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Faune Guadeloupe

Faune Guadeloupe

Site officiel de L'ASFA : L'Association pour la Sauvegarde et la réhabilitation de la Faune des Antilles

Publié le par asfa
Publié dans : #Chasse excessive et braconnage intense

  

Sainte-Anne, le 17 juin 2013

 

Madame la Préfète de la Guadeloupe,

Monsieur le Secrétaire Général de la Préfecture,

Monsieur le Directeur de la DEAL,

 

Consternée par l'évidente collusion entre les représentants de l'Etat et la fédération des chasseurs et refusant par ma présence, de cautionner ce genre de mascarade et un résultat manifestement acquis d'avance, je vous informe de ma décision de démissionner de la Commission Départementale de la Chasse et de la faune Sauvage dont la seule fonction est d'entériner des accords préalables ; ce, au mépris des plus élémentaires mesures de préservation des espèces endémiques.

 

Pour satisfaire le seul plaisir de tuer, des chasseurs, vous allez de nouveau autoriser l’abattage de grives à pattes jaunes dans la région dite du “croissant bananier” alors que leur consommation est interdite du fait de l'imprégnation potentielle par la chlordécone.

 

Cette espèce forestière est endémique de 4 îles seulement des Petites Antilles dont Sainte- Lucie, où elle est extrêmement rare. Elle existe donc dans ces îles et nulle part ailleurs au monde. Elle bénéficie naturellement d’une protection légale forte dans les 3 autres îles où elle est présente. L’espèce est classée menacée à l’échelle mondiale par L’UICN (statut Vulnérable) et à l’échelle locale par le Comité français de L’UICN, organisme dont le Ministère de l’écologie est membre pour la France (statut également Vulnérable).

 

Il est admis que les organochlorés, dont fait partie la chlordécone, sont des perturbateurs endocriniens extrêmement délétères pour les fonctions de reproduction des oiseaux. La contamination avérée des populations de Grive à pattes jaunes du croissant bananier par ce pesticide, constitue donc un facteur de menace supplémentaire pour la survie de l’espèce.

 

De plus, de récentes études tendent à prouver que les populations de grives à pattes jaunes ont peu d’échanges génétiques entre elles. Ce relatif “isolement génétique” fait que :

l’adaptabilité de l’espèce aux changements constants de son environnement est amoindrie,

l’expression des gènes délétères est facilitée,

et la vulnérabilité aux agents pathogènes est largement accrue.

 

Malgré tous ces éléments que vous ne pouvez ignorer, vous allez maintenir l’autorisation de chasse sur ces populations déjà affectées. Cette décision obère l’avenir de l’espèce dans cette région contaminée par la chlordécone pour 100 à 650 ans, selon la nature des sols.

 

L’urgence de la mise en place d’une protection légale intégrale de la Grive à pattes jaunes, ainsi que le refus de considérer ce “patrimoine commun de la nation”, comme étant susceptible d'appropriation par une catégorie d'intérêts particuliers, me conduiront à l'avenir à privilégier d’autres modes d'action qui je l’espère, seront plus efficaces.

 

 

Avec mes regrets, je vous prie de croire Madame la Préfète, Monsieur le Secrétaire Général, Monsieur le Directeur, en l'expression de ma parfaite considération.

 

 

Béatrice Ibéné

 

Dr Vétérinaire

 

Naturaliste

Membre de la CDCFS depuis 2005 en tant personnalité qualifiée “spécialiste des espèces menacées” (Thèse de Doctorat vétérinaire sur la conservation de la faune sauvage de l’archipel guadeloupéen).

Membre assesseur du Gobal Amphibian Assessement de la Commission de Sauvegarde des Espèces de l’Union mondiale pour la Conservation de la Nature (UICN) pour les îles de la Caraïbe.

Présidente de L’Association pour la Sauvegarde et la réhabilitation de la Faune des Antilles (L’ASFA – www.faune-guadeloupe.com)

 

 

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Après 8 ans de participation bénévole à la CDCFS, Béatrice Ibéné, Présidente de l'ASFA a donc décidé de démisssioner pour dénoncer la collusion des services de l'Etat avec les chasseurs et le sort révoltant de la Grive à pattes jaunes (Turdus lherminieri).

Les deux associations présentes en tant qu'associations soit disant de "protection de l'environnement", Eco Lambda et URAPEG, ont toujours voté dans le sens du seul intérêt des chasseurs. On ne sait pourquoi ... peut être parce que des chasseurs font partie de ces associations ...

En 8 ans, les seules avancées obtenues ont été l'interdiction de chasse de grives à pattes jaunes sur la Grande Terre (où elle est rare) et l'instauration d'un quota de 8 puis 4 grives à pattes par jour et par chasseur sur la Basse -Terre. Ce qui est insuffisant puisqu'il y a très peu de contrôles ! 

Et les chasseurs le reconnaissent eux-mêmes : ils tirent sur les grives en général (grives fines, grosses grives, grives pattes jaunes, ...)  et font la diagnose ensuite !

 

Cet oiseau endémique de 4 îles des Petites Antilles est sur la liste rouge mondiale des espèces menacées de l'UICN et est également classé menacé en Guadeloupe par le Comitié français de l'UICN.

 

Les récents travaux d'Emilie Arnoux dans le cadre de sa thèse de Doctorat d'Université révèlent que la Grive à pattes  jaunes a probablement disparu de Sainte-Lucie.  Et qu'il y a 3 clades au sein de l'espèce dont celle de Montserrat et Guadeloupe. De plus, l'oiseau est sédentaire et son domaine vital est restreint. Tous ces facteurs ne font qu'aggraver le statut de conservation de cette espèce qui mérite d'être protégée intégralement. 

 

Pire encore,  l'Etat a renouvellé encore cette année l'autorisation d'abattage de grives à pattes jaunes dans la zone dite du "croissant bannanier" alors que leur consommation est interdite en raison de leur impregnation conséquente par la chlordécone !

On donne bien un droit de tuer juste pour le plaisir, au mépris de la préservation de la biodiversité et de ce patrimoine commun.  On détériore encore l'état des populations du "croissant bananier" ; puisqu'il est admis que l'imprégnation par les organochlorés est un facteur de menace des populations d'oiseaux (impact sur le fonctionnement hormonal et la reproduction). 

C'est un cas quasi unique en France où seules les espèces classées ou suceptibles dêtre classées "nuisibles " (bien que nous soyons absolument opoosés à cette qualification!) peuvent être abattues sans être consommées. 

 

Manifestement, la préfecture choisit une fois encore de méconnaitre le Principe de précaution. L'ASFA fera donc appel à l'Etat de droit afin de tenter de sauver ce qui peut encore l'être...

 

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A ce sujet,  voici le courriel envoyé par Béatrice Ibéné aux membres de la CDCFS le 08/07/2013 faisant suite à la dernière réunion :

 

 

  

Monsieur Calixte,


En réponse au pathétique pensum que vous nous infligez, en un galimatias philosophico-juridico-pseudo scientifique, force est de constater que ce raisonnement spécieux amène à la conclusion que votre plaisir de tuer est la seule raison à la mise en péril d'une espèce animale non nuisible et de surcroit endémique et menacée .


Je partage toutefois votre parallèle  : ce genre de plaisir relève de la même cruauté que celle de la tauromachie. L'absence totale d'éthique de cette pratique, et sa cruauté, n'ont d'égales que celles qui vous conduisent à abattre des oiseaux juste pour le “fun”, pour le pur plaisir de les voir tomber sous vos yeux.


Une fois encore vous exposez votre ignorance de l'histoire de la chasse et de ses conséquences dramatiques,  vous ignorez  l'histoire  du Pigeon migrateur américain qui existait par milliards d’individus tant et si bien qu’un vol masquait la lumière du jour des heures durant et faisait chuter la température de plusieurs degrés jusqu’à  ce qu’il soit exterminé par les chasseurs.

Vous méconnaissez  l’histoire et le destin funeste d'espèces, un temps communes, et aujourd'hui disparues du fait d'une chasse sans éthique et  sans conscience comme celle que vous pratiquez, alors que les espèces affrontent bien d’autres menaces.  

Perruches, amazones et aras , endémiques des Antilles françaises elles aussi, ont été des espèces communes, mais au dessous d’un certain seuil, elles ont été condamnées à disparaître du fait de persécutions de chasse. Vous ignorez cet “effet de seuil”! Connaître les effectifs d’une espèce ou d’une population ne suffit pas à estimer qu’elle est en bonne santé. 


De plus, vous refusez d’admettre que l’endémisme des espèces insulaires est un facteur de vulnérabilité , que l' imprégnation au chlordécone est un facteur de menace .

A vous entendre d’ailleurs, ces animaux ne sont pas réellement contaminés puisque vous vous permettez même de douter du sérieux des analyses menées par un laboratoire de référence (celui de la Drome).


Dans le doute, la protection est la seule option éthique,  raisonnable et responsable. C’est ce qu’impose le principe de précaution inscrit dans la Constitution (article 5 de la Charte de l’environnement) et que L’Etat territorial, et vous, choisissez d’ignorer. 


La thèse d' Émilie Arnoux* révèle pourtant qu’il n’y a plus de doute. On comprend que le statut de cette espèce est encore plus préoccupant que ce qu’on pensait ; ce qui alourdit davantage la responsabilité de la France dans la conservation de l’oiseau. En effet, la grive à pattes jaunes a probablement disparu de l’île de Sainte Lucie (pas d’observation depuis 3 ans). Et, à la lumière de ces travaux, il apparaît 3 clades dont celle de la Guadeloupe et de Montserrat. Madame Arnoux définit ainsi 3 unités significatives de gestion afin de préserver les populations : 


“Quoiqu’il en soit, la structuration génétique des populations mise en évidence par nos résultats permet d’identifier 3 unités significatives de gestion (i.e. Evolutionary Significant Unit ; Ryder 1986, Moritz, 1994) à l’échelle desquelles une gestion et une évaluation de l’état de conservation des populations devrait être déclinées. L’une de ces unités regroupant les oiseaux de Guadeloupe et de Montserrat, impliquerait notamment qu’une attention particulière soit portée sur la population de la Basse-Terre compte-tenu des effectifs et de l’importante diversité génétique qu’elle renferme.” (p147)


Par ailleurs,  ses travaux confirment que les domaines vitaux de l’oiseau sont “petits” ou  “restreints”. Et que la tendance est à la baisse des effectifs : “L’ensemble de nos résultats supportent toutefois l’idée que les effectifs des populations de Basse-Terre et de la Dominique se montrent plus réduits aujourd’hui que par le passé”. (p146)


Tous ces éléments font que, si le statut UICN de la Grive à pattes jaunes devait être ré examiné à la demande du chef de Service Mixte de Police de l’Environnement de Guadeloupe, il resterait “Vulnérable”.


On ne peut nier cet état des connaissances et la poursuite de la chasse des populations du croissant bananier apparait clairement comme une mise en danger à court terme de ces populations déjà exposées à la contamination au chlordécone. Et, nous en appellerons à l’Etat de droit.


Mais surtout, au delà du sort de cette espèce, vous confirmez ici ce que chacun avait parfaitement compris à la dernière réunion : vous refusez de laisser sur place le gibier potentiellement contaminé et vous tenez absolument à transporter ces animaux chlordéconés ! 


Mais pour quoi faire ? Si ce n'est pour les consommer ou pire encore, les proposer à des convives et leurs enfants  ?!


Je veux encore croire que les autorités (et c’est à elles que je m’adresse), mesureront le risque qu’elles prennent pour la santé publique en vous accordant également cette demande.


Cordialement à tous, 


Dr Béatrice Ibéné 

Vétérinaire 




* ARNOUX, E. 2012 Variabilités phénotypique et génétique chez la Grive à pieds jaunes, Turdus lherminieri, à différentes échelles.Thèse de Doctorat d’université.

 


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Publié le par asfa
Publié dans : #dégradation des habitats, #Epandages aériens, #Pesticides, #action juridique

Une nouvelle victoire contre l'épandage aérien de pesticides 

 

 

Par jugement du 05 juillet 2013 , le Tribunal administratif de Basse-Terre suspend les arrêtés préfectoraux portant dérogation à l'interdiction des épandages aériens de fongicides, au profit de la Société SICA LPG (producteurs de bananes).

Les épandages aériens de pesticides sont donc suspendus jusqu'au jugement de fond qui nous l'espérons, comme l'an dernier, conduira à l'annulation de ces arrêtés.

Saisi de nouveau par les associations naturalistes L'ASFA et AMAZONA (qui avaient déja esté et gagné contre cette décision de l'Etat en 2012)  et par l'association En-Vie Santé, le Tribunal Adminstratif a retenu les arguments des associations soutenant que ces arrêtés violent le Principe de Précaution inscrit dans la Constitution (Charte de l'Environnement) et qu'il y avait urgence à les suspendre, en attendant qu'il soit statué sur le fond.

 

Il s'agit donc d'une nouvelle victoire donnée par l'Etat de Droit, dans l'intêret général. Celui de la santé publique, de la préservation de la nature et de la biodiversité.

Il pourrait s'agir également d'une heureuse nouvelle pour l'agriculture réellement durable. Celle qui choisit de tourner le dos aux pratiques productivistes d'une monoculture clonale et opte pour les agroécosystèmes (cultures asssociés, agroforesterie, valorisation de la biodiversité, ...). 

Ce jugement devrait être l'occasion d'amorcer une telle mutation. Les auteurs du rapport interministériel sur l'évaluation des plans d'action chlordécone d'octobre 2011 concluaient qu'il était temps de développer dans nos îles "une agriculture sans pesticides".

 


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Publié dans : #dégradation des habitats

 

Manif contre les épandages aériens de pesticides

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Pour une première mobilisation populaire contre la reprise des épandages aériens c'est un succès !  Cette première manif s'est déroulée dans une bonne ambiance et a rassemblé de 400 à 500 personnes selon les sources (d'autant que de nombreuses personnes ont rejoint le défilé dans la rue Frébault). 


On a pu constater l'intacte  détermination des citoyens et organisations (associations, syndicats, partis politiques) contre cette décision de l'Etat  d'accorder à la société LPG le droit d'épandre pendant UN AN par avion des pesticides sur près de 2 000 hectares. Une décision qui ignore le jugement rendu par le Tribunal Administratif de Basse Terre (saisi par SOS Environnement, L'ASFA, AMAZONA, IRETRA)  qui avait annulé les précédents arrêtés.

 

Toutes les photos de la manif. du 01 er juin 2013 à Pointe à Pitre contre la reprise des épandages aérien de pesticides en Guadeloupe sur la page Facebook du Collectif contre l'épandage aérien  

 

 

                      

 

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Publié le par asfa
Publié dans : #dégradation des habitats

 

MANIFESTION

CONTRE LA REPRISE DES EPANDAGES AERIENS

DE PESTICIDES


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Nous invitons tous les adhérants et sympathisants de L'ASFA, toutes les personnes soucieuses de la préservation de la nature, de la biodiversité, de l'Environnement, de la santé humaine et animale à venir manifester le 01 JUIN 2013 avec les associations naturalistes du Collectif contre l'épandage aérien de pesticides en Guadeloupe.

Tous à la manif contre la décision de l'Etat de permettre à une société LPG de reprendre les épandages aériens de pesticides pour ses seuls intérêts alors que la justice a donné raison aux 4 associations (SOS environnement, L'ASFA, AMAZONA et IRETRA) en annulant les précédents arrêtés préfectoraux accordant dérogation à l'épandage aérien . 

L'épandage aérien est en effet une pratique interdite par une directive européenne de 2009 et un arrêté ministeriel de 2011 car elle est dangereuse pour l'environnement et la santé humaine du fait principalement de la dérive des produits.

 

Les produits épandus, des fongicides triazolés sont tous classés dangereux pour l'environnement, toxiques à très toxiques pour les organismes aquatiques. Ce sont des cancérogènes potentiels  et des perturbateurs endocriniens comme la chlordécone.

Les services en charge de l'environnement n'ont réalisé aucune étude et n'ont donné aucun avis sur l'impact d'une telle pratique sur les flores et faunes sauvages locales ; alors que les bananeraies et les milieux forestiers contigus abritent des espèces endémiques des Petites Antilles (voire de la Guadeloupe) dont plusieurs sont menacées de disparition. 

 

TOUS A LA MANIF POUR FAIRE RESPECTER LE PRINCIPE DE PRECAUTION


POUR FAIRE RESPECTER LA GUADELOUPE DANS SES INTERETS PREMIERS FONDAMENTAUX : SA NATURE EXCEPTIONNELLLE, SA BIODIVERSITE , SON ENVIRONNEMEN, LA SANTE DE SA POPULATION ET DES GENERATIONS FUTURES.

 

POUR UNE AGRICULTURE SAINE ET DIVERSIFIEE QUI NOURRISE D'ABORD LA POPULATION 

 

 

RDV PLACE DE LA VICTOIRE

A POINTE A PITRE SAMEDI 01 JUIN 2013 


 

Les organismes qui appellent à la manifestation :

 

Collectif Vigilance Citoyenne, Collectif contre l'épandage aérien de pesticides, L'ASFA, AMAZONA , LE GAIAC , L'ASFA, AEVA, ALSOPHIS, IRETRA, ASSE, EnVie Santé, Basse Terre Environnement, Guadeloupe Nature Environnement ; Institut Remy Nainsouta, SNES FSU CTU - Combat Ouvrier , Parti de Gauche, PCG, CIPPA, Caraibe Ecologie Les Verts Guadeloupe, 

Les soutiens : Agir pour l'Environnement, AMSES Martinique, Collectif contre l'Epandage Aerien et l'Empoisonnement des Martiniquais,  Agir pour l'environnement, Générations Futures, ALLASAC ONGF, Apiculteurs Midi Pyrénées, 11 secondes.com, les verts de Rage...


affiche manif

 

Les associations de Protection de la Nature : L'ASFA, AMAZONA, ALSOPHIS, AEVA, Le GAIAC, .....défileront derriere une banderole commune !

REJOIGNEZ -NOUS ! Contact : lasfa@wanadoo.fr

 

Pour tout autre renseignement : contact@collectifvigilancecitoyenne.org

www.collectifvigilancecitoyenne.org

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Publié le par asfa
Publié dans : #Etudes ASFA, #Pélican brun, #Oiseaux de Mer, #Oiseaux des Zones Humides

Baby-boom chez les Gwan Gosyé !!

                                  pelican-ad-et-poussin-frais-eclos.jpg

C’est une heureuse surprise qui nous attendait cette semaine lors de notre visite de contrôle sur la colonie de Pélicans brun (Pelecanus o. occidentalis) du Gosier.


 

Cette année, la colonie (la seule connue de Guadeloupe continentale,)  se porte bien. La totalité de cette dernière  n’était pas entièrement visible de notre point d’observation mais nous avons pu observer une trentaine de jeunes à tous les stades d’élevage.
 C'est la première année depuis la découverte de cette colonie en 2007 par L'ASFA, que nous comptons autant de petits !

En effet, chez cette espèce la saison de reproduction s’étale sur 4 à 5 mois. Ainsi, lors d’observations réalisées en milieu de saison, il est possible d’observer en même temps des juvéniles déjà volants,  des poussins âgés de quelques semaines et des poussins frais éclos.

Un poussin étant âgé de quelques jours et un adulte étant encore en train de couver, il va falloir attendre encore 3 mois pour que la totalité des jeunes aient quitté les nids.
Pendant cette période, nul ne va s’en dire que tout dérangement est proscrit.

 Les perturbations humaines sont en Guadeloupe le principal facteur limitant pour l’installation de cette espèce patrimoniale. Des sites très favorables sont présents sur certains îlets comme dans le Grand Cul-de-sac marin mais aujourd’hui le dérangement occasionné par les embarcations s'approchant trop près des reposoirs (Bateaux, VNM, Kayaks,…)  dissuadent les couples d’y entamer une nidification.

 

Rappelons  que  le Pélican brun est une espèce  menacée en tant que nicheuse en Guadeloupe. Elle est classée "vulnérable" sur la liste rouge régionale de l'UICN (UICN France, MNHN, AMAZONA, AEVA, ASFA & ONCFS (2012). La Liste rouge des espèces menacées en France - Chapitre Oiseaux de Guadeloupe. Dossier électronique).  

 Ce timide retour de l'espèce en tant que nicheuse est donc à surveiller !

                           Pelicans-1.jpg

L'ASFA continuera le monitoring cette colonie de "grands gosiers", une espèce qui a donné son nom à la ville du Gosier.

 

 

Régis Gomès et Béatrice Ibéné (Asssociation L'ASFA)

Crédits phtos :  Régis Gomès

Tous droits réservés

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Publié le par asfa
Publié dans : #dégradation des habitats, #Epandages aériens, #Pesticides

 

NON à toute nouvelle dérogation d'épandage aérien de pesticides

dans des milieux déja durablement contaminés par des polluants persistants !!!

 

 

 

 

 

AVIS DE L'ASFA déposé à la Consultation Publique 

 

 

 

La société SICA LPG a déposé une nouvelle demande de dérogation à l'épandage aérien de fongicides  et hydrocarbures aromatiques (pratique interdite par une directive européenne depuis 2009 et une Arrêté Ministériel ).

 

L'ASFA a fomulé ses observations sur le registre de consulation publique. Les observations sont téléchargeables ICI elles complètent celles déposées à la précédente consulation publique en Juin 2012. 

 

Les substances sont toutes classées dangereuses pour l'environnement. Certaines ont des propriétés carcinogènes, reprotoxiques et sont considérées comme des perturbateurs endocriens.

 

L'épandage arien de pesticides représente un danger pour la santé publique, pour la biodiversité et pour l'environnement en général.

 

Alors que le Tribunal Administratif de Basse-Terre avait annulé les arrêtés préfectoraux autorisant l'épandage aérien suite à l'action de l'ASFA et de 3 autres associations (SOS environnement, AMAZONA, IRETRA), nous venons d'apprendre que le Ministère de l'Agriculture a fait Appel de ce jugement. Il s'agit d'un appel pour un acte périmé ! (les AP autorisant l'épandage jusqu'à mi Janvier 2013 ).

 

Le gouvernement nous fait donc savoir qu'aux Antilles, il compte bien autoriser l'épandage durable malgré le contexte de pollution extrême que connaissent ces petites territoires (contamination des sols pour 100 à 650 ans par la cholrdécone et autres organochlorés, contamination de toutes chaines alimentaires, pathologies avérées engendrées par ces pertubateurs endocriniens cancérogènes, ...).

Alors que les "effets cocktail" des produits épandus par voie aériennne avec les autres pesticides rémanants, sont impossibles à appréhender,  l'Etat choisit une nouvelle fois de bafouer le principe de précaution  !

 

 

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Publié le par asfa
Publié dans : #dégradation des habitats

Signez la pétition contre la reprise des épandages aériens

et rendez-vous à la consultation publique

en Sous-préfecture et en Préfecture ouverte jusq'au 08 mars 2013 

 

Lien vers la pétition : ICI 

 

Malgré le jugement du Tribunal Administratif de Basse-Terre rendu le 10/12/2012 qui avait annulé la dérogation dont bénéficie le Groupement de producteurs bananiers de la Guadeloupe pour épandre par aéronef des pesticides (pratique interdite du fait de sa dangérosité), une nouvelle demande a été déposée.

On s'achemine donc vers une nouvelle dérogation comme en Martinique où le Préfet a concédé aux bananiers cette fois 1 an d'épandage de polluants !!! (6 mois les fois précédentes).

Il n'y a que l'opinion publique qui puisse contrarier cette décision ministérielle "politique" de satisfaire aux exigences des lobbys bananiers au mépris de la santé des sols, de la flore, de la faune et de la santé humaine !

En effet, les fongicides épandus sont tous classés dangereux pour l'environnement mais aussi potentiellement carcinogènes et reprotoxiques. Plusieurs sont considérés comme des perturbateurs endocriniens.

L'Etat s'apprète à délivrer un nouveau permis de polluer les milieux naturels pour les seuls intérêts de quelques uns. Alors même que nos sols sont déja contaminés par la Chlordécone et autres organochlorés (eux aussi cancérogènes et perturbateurs endocriniens) jusqu' à 2600 pour certains d'entre eux.  Que les chaines alimentaires sont durablement contaminées (légumes, fruits, poissons, ouassous, langoustes, ... ).  Que les animaux sauvages terrestres  le sont aussi (oiseaux, chauves-souris, grenouilles...). Que les humains le sont et que les conséquences dramatiques commencent à être connues (cancer de la prostate, troubles cognitifs chez les enfants dont les mères ont été exposées pendant leur grossesse, ...).   ...

 

 

DSCN3436

 

Une autre agriculture est possible. Il y a moyen de développer une agriculture diversifiée respectueuse de la biodiversité et de la santé humaine. L'addiction aux pesticides est inhérente à l'agriculture intensive. Le temps est venu de passer à une autre agriculture. Nous le devons à cette Nature si généreuse et aux générations futures.


 

SIGNEZ et FAITES SIGNER LA PETITION !

INSCRIVEZ VOS OBSERVATIONS sur le registre de la consultation publique qui se tient jusqu'au 08 mars  

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Publié dans : #REGNOINEZ L'ASFA !

carte voeux ASFA2013

 

 

carte voeux ASFA2013
par asfa

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Publié le par asfa
Publié dans : #dégradation des habitats, #Epandages aériens, #action juridique, #Pesticides

 

Suite à l'action en justice de l'ASFA associée à 3 autres associations

le tribunal interdit les épandages aériens de pesticides

en Guadeloupe


 

forêt fragmentée par bananeraie-copie-1

 

C'est une victoire pour les 4 associations requérantes au Tribunal administratif de Basse-Terre contre les arrêtés préfectoraux portant dérogation à l'interdiction de l'épandage aérien de fongicides dangereux pour l'environnement, en Guadeloupe, au profit d'une socité de producteurs bananiers.

L'ASFA ainsi que que 3 autres associations AMAZONA, IRETRA et SOS Environnement ont donc gagné leur action juridique contre cette décisicion préfectorale.

C'est une victoire pour les défenseurs de l'environnement qui, pour la première en fois en Guadeloupe estent et gagnent au tribunal administratif contre un arrêté qui porte atteinte à la nature et à la biodiversité.

C'est surtout une bonne nouvelle pour la santé humaine, la santé animale et l'environnement. En espérant que désormais l'Etat et les collectivités prendront plus en considération la fragilité de nos milieux, particulièrement les milieux aquatiques, comme l'exige la loi. C'est ce qu'a mis en exergue le jugement du tribunal administratif.

C'est une première nationale puisque c'est la première fois qu'en France est annulé une arrêté autorisant l'épandage aérien de pesticides (depuis l'arrêté ministériel du 31 Mai 2011 transposant la directive européenne 2009/128).

 

Téléchargez ici le jugement du TA du 10 décembre

  


Dès la première dérogation en decembre 2011, L'ASFA avait alerté les pouvoirs publics leur demandant de prendre en compte les risques de cette pratique pour la biodiversité, en particulier pour les vertébrés (grenouilles, reptiles, oiseaux, chauves-souris) habitant dans les bananeraies ou dans les milieux forestiers avoisinnants mais aussi pour la santé humaine. D'autant plus, que ces territoires et les communautés qu'ils abritent sont déja durablement contaminés par les organochlorés (Chordécone, Lindane, Dieldrine ...). Nos inquiétudes les plus vives concernent la Sérotine de la Guadeloupe (Eptesicus guadeloupensis) le seul mammifère endémique de la Guadeloupe. Cette chauve-souris insectivore est  classée mondialement menacée par l'UICN et est en danger de disparition.

 D'ailleurs, à l'occasion de la consultation publique de juin 2012,  L'ASFA avait produit un avis argumenté sur cette demande. 


Le préfet n'a tenu aucun compte de cet avis, ni de celui de nombreux naturalistes et scientifiques locaux, ni même de celui du Parc national de la Guadeloupe qui lui aussi, avait émis un avis défavorable et demandé qu'en cas de dérogation, la distance dite de sécurité soit portée à 100 mètres (au lieu des 50 mètres minimum) en limite des zones coeurs afin de limiter les effets sur les milieux, particulièrement sur les rivières, sans être entendu.


Tous les fongicides épandus par voie aérienne et terrestre sont classés "dangereux pour l'environnement", "très toxiques pour les organismes aquatiques" (planchton, poissons, crevettes d'eau douce"ouassous"...).

 

 

Nous remercions chaleureusement et du fond du coeur, tous qui nous ont aidés et soutenus dans cette bataille pour la Guadeloupe dans ses intérêts premiers, fondamentaux que sont la santé des générations actuelles et futures, la sauvegarde et la restauration de la biodiversité et de l'environnement, la préservation des ressources alimentaires saines et diversifiées.

 

 

L'ASFA continuera à sensibiliser les autorités mais aussi la population sur les risques sanitaires et environnmentaux de l'usage des pesticides dans l'agriculture (pas seulement les bananeraies)  mais aussi dans les jardins et à la maison. Des alternatives respectueuses de la santé et de tout ce qui nous environne existent !

 

Liens Presse sur cette affaire :


- un article de Martine Valo dans le quotidien Le Monde 


- un article de News Antilles 

 


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Publié le par asfa
Publié dans : #dégradation des habitats, #Epandages aériens, #Pesticides

 

 

bananeraie devant foret

 

Création du

"Collectif contre l'épandage aérien de pesticides en Guadeloupe"

 

Suite à la dérogation accordée par l'Etat au Groupement de Producteurs de Bananes de la Guadeloupe, un Collectif essentiellement composé d'associations et de membres de la société civile s'est monté afin de sensibiliser la population au danger que représente l'épandage aérien de produits toxiques pour l'environnement et la santé humaine.

      mort aux trousses

Les membres du Collectifs ont adopté un manifeste contre l'épandage 

 

Téléchargez ICI le Manifeste du Collectif contre l'épandage aérien de pesticides en Guadeloupe dont les premieres associations signataires sont :


Le Café-débat  Social Club, l'Institut Rémy Nainsouta, L'ASFA, AMAZONA, Alsophis, le Gaiac, Guadeloupe Nature Environnement, ACED, NatureKulture971, Vernature, Sos environnement, L'IRETRA, le grouepementdes Agriculteurs BioEco Bio, Arts et agriculture Biologique, IETE -le Panier Vert Local, SAVE, KARE,


 

      Téléchargez ICI le TRACT du Collectif qui sera distribué lors des actions de sensibilisation sur le terrain !

 

 

Rejoignez le Collectif sur Facebook !  

 

port masque bananeraie

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