• : Faune-Guadeloupe - L'ASFA -
  • Faune-Guadeloupe - L'ASFA -
  • : Faune-Guadeloupe: Site officiel de l'ASFA ( L'Association pour la Sauvegarde et la réhabilitation de la Faune des Antilles ). Les espèces d'amphibiens, reptiles, oiseaux, mammifères (chauves-souris), les sorties nature, les actualités de la nature en Guadeloupe ... sont sur faune-guadeloupe !!!
  • Contact

Rechercher

24 juillet 2014 4 24 /07 /juillet /2014 23:11

Le premier numéro de KaruBats Niouz,

la  lettre d'information du Groupe Chiroptères de Guadeloupe

est à télécharger ici ! 

 

 

 

Vous y trouverez  l'actualité du Groupe  : synthèses des études, projets, actions pédagogiques et de sensibilisation et à travers plusieurs rubriques, de précieuses informations sur les chauves-souris de la Guadeloupe et des Petites Antilles.

 

Bonne lecture à tous ! 

Partager cet article

2 juillet 2014 3 02 /07 /juillet /2014 23:20

La chasse en Guadeloupe :

un autre scandale environnemental et sanitaire 

 

 

Le projet d'arrêté préfectoral relatif à l'exercice de la chasse en Guadeloupe pour la saison 2014-2015 était sousmis à la consultation du public.

 

L'ASFA a émis un avis très défavorable en soulignant à la Préfète de Guadeloupe que ce projet d’arrêté relatif à l’exercice de la chasse sur le département de la Guadeloupe constitue une menace grave pour la santé publique et pour la biodiversité ; particulièrement pour la Grive à pattes jaunes (Turdus lherminieri) une espèce endémique de  3 îles seulement et classée mondialement menacée par l’UICN. 

 

 

Comme pour l'affaire de épandage aérien de pesticides, et alors que le Conseil d'Etat a montré la validité des arguments que nous pouvons exposer, la Préfète de Guadeloupe choisit d'ignorer complétement l'avis de l'ASFA. Elle n'a rien modifié à son projet d'arrêté.

 

Une fois encore, la Préfète cède aux lobbys et aux intérêts particuliers de quelques uns. Elle choisit de satisfaire le plaisir personnel des chasseurs au mépris des règles élémentaires de protection de la biodiversité insulaire.

 

Mais aussi au plus fort mépris de la préservation de la santé publique.

 

En effet, la Préfète autorise une nouvelle fois les chasseurs à tuer les grives à pattes jaunes et des tourterelles à queue carré de la zone dite du "croissant bananier" alors que ces oiseaux sont contaminés par le chlordécone. Les teneurs en chlordécone sont si élevées qu'un autre arrêté interdit la consommation de ces mêmes oiseaux  (AP N 2012-747 du 30 juin 2012) !

 

Les chasseurs ont donc le droit pour satisfaire leur "pur plaisir de tuer", d'abattre les grives et tourterelles du croissant bananier et de les transporter partout en Guadeloupe. 

 

L'administration prend ainsi l'énorme risque que ces oiseaux contaminés soient finalement consommés par des enfants et des femmes enceintes !

Les effets particulièrement délétères de ce pesticide carcinogène, perturbateur endocrinien et neurotoxique sur la santé des personnes vulnérables sont pourtant très bien documentés.

 

Il s'agit là, d'une nouvelle atteinte GRAVE à la SANTE PUBLIQUE des guadeloupéens. 

 

La Préfète facilite aussi ainsi la diffusion de la pollution par le chlordécone et la contamination de régions jusque là épargnées. Les oiseaux contaminés étant contaminants pour les chaines alimentaires et l'environnement.

 

Il s'agit d'un permis de polluer et d'empoisonner.  

 

 

Les effets toxiques des organochlorés sur les oiseaux sont également très biens connus.

Ces molécules, dont fait partie le chlordécone, quand elles n'entrainent pas d'emblée la mort lors de contamination aigue (neurotoxique et hépatotoxique),  nuisent aux fonctions de reproduction des oiseaux et pertubent leur comportement (exposition chronique).

 

La grive à pattes jaunes est classée mondialement menacée par l'UICN en raison de la de sa faible répartition géorgraphique mondiale, de la dégradation de ses habitats forestiers, et de la pression de chasse qui s'exerce sur elle en Guadeloupe.

Elle n'est plus présente que sur 3 îles au Monde depuis sa récente disparition de Sainte Lucie *.

 

Son statut UICN "vulnérable" indique que ce bel oiseau est confronté à un risque élévé d'extinction à l'état sauvage à moyen terme". Elle est également classée "vulnérable" sur la liste rouge régionale UICN des oiseaux menacées en Guadeloupe.

 

D'après les connaissances scientifiques actuelles, l'imprégnation par le chlordécone constitue un autre facteur de déclin  important pour cette espèce.

 

Avec cet arrêté ce sont pas moins de 22 jours de chasse de  Grive à pattes jaunes qui sont autorisés (du 01 novembre 2014 au 04 janvier 2015 tous les samedis, dimanches, jours fériés et chômés).

Le quota ou Prélèvèment Maximal Autorisé (PMA) de 4 grives par chasseur et par jour de chasse est ahurissant. En effet, il n'est pas accompagné d'un quota de chasseurs par grive. Ce PMA correspond à 88 oiseaux /chasseur et par jour de chasse pour la saison alors qu'on compte  3 000 chasseurs en Guadeloupe !

Par son arreté, l'administration permet donc théoriquement que 264 000 grives à pattes jaunes soient tuées cette année !

S'il ne sont "que" sont 500 chassseurs à chasser la grive, ils tueront tout de même 44 000 oiseaux !!!

 

Le bons sens et le principe de précaution (lequel a une valeur constitionnelle et doit s'imposer d'après la loi, aux décisions de l'administration) voudraient que l'espèce soit protégée en Guadeloupe comme elle l'est sur les autres îles (anglophones).

 

Tout au moins (et ce ne serait vraiment qu'un minimum) que les populations du croissant bananier ne soient davantage décimées par la chasse.

Cet abattage agrave considérablement le risque de leur disparition à court terme ; alors que les autorités ont l'obligation légale et éthique de tout mettre en oeuvre pour favoriser la résilience des espèces.

 

 

Mais la Préfète en a décidé tout autrement. Bien qu'originaire de la Guadeloupe, elle est sans pitié pour ce patrimoine naturel exceptionnel et irremplaçable, comme ses prédécésseurs. 

 

Ce sont des telles hérésies dans la gestion mortifère du patrimoine naturel qui ont conduit, rapellons-le, à la disparition définitive d'autres espèces endémiques de notre archipel : l'Ara de Guadeloupe, la Perruche de Guadeloupe et l'Amazone de Guadeloupe .....au 19ième siècle !

 

 

Seule différence : les autorités agissent actuellement en pleine connaissance de la fragilité des espèces endémiques forestières, des risques de leur disparition et en méprisant totalement les textes de loi. Notamment la charte de l'environnement inscrite pourtant dans la Constitution. 

 

 

L'effondrement de la biodiversité de nos petits territoires insulaires va donc se poursuivre.

 

 

Chasseurs guadeloupéens et préfète guadeloupéenne en porteront pour une bonne part,  la funeste responsablilité ! 

 

 

 

 

*ref :  ARNOUX, E. 2012 Variabilités phénotypique et génétique chez la Grive à pieds jaunes, Turdus lherminieri, à différentes échelles.Thèse de Doctorat d’université.

 

Avis de L'ASFA à la consultation publique

Arrêté Préfectoral exercice de la Chasse en Guadeloupe saison 2014-2015

AP 2012-747 interdisant la consommation du gibier à plumes potentiellement contaminé par le Chlordécone

Partager cet article

26 juin 2014 4 26 /06 /juin /2014 18:30

Voici une menace sérieuse

qui pointe son nez aux portes de la Guadeloupe

 

Cet anolis originaire du banc de Porto Rico, Ctenonotus cristatellus ou Anolis cristatellus est une espèce considérée comme invasive dans toute la Caraïbe. Connue à ce jour comme espèce introduite en Floride, au Mexique, au Costa Rica, à Saint-Martin, dans la grande majorité des Grandes Antilles et à la Dominique, elle pourrait être d’ores et déjà présente dans d’autres îles des Petites Antilles.

 

Cette espèce comme d’autres anolis peut voyager incognito sur les bateaux de plaisance ou au sein des containers voyageant d’îles en îles, mais elle peut aussi s’échapper de captivité, car il s’agit d’une espèce vendue comme NAC (Nouveau Animaux de Compagnie).

 

L'Anolis de Porto Rico est aujourd’hui considéré comme une Espèce Exotique Envahissante (EEE) pour :

- Son caractère très agressif qui en fait une espèce dominante face aux Anolis endémiques. Les mâles chassent les mâles des autres espèces qui disparaissent.

- Ses fortes capacités de colonisation des habitats xérophiles (secs) et littoraux.

 

A la Dominique depuis son arrivée à la fin des années 1990 à Roseau, l’espèce a rapidement colonisé une grande partie du littoral de la moitié sud de l’île. Aujourd’hui là où elle s’est installée, l’espèce endémique a quasiment disparu !

 

L’augmentation des échanges maritimes avec la Dominique (Passagers, barges de sables, ...) et l’engouement pour les Nouveaux Animaux de Compagnie (NAC) en Guadeloupe constituent des risques importants d’introduction de cet invasif à court ou moyen terme dans notre Archipel. Ce qui serait une catastrophe pour nos espèces endémiques, particulièrement pour celles des dépendances et des îlets (Marie Galante, Petite Terre, La Désirade, Les Saintes, Îlet Kahouanne, Îlet Pigeon ...).

 

 

VIGILANCE ! 

N‘hésitez pas à prendre des photos de tout Anolis qui vous paraît étrange.

et à nous transmettre les photos à cette adresse : lasfa@wanadoo.fr

 

 

Comment le reconnaitre ?

 

Il est de taille identique à nos anolis, cependant quelques caractères anatomiques ou comporte- men- taux peuvent permettre de le différencier :

- Sa couleur dorsale varie de l’olive en passant au brun jusqu’au presque noir. Il présente généralement de nombreuses taches ou marbrures sur la queue, les pattes et les flancs.

- Les mâles ont le plus souvent une queue crêtée ondulée.

- Son crâne est plus massif avec des mandibules plus courtes.

- Fanon orangé à la bordure blanchâtre très souvent au centre verdâtre. - Très agressif vis-à-vis des autres anolis, lors des confrontations il peut émettre des sifflements et faire vibrer sa queue.

 

TELECHARGEZ LA FICHE SPECIALE réalisée par L'ASFA 

Vigie Reptiles : L'Anolis à crête de Porto Rico est aux portes de la Guadeloupe
Vigie Reptiles : L'Anolis à crête de Porto Rico est aux portes de la Guadeloupe

Partager cet article

23 mai 2014 5 23 /05 /mai /2014 23:45
Le Gecko lugubre, un nouvel invasif en Guadeloupe

Le Gecko lugubre (Lepidodactylus lugubris) est une nouvelle Espèce Exotique Envahissante arrivée en Guadeloupe depuis peu mais déja en pleine expansion.

Faites nous part de vos observations !

C'est un gecko qui fréquente les maisons. Il convient de le différencier de l'Hémidactyle mabouya (Hemidactylus mabouia) et du Thécadactyle à queue turbinée (Thecadactylus rapicauda).

 

Pour en savoir plus télécharger la fiche ci-dessous 

Partager cet article

Published by asfa - dans Lézards
commenter cet article
11 mai 2014 7 11 /05 /mai /2014 16:21

 

Le Conseil d'Etat donne droit à la demande de L'ASFA

de suspendre les épandages aériens de pesticides

partout en France

 

 

Le Conseil d'Etat, saisi par 3 associations guadeloupéennes : L'ASFA , AMAZONA et Envie Santé suspend l'exécution de l'Arrêté Inter Ministériel du 23/12/2013 qui permettait aux préfets d'accorder des dérogations à l'interdiction de l'épandage aérien de pesticides dans des conditions beaucoup plus larges que celles permises par la directive européenne 2009/128 .

 

Lire l'ordonnance du 06 mai 2014 de la juge des référés : ICI

Communiqué du Conseil d'Etat :ICI

 

Cette suspension empêche la prise de tout nouvel arrêté autorisant les épandages de pesticides par aéronef, sur toutes les cultures (banane, vigne, riz, mais,..), partout en France.

 

C'est Béatrice Ibéné, vétérinaire, Présidente de L'ASFA qui est venue de Guadeloupe pour plaider à l'audience publique de référé du 28 avril 2014 au nom des 3 associations requérantes.

 

Il s'agit d'une bonne nouvelle pour la santé humaine et la biodiversité. L'épandage aérien  du fait de la dérive inéluctable de produits toxiques, perturbateurs endocriniens, pour certains carcinogènes probables, constitue en effet une menace grave pour la santé publique (particulièrement des riverains), pour la santé des écosystèmes et de la biodiversité.

 

La biodiversité exceptionelle de la Guadeloupe et la Martinique était particulièrement exposée à ce danger.

 

Bien qu'il nous faille aller jusqu'à l'annulation pure et simple de cet arrêté qui ne respecte pas la Directive européenne de 2009, il s'agit d'ores et déja d'une victoire pour les associations et les membres de la société civile qui ont mené ce combat depuis près de 3 ans, de voir que leur argumentation à la fois technique, scientifique et juridique, a été validée par la plus haute juridiction.

 

Pour L'ASFA et AMAZONA, Il s'agit d'une 4 ieme victoire après les suspensions et annulation des Arrêtés Préfectoraux obtenues du Tribunal administratif de Basse-Terre. 

 

Mais derrière cette belle victoire, il y a aussi le constat d'un énorme gâchis.

Si les autorités administratives (ministres, préfets, services,.. ) avaient suivi, ne serait -ce que quelquns des avis éclairés, des recommandations et prescriptions formulées ces dernières années notamment lors des consultations publiques, si elles avaient réellement pris en compte les précédents jugements des tribunaux administratifs de Basse Terre et de Fort de France, cette énergie colossale, ce temps considérable (plusieurs milliers d'heures BENEVOLES ) et cet argent conséquent, qu'il a fallu investir, auraient pu être utilisés différemment. Par exemple, consacrés aux études et actions de sensibilisation.

Si l'Etat n'avait pas choisi de ne considérer que les seuls intérêts financiers des lobbys agrochimiques, appuyés par la plupart des décideurs politiques, nous n'aurions pas eu à dépenser autant pour défendre ce qui relève de l'intérêt général.

 

Les valeurs fondamentales que nous défendons que sont la protection de l'environnement, du patrimoine naturel, et de la santé humaine, sont reconnus par la Charte de l'environnement à laquelle le Préambule de la Constitution fait référence (loi du 01 mars 2005). Elles méritent de transcender tous les clivages et de s'affrachir des considérations financieres d'intérêts particuliers ou des pressions des lobbys financiers.

 

L'ASFA tient à remercier ses adhérents, les autres associations et organisations du Collectif contre l'épandage aérien de pesticides en Guadeloupe et la population guadeloupéenne qui ont soutenu notre action  mais aussi les associations de la Martinique et de l'Hexagone (le Syndicat des apiculteurs de Midi-Pyréenée, l'Appel des Médecins du Limousin contre les pesticides, Générations Futures,,,..) et toutes celles et ceux qui n'ont eu de cesse de nous encourager à poursuivre cette bataille juridique.

 

 

Alors que la presse locale autant sous l'emprise des lobbys agrochimiques que la plupart de nos élus,  n'a guere fait écho de ce résulat à portée nationale, le quotidien le Monde lui, y consacre un article. De même pour plusieurs web magazines nationaux dont Reporterre. Merci à ces journalistes qui exercent leur métier d'informer les citoyens de façon consciencieuse et libre. 

 

 

MERCI à toutes et tous ! 

Nous avons encore besoin de votre soutien pour aller jusqu'au bout ! 

 

 

Avis de L'ASFA à la Consultation Publique mars 2013 

Avis de L'ASFA à la Consultation Publique juin 2012 

Ordonnance du Conseil d'Etat du 06 Mai 2014

Béatrice Ibéné après l'audience de référé au Conseil d'Etat le 28 avril 2014 (photo : Bénédicte MARTIN/Reporterre)

Béatrice Ibéné après l'audience de référé au Conseil d'Etat le 28 avril 2014 (photo : Bénédicte MARTIN/Reporterre)

Partager cet article

7 avril 2014 1 07 /04 /avril /2014 22:47

Le Groupe Chiroptères de Guadeloupe et L'ASFA

lancent une page Facebook dédiée aux Chauves-souris

de Guadeloupe et des Antilles :KARUBATS !

 

 

Vous y trouverez toute l'actualité du Groupe Chiroptères de Guadeloupe (études, actions    de sensibilisation,..), des photos et monographies des espèces présentes en Guadeloupe et des liens vers les articles relatifs à ces animaux fascinants !

Cette page est aussi un lieu d'échanges avec les chiroptérologues de la Caraibe, d'Amérique du Nord et d'Amériques du Sud, régions avec lesquelles nous avons des espèces en commun. 

 

Rejoignez les mamzel de la nuit sur facebook ! 

 

 

Partager cet article

9 janvier 2014 4 09 /01 /janvier /2014 16:26

Carte voeux l'ASFA 2014
Carte voeux l'ASFA 2014

 

 

 

Le Pic de la Guadeloupe, dernière espèce d'oiseau endémique de la Guadeloupe (Basse -Terre et Grande -Terre) Elle est classée proche de menacée par l'UICN. (Photo : Emmanuel Ibéné)

 

Le Monophylle des Petites Antilles, petite chauve-souris nectarivore, endémique des Petites Antilles. Une espèce sensible. (Photo : Régis Gomès)

 

Le Sphérodactyle fantastique, petit gecko des litières, endémique de Guadeloupe, Montserrat et Dominique. Plusieurs sous-sespèces sont endémiques de la Guadeloupe (Photo: Régis Gomès)

 

Le Scinque de la Désirade, lézard endémique de Désirade et Petite Terre, en danger de disparition. (Photo: Béatrice Ibéné)

 

L'Hylode de Martinique, Grenouille endémique de Guadeloupe, Dominique et Martinique classée proche de menacée par l'UICN. (Photo: B. Ibéné)

 


Partager cet article

10 novembre 2013 7 10 /11 /novembre /2013 14:04

Dans le cadre des études sur les chauves-souris et reptiles rares menées par L'ASFA, deux séances de prospections ont concerné la Désirade en Avril et en Novembre 2013

 

Prospection ASFA Désirade 2013

 

Découverte de gîtes hypogés de chauves-souris :

20 cavités on été recherchées (mais il en reste au moins une trentaine !) :

- 1 gîte contrôlé (hélas sans chauve-souris cette fois) 

- 2 gîtes découverts. Ils méritent un suivi régulier.

L'un d'eux abrite une espèce endémique des Petites Antilles strictement cavernicole : Natalus stramineus. Une autre grotte abrite une colonie d'Artibeus jamaicensis et présente un fort potentiel d'acceuil pour d'autres espèces. 

- 1 cavité littorale nécéssite du matériel de descente pour être explorée

- 12 cavités n'apparaissent pas présenter d'intérêt pour les Chiroptères 

- 4 cavités ont été recherchées en vain ! 

 

 

Découverte de  3 nouvelles localités pour le Scinque de la Désirade (Mabuya desiradae) :

 

Mabuya desiradae

 

Le Scinque de Désirade est endémique de Petite Terre et de la Désirade, où il semblait très rare. En effet, jusqu'alors seules 4 observations de scinques à la Désirade avaient été publiées. Des observations réalisées en 1963, 2000, et 2009 en 3 stations différentes.

C'est pourquoi l'espèce est considérée par certains auteurs en Danger critique d'extinction (Hedge et Conn, 2012).

 

Scinque de la Désirade

 

Lors des prospections menées par L'ASFA en 2013, 9 scinques ont pu être observés en 4 stations différentes dont 3 nouvelles localités pour l'espèce (Morne Blanc, Plateau Calvaire et Grand Bassin). 4 individus ont pu être photographiés et 2 ont pu être filmés dont une femelle apparemment gravide.

La présence de cette espèce a été confirmée sur un site où elle avait été observée par Michel Breuil et Béatrice Ibéné en Août 2000 (Breuil, 2002). Mais pas sur ceux de 1963 et 2009. 

 

Mabuya desiradae

 

La connaissance des habitats et microhabitats utilisés par les scinques à la Désirade est fondamentale pour prescrire aux autorités des mesures de sauvegarde. 

Si fort heureusement la Mangouste demeure pour l'instant absente de l'île, l'expansion du Raton laveur, récemment introduit, est en revanche préoccupante pour la conservation de l'espèce. Comme celle des rats, poules et chats errants.

La préservation de ce patrimoine naturel unique passe également par la sensibilisation de la population au joyau fragile et irremplaçable qu'il représente. 

carto asfa scinques de la Désirade 2013

Références :

 

- Breuil, 2002, Histoire naturelle des amphibiens et reptiles terrestres de l'archipel Guadeloupéen, Paris, MNHN, 339 p.

- Hedges, B. & Conn, C.E., 2012, A new skink fauna from Caribbean islands [Squamata, Mabuyidae, Mabuyinae], Zootaxa, 3288, 1-244  

 

 

- Paré T, Lorvelec O. 2012. Mabuya desiradae (Désirade Skink). Conservation. Caribbean Herpetology 38:1

 

- Gomès R., Ibéné B. 2013. Mabuya desiradae (Désirade Skink). Distribution. Caribbean Herpetology 43:1.    

 

Crédits photos :

R. Gomès, B. Ibéné

 

Partager cet article

Published by asfa - dans Etudes ASFA
commenter cet article
26 octobre 2013 6 26 /10 /octobre /2013 17:41

Encore une espèce introduite en pleine expansion en Guadeloupe :

 Lepidodactylus lugubris (Duméril and Bibron, 1836)

 

L'archipel guadeloupéen connait l'expansion d'une nouvelle espèce de reptiles récemment introduite, un geckonidé (famille des mabouyas) Lepidodactylus lugubris. Il ressemble à l'Hémidactyle mabouia (Hemidactylus mabouai) introduit lui, depuis le commerce trianguaire, et considéré maintenant comme une espèce patrimoniale. 

 

 

Lepidodactylus lugubris

 

Observé pour la première fois aux Abymes en 2010 (1), ce petit gecko a été de nouveau observé en 2011 aux Abymes (1) et à Sainte-Rose (2), puis en 2012 toujours à Sainte-Rose (2) et à Pointe-à-Pitre (3). Cette année l’espèce a été observée sur le même site de Sainte-Rose (2) mais également au Gosier (3)

 

Si l'origine de son arrivée en Guadeloupe sera difficile à déterminer, son installation sur les îles de Basse-Terre et de Grande-Terre est maintenant établie. 

 

Il est possible que cette nouvelle espèce soit arrivée avec des matériaux ou végétaux d’importation comme le typhlos brame, un petit serpent invasif (serpent des pots de terre) et les rainettes Scinax x signées d'Amérique du Sud.

 

Toutefois,  ce gecko, prisé par les collectionneurs amateurs de NAC (Nouveaux Animaux de Compagnie), facile à élever, robuste, à grande longévité,  et en vente dans les animaleries spécialisées pour une vingtaine d’euros a tout aussi bien pu s'échapper d'un terrarium !

 

 

Comment le reconnaitre ?

C'est un petit gecko d'une longueur de 10 cm (dont près de la moitié pour la queue).  De couleur crème fauve, avec sur le dos et les flancs des taches et marbrures brunes plus ou moins marquées. Le dessous du corps est beige. Une bande faciale brune plus ou moins marquée part du museau jusqu’aux épaules.  Elle peut se prolonger en bandes dorsolatérales chez les individus les plus marqués.


 Lepidodactylus lugubris

 

 

D'où vient- il ?  


Il est naturellement répandu sur la région Indo-Pacifique.

Il a été introduit sur les côtes Pacifiques de l’Amérique centrale (Smith et Grant, 1961; Schauenberg 1968 ; Henderson et al. 1976; Kraus, 2009; Uetz 2011), depuis 2007 il est signalé sur les côtes caribéennes du Panama, du Surinam (Bauer et al 2007) et en Guadeloupe (1)(2)(3)(4) .  

 

 

Ses habitats de prédilection 

 

Il habite naturellement les zones de faible altitude, les  mangroves, les zones côtières et anthropisées.  On le trouve souvent dans les milieux perturbés ou complètement artificiels en zone littorale où il va profiter des éclairages artificiels pour la capture de ses proies. Généralement nocturne, il se cache la journée dans les anfractuosités, sous l’écorce des arbres, les palmes de cocotiers ou les filaos. Il peut ponctuellement avoir une activité diurne.

 

 

Son mode de reproduction facilite son expansion rapide


C'est une espèce parthénogénique . Elle se reproduit à partir d'un gamète femelle non fécondé.  Les femelles sont territoriales et les affrontements territoriaux ne sont pas rares avec des poursuites. Les femelles dominantes repoussant les plus petites des zones les plus propices à l’alimentation. Les individus territoriaux sont capables de vocaliser. Leurs cris consistent à des séries de sons courts ressemblants à tchik.

C’est une espèce assez prolifique, la ponte généralement par séries de deux œufs mous est collée à un support quelconque avant de durcir. Ce quifacilite le transport des oeufs.  Plusieurs femelles peuvent pondre dans les mêmes fissures ou systèmes racinaires. L’incubation dure environ 2 mois. 

 

 

L'ASFA surveille  le caractère invasif (expansion, interactions et impacts sur les autres espèces, ...) de cette nouvelle espèce exotique envahissante sur notre archipel.

Rapplelons-le, l'introduction d'espèces exotiques est une cause majeure de fragilisation et de disparition des espèces insulaires, singulièrement des espèces endémiques !  

 

Faites-nous part de vos observations:

 lasfa@wanadoo.fr

 

 

Références :

-Bauer et Sadlier, The new Caledonian herpetofauna, 2000.

-Beate Röll. Sauria, Suppl., Berlin, 2002, 24 (3): 545-550

- (1) Lorvelec O., Levesque A.  and Bauer A. M. - First record of the Mourning Gecko (Lepidodactylus lugubris) on Guadeloupe, French West Indies. Herpetology Notes, volume 4: 291-294 (2011) 

- (3) Gomès R., Ibéné B. 2013.  Lepidodactylus lugubris (Mourning Gecko).  Caribbean Herpetology 44:1].

- (2) Parmentier P., Ibéné B., Gomès R. 2013. Lepidodactylus lugubris (Mourning Gecko).  Caribbean Herpetology  Herpetology 47:1].

 

 

 

 

Partager cet article

Published by asfa - dans Etudes ASFA
commenter cet article
14 juillet 2013 7 14 /07 /juillet /2013 14:39

  

Sainte-Anne, le 17 juin 2013

 

Madame la Préfète de la Guadeloupe,

Monsieur le Secrétaire Général de la Préfecture,

Monsieur le Directeur de la DEAL,

 

Consternée par l'évidente collusion entre les représentants de l'Etat et la fédération des chasseurs et refusant par ma présence, de cautionner ce genre de mascarade et un résultat manifestement acquis d'avance, je vous informe de ma décision de démissionner de la Commission Départementale de la Chasse et de la faune Sauvage dont la seule fonction est d'entériner des accords préalables ; ce, au mépris des plus élémentaires mesures de préservation des espèces endémiques.

 

Pour satisfaire le seul plaisir de tuer, des chasseurs, vous allez de nouveau autoriser l’abattage de grives à pattes jaunes dans la région dite du “croissant bananier” alors que leur consommation est interdite du fait de l'imprégnation potentielle par la chlordécone.

 

Cette espèce forestière est endémique de 4 îles seulement des Petites Antilles dont Sainte- Lucie, où elle est extrêmement rare. Elle existe donc dans ces îles et nulle part ailleurs au monde. Elle bénéficie naturellement d’une protection légale forte dans les 3 autres îles où elle est présente. L’espèce est classée menacée à l’échelle mondiale par L’UICN (statut Vulnérable) et à l’échelle locale par le Comité français de L’UICN, organisme dont le Ministère de l’écologie est membre pour la France (statut également Vulnérable).

 

Il est admis que les organochlorés, dont fait partie la chlordécone, sont des perturbateurs endocriniens extrêmement délétères pour les fonctions de reproduction des oiseaux. La contamination avérée des populations de Grive à pattes jaunes du croissant bananier par ce pesticide, constitue donc un facteur de menace supplémentaire pour la survie de l’espèce.

 

De plus, de récentes études tendent à prouver que les populations de grives à pattes jaunes ont peu d’échanges génétiques entre elles. Ce relatif “isolement génétique” fait que :

l’adaptabilité de l’espèce aux changements constants de son environnement est amoindrie,

l’expression des gènes délétères est facilitée,

et la vulnérabilité aux agents pathogènes est largement accrue.

 

Malgré tous ces éléments que vous ne pouvez ignorer, vous allez maintenir l’autorisation de chasse sur ces populations déjà affectées. Cette décision obère l’avenir de l’espèce dans cette région contaminée par la chlordécone pour 100 à 650 ans, selon la nature des sols.

 

L’urgence de la mise en place d’une protection légale intégrale de la Grive à pattes jaunes, ainsi que le refus de considérer ce “patrimoine commun de la nation”, comme étant susceptible d'appropriation par une catégorie d'intérêts particuliers, me conduiront à l'avenir à privilégier d’autres modes d'action qui je l’espère, seront plus efficaces.

 

 

Avec mes regrets, je vous prie de croire Madame la Préfète, Monsieur le Secrétaire Général, Monsieur le Directeur, en l'expression de ma parfaite considération.

 

 

Béatrice Ibéné

 

Dr Vétérinaire

 

Naturaliste

Membre de la CDCFS depuis 2005 en tant personnalité qualifiée “spécialiste des espèces menacées” (Thèse de Doctorat vétérinaire sur la conservation de la faune sauvage de l’archipel guadeloupéen).

Membre assesseur du Gobal Amphibian Assessement de la Commission de Sauvegarde des Espèces de l’Union mondiale pour la Conservation de la Nature (UICN) pour les îles de la Caraïbe.

Présidente de L’Association pour la Sauvegarde et la réhabilitation de la Faune des Antilles (L’ASFA – www.faune-guadeloupe.com)

 

 

 -----------------------------------------------------------------------------------------------------------------

 

 

Après 8 ans de participation bénévole à la CDCFS, Béatrice Ibéné, Présidente de l'ASFA a donc décidé de démisssioner pour dénoncer la collusion des services de l'Etat avec les chasseurs et le sort révoltant de la Grive à pattes jaunes (Turdus lherminieri).

Les deux associations présentes en tant qu'associations soit disant de "protection de l'environnement", Eco Lambda et URAPEG, ont toujours voté dans le sens du seul intérêt des chasseurs. On ne sait pourquoi ... peut être parce que des chasseurs font partie de ces associations ...

En 8 ans, les seules avancées obtenues ont été l'interdiction de chasse de grives à pattes jaunes sur la Grande Terre (où elle est rare) et l'instauration d'un quota de 8 puis 4 grives à pattes par jour et par chasseur sur la Basse -Terre. Ce qui est insuffisant puisqu'il y a très peu de contrôles ! 

Et les chasseurs le reconnaissent eux-mêmes : ils tirent sur les grives en général (grives fines, grosses grives, grives pattes jaunes, ...)  et font la diagnose ensuite !

 

Cet oiseau endémique de 4 îles des Petites Antilles est sur la liste rouge mondiale des espèces menacées de l'UICN et est également classé menacé en Guadeloupe par le Comitié français de l'UICN.

 

Les récents travaux d'Emilie Arnoux dans le cadre de sa thèse de Doctorat d'Université révèlent que la Grive à pattes  jaunes a probablement disparu de Sainte-Lucie.  Et qu'il y a 3 clades au sein de l'espèce dont celle de Montserrat et Guadeloupe. De plus, l'oiseau est sédentaire et son domaine vital est restreint. Tous ces facteurs ne font qu'aggraver le statut de conservation de cette espèce qui mérite d'être protégée intégralement. 

 

Pire encore,  l'Etat a renouvellé encore cette année l'autorisation d'abattage de grives à pattes jaunes dans la zone dite du "croissant bannanier" alors que leur consommation est interdite en raison de leur impregnation conséquente par la chlordécone !

On donne bien un droit de tuer juste pour le plaisir, au mépris de la préservation de la biodiversité et de ce patrimoine commun.  On détériore encore l'état des populations du "croissant bananier" ; puisqu'il est admis que l'imprégnation par les organochlorés est un facteur de menace des populations d'oiseaux (impact sur le fonctionnement hormonal et la reproduction). 

C'est un cas quasi unique en France où seules les espèces classées ou suceptibles dêtre classées "nuisibles " (bien que nous soyons absolument opoosés à cette qualification!) peuvent être abattues sans être consommées. 

 

Manifestement, la préfecture choisit une fois encore de méconnaitre le Principe de précaution. L'ASFA fera donc appel à l'Etat de droit afin de tenter de sauver ce qui peut encore l'être...

 

------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------ 

 

 

 

 

A ce sujet,  voici le courriel envoyé par Béatrice Ibéné aux membres de la CDCFS le 08/07/2013 faisant suite à la dernière réunion :

 

 

  

Monsieur Calixte,


En réponse au pathétique pensum que vous nous infligez, en un galimatias philosophico-juridico-pseudo scientifique, force est de constater que ce raisonnement spécieux amène à la conclusion que votre plaisir de tuer est la seule raison à la mise en péril d'une espèce animale non nuisible et de surcroit endémique et menacée .


Je partage toutefois votre parallèle  : ce genre de plaisir relève de la même cruauté que celle de la tauromachie. L'absence totale d'éthique de cette pratique, et sa cruauté, n'ont d'égales que celles qui vous conduisent à abattre des oiseaux juste pour le “fun”, pour le pur plaisir de les voir tomber sous vos yeux.


Une fois encore vous exposez votre ignorance de l'histoire de la chasse et de ses conséquences dramatiques,  vous ignorez  l'histoire  du Pigeon migrateur américain qui existait par milliards d’individus tant et si bien qu’un vol masquait la lumière du jour des heures durant et faisait chuter la température de plusieurs degrés jusqu’à  ce qu’il soit exterminé par les chasseurs.

Vous méconnaissez  l’histoire et le destin funeste d'espèces, un temps communes, et aujourd'hui disparues du fait d'une chasse sans éthique et  sans conscience comme celle que vous pratiquez, alors que les espèces affrontent bien d’autres menaces.  

Perruches, amazones et aras , endémiques des Antilles françaises elles aussi, ont été des espèces communes, mais au dessous d’un certain seuil, elles ont été condamnées à disparaître du fait de persécutions de chasse. Vous ignorez cet “effet de seuil”! Connaître les effectifs d’une espèce ou d’une population ne suffit pas à estimer qu’elle est en bonne santé. 


De plus, vous refusez d’admettre que l’endémisme des espèces insulaires est un facteur de vulnérabilité , que l' imprégnation au chlordécone est un facteur de menace .

A vous entendre d’ailleurs, ces animaux ne sont pas réellement contaminés puisque vous vous permettez même de douter du sérieux des analyses menées par un laboratoire de référence (celui de la Drome).


Dans le doute, la protection est la seule option éthique,  raisonnable et responsable. C’est ce qu’impose le principe de précaution inscrit dans la Constitution (article 5 de la Charte de l’environnement) et que L’Etat territorial, et vous, choisissez d’ignorer. 


La thèse d' Émilie Arnoux* révèle pourtant qu’il n’y a plus de doute. On comprend que le statut de cette espèce est encore plus préoccupant que ce qu’on pensait ; ce qui alourdit davantage la responsabilité de la France dans la conservation de l’oiseau. En effet, la grive à pattes jaunes a probablement disparu de l’île de Sainte Lucie (pas d’observation depuis 3 ans). Et, à la lumière de ces travaux, il apparaît 3 clades dont celle de la Guadeloupe et de Montserrat. Madame Arnoux définit ainsi 3 unités significatives de gestion afin de préserver les populations : 


“Quoiqu’il en soit, la structuration génétique des populations mise en évidence par nos résultats permet d’identifier 3 unités significatives de gestion (i.e. Evolutionary Significant Unit ; Ryder 1986, Moritz, 1994) à l’échelle desquelles une gestion et une évaluation de l’état de conservation des populations devrait être déclinées. L’une de ces unités regroupant les oiseaux de Guadeloupe et de Montserrat, impliquerait notamment qu’une attention particulière soit portée sur la population de la Basse-Terre compte-tenu des effectifs et de l’importante diversité génétique qu’elle renferme.” (p147)


Par ailleurs,  ses travaux confirment que les domaines vitaux de l’oiseau sont “petits” ou  “restreints”. Et que la tendance est à la baisse des effectifs : “L’ensemble de nos résultats supportent toutefois l’idée que les effectifs des populations de Basse-Terre et de la Dominique se montrent plus réduits aujourd’hui que par le passé”. (p146)


Tous ces éléments font que, si le statut UICN de la Grive à pattes jaunes devait être ré examiné à la demande du chef de Service Mixte de Police de l’Environnement de Guadeloupe, il resterait “Vulnérable”.


On ne peut nier cet état des connaissances et la poursuite de la chasse des populations du croissant bananier apparait clairement comme une mise en danger à court terme de ces populations déjà exposées à la contamination au chlordécone. Et, nous en appellerons à l’Etat de droit.


Mais surtout, au delà du sort de cette espèce, vous confirmez ici ce que chacun avait parfaitement compris à la dernière réunion : vous refusez de laisser sur place le gibier potentiellement contaminé et vous tenez absolument à transporter ces animaux chlordéconés ! 


Mais pour quoi faire ? Si ce n'est pour les consommer ou pire encore, les proposer à des convives et leurs enfants  ?!


Je veux encore croire que les autorités (et c’est à elles que je m’adresse), mesureront le risque qu’elles prennent pour la santé publique en vous accordant également cette demande.


Cordialement à tous, 


Dr Béatrice Ibéné 

Vétérinaire 




* ARNOUX, E. 2012 Variabilités phénotypique et génétique chez la Grive à pieds jaunes, Turdus lherminieri, à différentes échelles.Thèse de Doctorat d’université.

 


Partager cet article

Articles Récents

Partager cette page Facebook Twitter Google+ Pinterest
Suivre ce blog