Directrice de L'ASPAS et Béatrice Ibéné, présidente de L'ASFA, ont été reçues le 15 juin 2016  au cabinet de la secrétaire d’Etat chargée de la Biodiversité, Barbara Pompili, afin plaider pour la protection de cette espèce menacée.

Après plus d’une heure d’échanges fructueux avec le directeur de cabinet adjoint, Béatrice Ibéné a remis en mains propres à la Secrétaire d’Etat, la liste des plus de 4 300 premiers signataires de la pétition réclamant la protection de l’espèce, ainsi que les très nombreux commentaires recueillis.

Il a été rappelé à la Secrétaire d'Etat que la chasse de la Grive à pieds jaunes viole le protocole SPAW (une loi internationale) qui impose aux Etats  - article 10 -, d’accorder aux espèces menacées le statut d’espèces protégées. Mais aussi, qu’au delà d’aggraver l’état de conservation défavorable cette espèce classée "Vulnérable" par l'UICN au niveau mondial et en Guadeloupe, cette chasse dégrade fortement l’image de la France dans la Caraibe en matière de protection de la biodiversité insulaire. En effet, de nombreux scientifiques travaillant dans le Caraibe ont manifesté leur incompréhension et leur effarement que l’Etat français puisse encore autoriser la destruction d’une espèce menacée qui n’est plus présente au monde que sur 3 îles des Petites Antilles depuis sa disparition récente de l'île de Sainte-Lucie .

Rappelons que l’ensemble des îles de la Caraibe constituent un des 34 hotspots mondiaux de biodiversité, précisément en raison de leur richesse en espèces endémiques. L’ONG Birds Caribbean qui rassemble plus 1500 naturalistes et scientifiques travaillant sur les îles de la Caraibe a d’ailleurs écrit au gouvernement français pour lui notifier son soutien total à notre demande en insistant sur le statut très fragile de cette espèce endémique et la nécessité absolue de la classer parmi les espèces protégées, comme elle l'est naturellement sur les autres îles (cf lettre ci-dessous).

Béatrice Ibéné (Présidente de L'ASFA et déléguée ASPAS en Guadeloupe) remet la liste des milliers de signataires à Barbara Pompili en présence de Madline Reynaud (Directrice de l'ASPAS ) et Jean-Patrick Le Duc (directeur adjoint de cabinet de la secrétaire d'Etat).

Courrier de l'ONG BirdsCaribbean adressé au gouvernement français en soutien à notre action et demandant la protection légale de la Grive à pieds jaunes endémique de Montserrat, Guadeloupe et Dominique.

Lettre attenante à la pétition qui a été remise à la Secrétaire d'Etat chargée de la biodiversité : 

 
La Grive à pieds jaunes (Turdus lherminieri) est présente uniquement sur 3 îles au monde (Dominique, Guadeloupe, Montserrat, récemment disparue de Sainte-Lucie). Elle est classée menacée d'extinction par l'UICN dans la catégorie "Vulnérable" au niveau mondial ainsi qu'en Guadeloupe.

Alors que les autres îles lui accordent une protection légale intégrale, l'Etat français la maintient sur la liste des espèces chassables en Guadeloupe.

Cet oiseau endémique dont la zone d'occurence n'excède pas 1000 km2 présente une forte fragilité intrinsèque. Il est principalement menacé par la destruction de ses habitats forestiers, les espèces envahissantes, et en Guadeloupe, par la chasse et l'imprégnation par le chlordécone (un pesticide organochloré perturbateur endocrinien reprotoxique, neurotoxique et cancérogène, très rémanent).


Par deux fois (en 2014 et 2015) le Tribunal administratif de Basse-Terre en Guadeloupe, saisi par les associations l'ASPAS et L'ASFA, a suspendu sa chasse mais la Ministre de l'écologie refuse toujours de lui attribuer le statut d'espèce protégée qui augmenterait considérablement ses chances de survie. 

En dépit de son statut de conservation défavorable, des avis du Conseil Scientifique Régional du Patrimoine Naturel de la Guadeloupe et des décisions de la justice administrative, le Préfet de Guadeloupe s'apprête à ré-autoriser la chasse de la Grive à pieds jaunes alors qu'il pourrait l'interdire.

Un oiseau sédentaire avec ce statut en France métropolitaine serait aussitôt intégré à la liste des espèces protégées !

Le Protocole relatif aux zones et à la vie sauvage spécialement protégées à la Convention pour la protection et la mise en valeur du milieu marin dans la région des Caraïbes du 18 janvier 1990, dit Protocole « SPAW » est devenu une loi internationale le 18 juin 2000 et a été ratifié par la France pour la Guadeloupe, la Martinique, Saint-Martin et Saint Barthélémy le 05 Avril 2002.  Ce protocole  impose aux Etats d'attribuer aux espèces menacées le statut d'espèces protégées. 

Aussi, il est grand temps que la France se conforme aux dispositions internationales qu’elle a ratifiées, mette tout en œuvre pour préserver le patrimoine naturel des outremer et accorde à la Grive à pieds jaunes le statut d’espèce protégée dont elle bénéfice déjà sur les autres îles. 

Rien ne justifie qu’un loisir tel que la chasse puisse primer sur le maintien de notre biodiversité, qui plus est ultramarine, dont vous connaissez à la fois l'immense richesse et la grande fragilité. 


À l’heure où plusieurs études mettent en exergue un déclin de notre biodiversité bien supérieur au scénario, déjà alarmiste, retenu jusqu’alors, à l’heure où un ambitieux projet de loi relatif à la biodiversité connaît le jeu des navettes parlementaires, il vous appartient de veiller à ce qu’aucune atteinte injustifiée ne soit portée à cette espèce qui connaît bien d’autres impacts, comme celui provoqué par le chlordécone encore présent dans le milieu naturel antillais pendant des centaines d'années. 

Aussi, par la présente, nous avons l’honneur de réitérer notre demande et de solliciter de votre bienveillance la révision du statut de cette espèce afin que la Grive à pieds jaunes soit :

-    retirée de la liste des espèces chassables de la Guadeloupe (Arrêté ministériel du 17/02/1989 modifié),

-    inscrite à l’article 1er de l’Arrêté ministériel fixant des mesures de protection des oiseaux représentés dans ce département.

A minima,  nous sollicitons de votre bienveillance que vous interveniez en urgence auprès du préfet de la Guadeloupe afin que soit interdite la chasse de la Grive à pieds jaunes pour la saison 2016/2017.

 

 

Voir les commentaires

Suite au communiqué de presse de l'ONCFS sur la situation de la Grive à pieds jaunes en Guadeloupe, L'ASPAS et L'ASFA publient une mise au point sur les arguments captieux de cet organisme.

Note de synthèse du préfet sur la consultation publique 2015/2016 dans laquelle il reprend l'estimation d'effectif de grives de l'étude ONCFS PNG 2013

Rapport de synthèse ONCFS PNG 2013 - leur estimation de la pollution de grives est de 46 000 individus à 49 000 (avec d'importants biais amenant à une surestimation ! )

Ordonnance du TA du BT du 11/12/15 qui rapporte l'estimation reprise par le préfet dans sa note en délibéré ! : 49 000 individus max

Zone d'occurrence de Turdus lherminieri d'après la base de données eBird

Voir les commentaires

Une pétition pour faire protéger la Grive à pieds jaunes
On a besoin de vous pour faire cesser définitivement la chasse de la Grive à pieds jaunes, une espèce endémique de 3 îles classée menacée d'extinction par l'UICN !

 

SIGNEZ ET PARTAGEZ CETTE PETITION en lien ci-dessous 

 

MOBILISONS-NOUS de toute urgence contre la disparition programmée d'un des oiseaux les plus emblématiques de la Guadeloupe !


La Grive à pieds jaunes (Turdus lherminieri) présente uniquement sur 3 îles au monde (Dominique, Guadeloupe, Montserrat, récemment disparue de Sainte-Lucie), est classée menacée d'extinction par l'UICN au niveau mondial ainsi qu'en Guadeloupe.
Alors que les autres îles lui accordent une protection légale intégrale, l'Etat français la maintient sur la liste des espèces chassables en Guadeloupe.

Cet oiseau endémique qui possède une forte fragilité intrinsèque, est principalement menacé par la destruction de ses habitats forestiers, les espèces exotiques envahissantes, et en Guadeloupe, par la chasse et l'imprégnation par le chlordécone (un pesticide organochloré perturbateur endocrinien reprotoxique, neurotoxique et cancérogène, très rémanent).


Par deux fois (en 2014 et 2015) le Tribunal administratif de Basse-Terre en Guadeloupe, saisi par les associations l'ASPAS et L'ASFA, a suspendu sa chasse mais la Ministre de l'écologie refuse toujours de lui attribuer le statut d'espèce protégée qui augmenterait considérablement ses chances de survie.
En dépit de son statut de conservation défavorable, des avis du Conseil Scientifique Régional du Patrimoine Naturel de la Guadeloupe et des décisions de la justice administrative, le Préfet de Guadeloupe s'apprête à ré-autoriser la chasse de la Grive à pieds jaunes*.

Un oiseau sédentaire avec ce statut en France métropolitaine serait aussitôt intégré à la liste des espèces protégées !


SIGNEZ et DIFFUSEZ cette pétition pour que la Grive à pieds jaunes soit enfin protégée !

AIDEZ-NOUS à sauver ce patrimoine précieux et menacé des Antilles, dont la France porte l'immense responsabilité de la sauvegarde pour les générations futures !

 

*consultation publique le projet d'arrêté préfectoral jusqu'au 16 juin 12016 http://www.guadeloupe.developpement-durable.gouv.fr/du-26-mai-au-16-juin-2016-projets-d-arretes-a1644.html

 

 

Une pétition pour faire protéger la Grive à pieds jaunes

Voir les commentaires

Fabienne, Nathalie, Pauline, Baptiste et Régis mobilisés pour la sortie nautique de L'ASFA consacrée au suivi des colonies nicheuses de pélicans bruns. C'est aussi l'occasion de réaliser de belles observations naturalistes (Photo: B. Ibéné)

Fabienne, Nathalie, Pauline, Baptiste et Régis mobilisés pour la sortie nautique de L'ASFA consacrée au suivi des colonies nicheuses de pélicans bruns. C'est aussi l'occasion de réaliser de belles observations naturalistes (Photo: B. Ibéné)

Une partie de la colonie de Pélicans bruns du Gosier découverte et suivie par L'ASFA depuis 2008. Une distance minimale de 50 mètres est indispensable pour éviter tout dérangement. (Photo: R. Gomès)

Une partie de la colonie de Pélicans bruns du Gosier découverte et suivie par L'ASFA depuis 2008. Une distance minimale de 50 mètres est indispensable pour éviter tout dérangement. (Photo: R. Gomès)

La colonie de Pélicans bruns du Gosier semble retrouver des couleurs

 

Un beau soleil nous accueille ce dimanche 20 décembre 2015 pour la sortie annuelle de visite des deux colonies de Pélicans bruns du Gosier et du Grand Cul-de-sac marin. Les populations de ce superbe oiseau ont été lourdement affectées - entre autres - par la présence de DDT, un insecticide organochloré très rémanent, dans son environnement, entrainant sa quasi disparition dans les années 70 (bioaccumulation impactant sa reproduction). Depuis l'interdiction de ce pesticide dans les années 70 et il a fallu attendre les années 90 et des plans de restauration américains pour voir  les populations mondiales remonter. 

Réinstallée en Guadeloupe depuis une dizaine d'années (voir archives de février 2015 http://www.faune-guadeloupe.com/article-suivi-de-l-unique-colonie-nicheuse-connue-de-pelicans-bruns-en-guadeloupe-continentale-117290988.html), l'espèce compte actuellement 3 colonies nicheuses suivies par L'ASFA. D’autres s’installeront peut-être…

Notre virée nautique, tout comme celle de début d'année, nous a permis de faire de surprenantes rencontres !

(http://www.faune-guadeloupe.com/2015/02/premiere-observation-confirmee-d-un-balbuzard-pecheur-caribeen-en-guadeloupe.html)

 

Première étape à Gosier, où nous observons le début de la période de reproduction, avec une cinquantaine de nids en place. La colonie s’est légèrement déplacée pour s’éloigner des habitations suite aux dérangements occasionnés (http://www.faune-guadeloupe.com/2015/11/suivi-des-colonies-de-nidification-du-pelican-brun-en-guadeloupe-bilan-saison-2014-2015.html).

Ouf..! Un premier soulagement après la forte baisse constatée à la saison 2014/2015  (- 35% de nids par rapport à la sasion babyboom de 2013/2014).

Pourvu que cette belle saison se poursuive sans encombres notamment sans dérangements auquels les pélicans sont extrêmement  sensibles quand ils sont en période de reproduction.

Retour vers la Rivière salée, non loin de la colonie du Gosier, nous observons un Balbuzard pêcheur Pandion haliaetus occupé à se délecter de sa proie fraichement pêchée.

 

Balbuzard pêcheur (Pandion haliaetus) sur un figuier. C'est un migrateur régulièrement observé en Guadeloupe en cette période (septembre mars). (Photo : R. Gomès)

Balbuzard pêcheur (Pandion haliaetus) sur un figuier. C'est un migrateur régulièrement observé en Guadeloupe en cette période (septembre mars). (Photo : R. Gomès)

Un arrêt un peu avant la Rivière Salée, nous sommes interpellés par un groupe de Sternes royales (Thalasseus maximus) posées très scrupuleusement tous les 50 cm sur une structure flottante. Reconnaissables à leur grande taille et leur bec orangé, elles semblent poser pour la photo !

Nous remarquons que 4 d’entre-elles sont baguées, certainement par un ornithologue ou biologiste plus au nord sur un de ses sites de nidification.

Une mouette atricille (Leucophaeus atricilla) encore en plumage d’été est aussi présente. Une sterne de Caugek (Thalasseus sandvicensis) ou, selon les auteurs, Sterne de Cabot (Thalasseus acuflavidus) tente de s'intercaler, mais la résidence affiche complet !

Deux sternes royales et une sterne de Cabot dans le Petit Cul-de-sac-Marin (Photo: R. Gomès)

Deux sternes royales et une sterne de Cabot dans le Petit Cul-de-sac-Marin (Photo: R. Gomès)

De belles surprises côté faune marine

 

Régis nous fait découvrir en mangrove un simple merveille : des méduses de mangrove Cassiopea andromeda. Elles affectionnent ces fonds peu profonds et protégés des courants. Où, posées sur le fond vaseux, ombrelles retournées, tentacules buccaux vers le haut, elles attendent leurs proies qui par malheur pendront leurs jardins de tentacules colorées pour un quelconque herbier…

Une escale rafraichissante dans le lagon de l'îlet Fajou, et à nous un banc de placides barracudas, la majorité d’entre eux dépassant le mètre. Tout près du bateau, une raie pastenague à queue épineuse, Dasyatis centroura dixit Baptiste, enfouie sous le sable, s'est faite discrète. Chirurgiens, Perroquets, Poissons coffres, Mérou de Nassau et autres poissons complètent le tableau multicolore.

Nous sommes gâtés puisqu'un cortège de tortues juste émergées des plages de Fajou, ballotées dans les vagues, et tentant de rejoindre le large, probablement par la fameuse Passe à Caret, défilent devant nous. Emouvant spectacle que ces minuscules bébés courageux, se battant déjà pour leur survie. Une découverte pour nous, à la moindre alerte, les petites tortues font les mortes ramenant leurs membres le long du corps, à les confondre avec des algues flottantes ! Il s'agit là de tortues imbriquées, Eretmochelys imbricata.

 

Sur les rives de l’ilet Fajou, nous pouvons apercevoir quelques limicoles Tournepierres à collier Arenaria interpres et Pluviers argentés Pluvialis squatarola.

Milan noir rapace accidentel poursuivant un balbuzard pêcheur rapace régulier chez nous. (photo : B. Ibéné)

Milan noir rapace accidentel poursuivant un balbuzard pêcheur rapace régulier chez nous. (photo : B. Ibéné)

Un oiseau migrateur européen dérouté, en escale forcée en Guadeloupe

 

De loin, nous observons les silhouettes d'un Milan noir Milvus migrans et d'un Balbuzard pêcheur Pandion haliaetus carolinensis en vol au dessus de l'îlet Fajou.

Plus tard nous nous rapprochons d'un îlet, où nichent Aigrettes neigeuses Egretta thula, hérons garde-bœufs Bubulcus ibis, Grandes aigrettes Ardea alba...

Et surprise, nous y retrouvons le milan noir !  Il poursuit un balbuzard pêcheur ...peut être par habitude de vouloir lui subtiliser sa pitance.  

Le Milan noir est un oiseau nicheur d'Europe, et migre en général en Afrique tropicale, du Sénégal au Kenya. C'est sans doute égaré lors d'une tempête qu'il s'est retrouvé chez nous http://www.faune-guadeloupe.com/2015/12/une-observation-rarissime-un-milan-noir-milvus-migrans-en-guadeloupe.html

Le Balbuzard pêcheur nommé Gligli montagne est le plus grand rapace (1m60 à 1m80 d'envergure) qu'on puisse observer en Guadeloupe. Il fréquente les milieux humides (rivières, étangs, mangroves, ..) où il recherche des poissons.

Le spectacle continue. Nous observons le milan, en pleine action de chasse sur l'îlet, n'hésitant pas à fondre sur les nids, affolant les hérons garde-bœufs dans un tumulte de protestations. Impassible, un faucon pèlerin Falco peregrinus en pause, observe aussi la scène.  Cet autre rapace est un hivervant régulier en Guadeloupe. Chasseur de haut vol, il est fréquemment observé aux abords des colonies d'oiseaux. C'est le plus rapide des animaux, capable de piqués à plus 300km/h lorsqu'il fond sur sa proie en vol. Généralement un oiseau. Mais les chauves-souris ne sont pas épargnées.

Avec l'observation d'un Crécerelle d'Amérique Falco sparverius sur les falaises du Gosier, ce sont donc 4 espèces de rapaces que nous avons eu la chance de rencontrer lors de cette sortie ! 

Balbuzard pêcheur sur un amandier pays. Un des 5 observés lors de la sortie du 20 décembre. (Photo: B. Ibéné)

Balbuzard pêcheur sur un amandier pays. Un des 5 observés lors de la sortie du 20 décembre. (Photo: B. Ibéné)

Faucon pèlerin (Falco peregrinus) sur un palétuvier rouge. (Photo: R. Gomès)

Faucon pèlerin (Falco peregrinus) sur un palétuvier rouge. (Photo: R. Gomès)

Côté Pélicans du Grand Cul de Sac Marin 

Cette petite colonie du Grand Cul-de-Sac Marin est récente (3 ème année d'installation). Cinq nids sont visibles avec des oiseaux couveurs et plusieurs autres couples en plumage nuptial sont présents. Ce qui est de bonne augure pour un développement de cette colonie située en coeur de Parc National. Pour peu que ni bateaux ni engins volants ne viennent perturber la tranquillité des oiseaux nicheurs...

La petite colonie du Grand Cul-de-Sac Marin en coeur de Parc National.

La petite colonie du Grand Cul-de-Sac Marin en coeur de Parc National.

Observation à la jumelle. Le respect d'une distance de sécurité minimale de 50 mètres et d'une vitesse lente de 5 noeuds est indispensable pour ne pas perturber l'installation des couples et la couvaison. Néanmoins il est admis que la distance minimale la plus sécurisante pour les colonies de pélicans bruns est de 100 mètres ! (Photo : B. Ibéné)

Observation à la jumelle. Le respect d'une distance de sécurité minimale de 50 mètres et d'une vitesse lente de 5 noeuds est indispensable pour ne pas perturber l'installation des couples et la couvaison. Néanmoins il est admis que la distance minimale la plus sécurisante pour les colonies de pélicans bruns est de 100 mètres ! (Photo : B. Ibéné)

Frégate mâle. Les frégates paradent en Guadeloupe mais n'y nidifient plus depuis le 17ème siècle. Les dérangements encore trop fréquents autour des îlets du Grand Cul-de-Sac Marin dissuadent probablement les couples de se réinstaller.

Frégate mâle. Les frégates paradent en Guadeloupe mais n'y nidifient plus depuis le 17ème siècle. Les dérangements encore trop fréquents autour des îlets du Grand Cul-de-Sac Marin dissuadent probablement les couples de se réinstaller.

Un bateau trop proche de la colonie d'oiseaux. Le dérangement est le principal facteur de déclin des colonies nicheuses d'oiseaux marins.

Un bateau trop proche de la colonie d'oiseaux. Le dérangement est le principal facteur de déclin des colonies nicheuses d'oiseaux marins.

Sortie nautique de L'ASFA pour le suivi des colonies de pélicans bruns

Retour à la base, au soleil déclinant, irradiant sur l'horizon des monts de Sainte Rose, avec en tête les images que notre nature nous a offerte, et la conscience d'avoir côtoyé un trésor fragile, à protéger.

Vivement l'année prochaine !

Fabienne

Voir les commentaires

Grive à pieds jaunes : le tribunal administratif suspend à nouveau sa chasse  !

Voir les commentaires

Publié le par asfa
Publié dans : #Pélican brun, #gan gosié, #Oiseaux de Mer, #Espèces menacées en Guadeloupe, #Etudes ASFA
Suivi des colonies de nidification du Pélican brun en Guadeloupe : bilan saison 2014/2015
Colonie du Gosier. Au cœur de la colonie, les jeunes au plumage blanc sont très visibles. Au centre un adulte couve encore.

Colonie du Gosier. Au cœur de la colonie, les jeunes au plumage blanc sont très visibles. Au centre un adulte couve encore.

C'est l'heure du bilan sur la nidification 2014/2015 du Pélican brun sur notre archipel

 

La colonie du Gosier

Après une excellente saison 2013/2014 (http://www.faune-guadeloupe.com/archive/2014-12/) et une extension de la colonie, nous craignions que ce bon état de conservation ne soit que de courte durée.

En effet, nous avions identifié plusieurs menaces potentielles sur le site. Nous en avions fait part aux services de l'Etat, notamment au service Ressources Naturelles de la DEAL, auquel nous avions également transmis notre rapport d’étude.

Malheureusement nos prévisions se sont révélées justes et la colonie a été lourdement impactée.

Cette saison toute la partie ouest de la colonie a été abandonnée et son installation s'est trouvée retardée par rapport à l'an passé du fait de deux évènements :

-La démolition d'une habitation juste au-dessus de la colonie en pleine période d'installation,

-La coupe en falaise de nombreux supports d'installation (arbustes et lianes) sous une autre habitation où étaient installés une dizaine de nids la saison passée. Le propriétaire s’était plaint des projections de fientes les jours de grand vent lorsque les oiseaux passaient devant la maison.

Si on peut comprendre cette réaction, il faut néanmoins rappeler que l'espèce est protégée en Guadeloupe et reste encore fragile malgré une évolution positive des effectifs nicheurs. Cette problématique aurait donc dû faire l'objet d'une réflexion entre propriétaires, commune, services de l'Etat et associations pour une issue plus favorable.

Nombre de nids.

Cette saison entre 58 et 61 nids ont été occupés, ce qui représente une chute de 35% par rapport à la saison précédente.

Taux de reproduction.

Il a également chuté au sein de la colonie. On a constaté un plus grand nombre de nichées à un seul jeune et très peu à 3 jeunes. Ce taux présente un nombre de 1,52 jeune par nid contre 1,91 la saison précédente.

Ce résultat est probablement plus imputable à une baisse des ressources alimentaires en quantité et/ou en difficulté d'accès liée aux épisodes d'échouages de sargasses sur le littoral plutôt qu’à un changement de la structure de la colonie (augmentation de la présence de jeunes femelles).

 

La colonie de Terre-de-Bas

La seconde colonie connue en Guadeloupe se trouve sur l'île de Terre-de-Bas sur l'archipel des Saintes. Depuis l'an dernier plusieurs témoignages nous faisaient part de dérangements sur la colonie. Quelle ne fut pas notre surprise cette année lors d'une visite sur l'île dédiée aux couleuvres, de découvrir un sentier aménagé sur le site de la colonie et balisé comme "trace des Pélicans". Un bref passage silencieux sur le sentier, nous permet de constater qu'il traverse de part en part la colonie. Malgré notre grande discrétion et nos extrêmes précautions nous provoquons plusieurs envols des parents. Le sentier passe en effet à quelques mètres sous certains nids et à proximité de beaucoup d'autres ! Nous relevons certaines traces caractéristiques de dérangement au sein de la colonie. Il est alors facile d’imaginer l'impact catastrophique du passage de groupes de visiteurs peu silencieux sur le sentier !

Devant cette atteinte grave, L'ASFA alerte aussitôt les services compétents et les gestionnaires des terrains attenants.

Quelques semaines plus tard, nous participons sur le site même à une réunion de terrain avec la DEAL, l'ONF, M. le Maire et des représentants de l'office de tourisme de Terre-de-Bas. Suite à de fructueux échanges portant sur biologie et le statut de conservation de l'espèce, deux décisions sont prises :

-La fermeture immédiate du sentier (l'itinéraire de ce dernier sera par la suite modifiée pour éviter le secteur de la colonie)

-Le lancement d'un projet éco-touristique autour du Pélican brun à Terre-de-Bas (Sentier, exposition et observatoire avec moyens optiques)

Dans ce cadre, L'ASFA a pu proposer son expertise et être force de propositions. L’association reste partenaire dans l'émergence de ce projet prévu dont le début de réalisation se fait toujours attendre ...

 

La Colonie du Grand Cul de Sac Marin en coeur de Parc National

La bonne nouvelle de cette saison nous vient d'un îlet classé en cœur de parc national dans le Grand Cul-de-sac marin où après la nidification l'an passé d'un seul couple de pélicans (http://www.guadeloupe-parcnational.fr/?Le-Pelican-brun-niche-de-nouveau), l'espèce est revenue cette année y nicher. Ce ne sont pas moins de 7 couples cantonnés sur le même îlet que nous avons pu observer à la mi-février lors d'une sortie en bateau consacrée à notre "Pélican". 5 oiseaux étant déjà sur leur nid.

Espérons que cette nouvelle colonie puisse s'étoffer encore, pour peu que la tranquillité des oiseaux nicheurs soit assurée. Ce qui est la moindre des choses attendues en zone cœur d’un Parc National …

A suivre donc !

 

Aussi, malgré la confirmation de l'installation d'une 3ème colonie sur un îlet du Grand Cul-de-sac marin, force est de constater que cette saison aura été plutôt mauvaise pour nos pélicans de retour en Guadeloupe en tant que nicheurs depuis une petite dizaine d’années seulement. Cette espèce classée menacée par l’UCIN en Guadeloupe bénéficie pourtant d’un grand capital de sympathie auprès de la population et des touristes.

Pour sa part, L’ASFA continuera de suivre la restauration de cette espèce, d’alerter et de sensibiliser tous les acteurs impliqués.

 

Entre Novembre 2014 et Avril 2015, ce sont pas moins de 45 heures bénévoles qui ont été consacrées à l'étude et à la préservation des colonies nicheuses du Pélican brun de l'Archipel guadeloupéen.

Ont participé à l’étude cette année : Régis, Béatrice, Jérôme, Nathalie, Fabienne et Baptiste.
 
NB :  « L’étude Pélican brun » de L’ASFA est entièrement financée par les ressources propres de l’association qui n’a bénéficié d’aucun financement public à cette fin.   
Sortie de terrain aux abords de la colonie avec des représentants des administrations (DEAL), de gestionnaires (ONF),  de la commune (maire, Office du tourisme), de l’ASFA et un prestataire écotouristique. Cette sortie de terrain et de travail a été fructueuse : le sentier a été fermé dans cette portion préservant la tranquillité de la colonie.

Sortie de terrain aux abords de la colonie avec des représentants des administrations (DEAL), de gestionnaires (ONF), de la commune (maire, Office du tourisme), de l’ASFA et un prestataire écotouristique. Cette sortie de terrain et de travail a été fructueuse : le sentier a été fermé dans cette portion préservant la tranquillité de la colonie.

Photographie d'un nid présent à quelques mètres du sentier anciennement ouvert. Les adultes dont l'oiseau couveur se sont levés près à l'envol ! La fermeture de cette portion du sentier empêche désormais tout dérangement terrestre.

Photographie d'un nid présent à quelques mètres du sentier anciennement ouvert. Les adultes dont l'oiseau couveur se sont levés près à l'envol ! La fermeture de cette portion du sentier empêche désormais tout dérangement terrestre.

Voir les commentaires

1 2 3 > >>

Articles récents

Hébergé par Overblog