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Faune Guadeloupe

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Confirmation de jugement pour la Grive à pieds jaunes et le Pigeon à Couronne blanche, saison de chasse 2019-2020

La Grive à pieds jaunes (Turdus lherminieri) est une espèce endémique de la Guadeloupe, de la Dominique et de Montserrat. Le Pigeon à couronne blanche (Patagioenas leucocephala) est quant à lui endémique des Caraïbes et présente des populations très fragmentées. 

Ces deux espèces en plus d'une aire de répartition réduite, présentent un statut de conservation très défavorable. Ils sont en Guadeloupe des espèces patrimoniales. Pourtant l'Etat français est le seul à autoriser la chasse de la grive à pieds jaunes et un des derniers à autoriser la chasse du Pigeon à couronne blanche. 

Devant cette aberration, l'ASFA s'est toujours battue pour la protection de ces deux espèces. Rejointe très rapidement dans cette lutte par l'ASPAS, puis dernièrement par la LPO.

Ainsi la réglementation de sa chasse s'est vue renforcée au fil des années grâce aux différents tribunaux ayant toujours donné raison aux associations. Malgré cela, la fédération de chasse de Guadeloupe et la Préfecture insistent chaque année et ré-ouvrent la chasse à ces deux espèces.​​​​​​​

Confirmation de jugement pour la Grive à pieds jaunes et le Pigeon à Couronne blanche, saison de chasse 2019-2020

Encore cette saison, comme chaque année l'arrêté d'ouverture de la chasse fut attaqué en référé au tribunal administratif, ce dernier suspendant la chasse des deux espèces.

Le même tribunal vient de rendre son jugement sur le fond en décidant qu'en autorisant la chasse de ces deux espèces dans ces conditions, le préfet de la Guadeloupe, représentant de l’État à Saint-Martin, a commis une erreur manifeste d’appréciation dans l’application du principe de précaution résultant de l’article 5 de la Charte de l’environnement et de l’article L. 110-1 du code de l’environnement.

Et de ce fait a demandé l’annulation des arrêtés attaqués en tant qu’ils autorisent la chasse à tir du pigeon à couronne blanche et de la grive à pieds jaunes en Guadeloupe et à Saint-Martin et la chasse du pigeon à couronne blanche en Guadeloupe.

Un nouveau sursis donc pour ces deux espèces, dont les associations, les scientifiques et même certains chasseurs demandent la protection intégrale. Mais le gouvernement fait la sourde oreille et le nouvel arrêté de protection des oiseaux en Guadeloupe reste bloqué au Ministère. Au détriment de l'ensemble des espèces d'oiseaux de notre archipel qui demandent pour certaines une protection stricte urgente face aux menaces qui pèsent sur elles.

Confirmation de jugement pour la Grive à pieds jaunes et le Pigeon à Couronne blanche, saison de chasse 2019-2020
Confirmation de jugement pour la Grive à pieds jaunes et le Pigeon à Couronne blanche, saison de chasse 2019-2020

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 Le Molosse commun (Molossus molossus) et le Tadaride du Brésil (Tadarida brasiliensis) deux espèces fissuricoles pouvant squatter les habitations.
 Le Molosse commun (Molossus molossus) et le Tadaride du Brésil (Tadarida brasiliensis) deux espèces fissuricoles pouvant squatter les habitations.

Le Molosse commun (Molossus molossus) et le Tadaride du Brésil (Tadarida brasiliensis) deux espèces fissuricoles pouvant squatter les habitations.

Après que les administrations n'aient pas pris en compte les propositions et recommandations des experts locaux sur les chiroptères au sein du Conseil Scientifique Régional du Patrimoine Naturel,
 
Après la vague de contestations émises lors de l'enquête publique concernant les propositions des nouveaux arrêtés et qui n'a pas été prise en compte par le ministère,
 
Après des échanges écrits directs avec M. Nicolas Hulot, Ministre chargé de l'environnement et son cabinet ministériel, resté vains,
 
Les associations de l'ASFA et de l'ASPAS, les seules à s'en être inquiété pour la France, ont réalisé un recours gracieux auprès du Ministre chargé de l'environnement, resté sans réponse...
 
Un recours devant le conseil d'Etat a donc été réalisé par les deux mêmes associations.
Le couperet est tombé et pas des moindres.
La haute juridiction enjoint les ministères chargés de l’écologie et de l’agriculture de modifier, dans un délai de 6 mois, les arrêtés du 17 janvier 2018 fixant les listes de mammifères terrestres protégés dans le département de la Guadeloupe, de la Martinique et dans la collectivité d’outre-mer de Saint Martin, afin de renforcer la protection de deux espèces de chauves-souris, le Tadaride du Brésil et le Molosse commun, en interdisant les perturbations intentionnelles dont elles peuvent être victimes.
 
Plutôt que de relever ses manches, d'écouter les experts et de trouver les solutions les plus à même de résoudre les problèmes locaux tout en garantissant une protection minimale de ces espèces, l'administration avait préféré botter en touche et choisir la facilité...
Ainsi aujourd'hui l'ensemble des espèces présentes et décrites en Guadeloupe, Martinique et Saint-Martin sont intégralement protégées.
Un gros travail reste à faire aujourd'hui pour mettre en place, les outils de gestion des problématiques liées à ces deux espèces lorsqu'elles trouvent refuge dans les toitures des habitations. Comme il l'a toujours été, source de préconisations et d'aide, le Groupe Chiroptères de Guadeloupe /ASFA reste mobilisé et disponible sur ce dossier.
 
Colonie de Tadaride du Brésil (Tadarida brasiliensis)

Colonie de Tadaride du Brésil (Tadarida brasiliensis)

Le Tadaride du Brésil (Tadarida brasileiensis), une espèce trouvant refuge principalement en milieu naturel (grottes, fissures de rocher) ou dans les bâtiments désaffectés pouvait par exemple en Guadeloupe faire l'objet de perturbation intentionnelle alors que la France s'est engagée au niveau international à la protéger !

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Qu’en est-il du statut du Pélican brun en Guadeloupe ?

 

Oiseau marin commun tout au long de l’année, le pélican est un hôte familier de notre littoral. Mais saviez-vous qu’il s’agit d’un oiseau nicheur rare. Ayant quasiment disparu de Guadeloupe dans les années 70-80, l’oiseau suite à de gros efforts de protection dans toutes les Caraïbes connait depuis les années 90 une dynamique plus favorable.

Réapparut comme oiseau nicheur en Guadeloupe depuis une quinzaine d’années, les 4 colonies connues ont malgré tout la vie dure !

En effet, toutes les colonies ont connu ces dernières années des atteintes plus ou moins graves alors que l’espèce est censée être protégée ! Entre les prélèvements, la destruction d’adultes, de nids, la création de sentiers de randonnées au sein des colonies, les perturbations intentionnelles de riverains et l’impact des cyclones sur les sites de nidification, la population de pélicans bruns de Guadeloupe pourtant promise à un avenir radieux à vu ses effectifs fondre ces dernières années.

 

Notre association réalise depuis des années le suivi de ces colonies et alerte régulièrement les autorités sur les menaces pesant sur ces dernières.

 

C’est dans ce cadre qu’en ce début d’année, les 4 colonies ont été visitées pour dénombrer les couples nicheurs. En prenant bien sûr toutes les précautions pour ne pas déranger !

 

Ainsi plusieurs sorties nautiques ont été réalisées dont une durant laquelle tous les sites favorables du Grand Cul-de-sac Marin ont été visités et la côte sud de la Grande-Terre prospectée à la recherche des Pélicans “du Gosier”.

 

Des Pélicans du Gosier ??

 

Effectivement, la colonie du Gosier la plus grande de Guadeloupe et devenue la plus grande des Petites Antilles a subi ces dernières années de fortes perturbations de la part des riverains. Ces derniers en l’espace de 3 ans auront presque réussi à anéantir la colonie qui a perdu 95% de ses effectifs !

 

Le début de matinée sera consacré tout d’abord à visiter la colonie du Gosier pour constater une fois encore que cette colonie à subie des perturbations de la part des riverains. Ne sont présents que 6 couples à couver ainsi qu’une dizaine de couples en train de s’installer. Ce qui est anormal car à cette époque généralement la très grande majorité des jeunes sont nés et déjà grands comme sur les 3 autres colonies cette année. Des couples à s’installer cette année démontre que ceux-ci ont échoué dans leur installation ou leur première ponte et tentent de refaire une ponte. Que cela concerne la majorité des oiseaux démontre également que de gros problèmes ont affecté les oiseaux sur la colonie, très vraisemblablement des actes de perturbations intentionnels comme les années précédentes.

Pélicans à couver sur la colonie du Gosier(Photos: J. Oster, R. Gomès)
Pélicans à couver sur la colonie du Gosier(Photos: J. Oster, R. Gomès)

Pélicans à couver sur la colonie du Gosier(Photos: J. Oster, R. Gomès)

 

Le reste de la matinée, nous prospecterons le littoral jusqu’à Sainte-Anne afin de vérifier si les oiseaux de la colonie du Gosier ont trouvé un site de replis. Mais sans résultats. Les sites favorables à l’abri des dérangements sont très rares. Ce pourquoi les sites actuels de nidification sont d’une importance capitale pour les oiseaux…

 

Nous ferons donc demi-tour en faisant cap sur le Grand Cul-de-Sac Marin.

Une petite halte sur le plan d’eau du port autonome nous permettra d’observer quelques laridés posés sur les bouées. Notre attention est attirée  non pas par les Sternes royales (Thalasseus maximus) et Sternes de Cabot (Thalasseus sandvicensis acuflavidus), espèces communes toute l’année sur notre archipel mais par la présence de deux Goélands bruns (Larus fucus) immatures. Cette espèce bien qu’étant la plus commune des goélands observés en hivernage en Guadeloupe, reste une espèce rare à observée.

En haut : Goéland brun immature. En bas:  Sterne de Cabot et Sterne royale (Photos : J. Oster)
En haut : Goéland brun immature. En bas:  Sterne de Cabot et Sterne royale (Photos : J. Oster)

En haut : Goéland brun immature. En bas: Sterne de Cabot et Sterne royale (Photos : J. Oster)

 

Nous continuons notre navigation par la Rivière salée, au passage nous pouvons constater que la décharge de la Gabarre s’élève de plus en plus et dépasse maintenant largement la mangrove. Des dizaines de chiens sont visibles sur tous les monticules de terre visibles…

 

Nous entrons dans le Grand Cul-de-Sac marin et nous nous dirigeons vers l’îlet Christophe, haut-lieu de l’ornithologie guadeloupéenne qui abritait il y a encore 2 ans la plus grande héronnière de Guadeloupe. C’est là, dans cette très grande colonie mixte  que le premier couple de Pélican du Grand Cul-de-Sac s’était installé en 2014.

Mais le dérangement très important sur l’ensemble de la baie du fait de l’anarchie qui règne dans l’utilisation des sites naturels fait que très peu de sites sont utilisés par les oiseaux pour la nidification. Même sur les sites gérés par les établissements publics (ONF, Parc national, Conservatoire du littoral) ne sont pas épargnés. Ce fut le cas de l’îlet Christophe pourtant classé en coeur de parc national et donc censé être protégé des menaces éventuelles, avant de faire enfin l’objet de la mise en place d’une interdiction d’approche balisée sur le terrain depuis 1 an.

Enfin une bonne mesure prise par le parc national, dommage d’en arrivée là…

 

Mais une autre menace pèse sur cet îlet qui a perdu la totalité de sa faune aviaire depuis 2017. Faisant fuir toutes les espèces une à une, même les pélicans abandonnèrent leurs nids…

Depuis 2 ans tous les oiseaux qui tentent de nicher sur l’îlet, abandonnent leur nid en cours de reproduction !

Mais quel danger est arrivé sur l’îlet pour les faire fuir ?

 

Seuls quelques dizaines de couples d’oiseaux squattent un petit îlot périphérique dont les Pélicans. Mais la place est chère, l’îlot ne faisant que quelques dizaines de mètres carrés ….

C’est ainsi que les Pélicans arrivent à nicher depuis 2017 et s’est le cas encore cette année, puisque nous découvrons la présence de 25 nids et de plusieurs couples en cantonnement.

Mais les effectifs sont très loin d'être à la hauteur de la capacité normale du site !!

Les pélicans de l'îlet Christophe (Photo J. Oster)
Les pélicans de l'îlet Christophe (Photo J. Oster)

Les pélicans de l'îlet Christophe (Photo J. Oster)

 

Les effectifs n’ont donc pas évolué depuis 2 ans sur ce site où la promiscuité ne permet pas d’accueillir d’autres couples, alors que l’îlet principal est toujours vide !

 

Mais que fait le parc national qui ne semble pas réagir ?

 

La suite de notre parcours nous fait prospecter le littoral sur les communes de Sainte-Rose, sans voir un seul indice de nidification d’oiseau en dehors du coeur de parc national des îles Carénages. Même si la nidification des ardéidés n’est pas au pic de son activité à cette période de l’année, nous sommes étonnés de ne pas observer d’oiseaux nicher sur beaucoup d’îlots pourtant très favorables, comme l’îlet Mangle à Laurette, l’îlet de la pointe Latanier, Crabière … Le désert !

 

Seul un balbuzard nous fera lever nos jumelles et appareils photos. Par dépit nous passerons de l’autre côté du miroir afin de découvrir sous l’eau les bords de mangrove qui sont moins d’être uniformes.

 

En haut : Le Balbuzard pêcheur.  En bas : Bordure de mangrove (Photos J. Oster)
En haut : Le Balbuzard pêcheur.  En bas : Bordure de mangrove (Photos J. Oster)

En haut : Le Balbuzard pêcheur. En bas : Bordure de mangrove (Photos J. Oster)

Sous l’eau la nature est plus riche (Photos J. Oster)
Sous l’eau la nature est plus riche (Photos J. Oster)

Sous l’eau la nature est plus riche (Photos J. Oster)

 

Une halte aux îles carénages, nous permet d’admirer Hérons garde-boeufs (Bubulcus ibis) sur leurs nids et les premières Aigrettes neigeuses (Egretta thula) et Grandes aigrettes (Ardea alba) à nicher. Un jeune faucon pèlerin (Falco peregrinus) nous régale avec ses poursuites de hérons garde-boeufs. Histoire de s’entrainer et assurer le spectacle sur le site.

Deux Goélands bruns sont également présents sur les bouées de délimitation de la zone interdite d’accès.

De haut en bas :Jeunes frégates au repos , immature de Faucon Pèlerin, immature de Goéland brun posé sur une bouée de balisage, Aigrette neigeuse, Grand héron. (Photos J. Oster)
De haut en bas :Jeunes frégates au repos , immature de Faucon Pèlerin, immature de Goéland brun posé sur une bouée de balisage, Aigrette neigeuse, Grand héron. (Photos J. Oster)
De haut en bas :Jeunes frégates au repos , immature de Faucon Pèlerin, immature de Goéland brun posé sur une bouée de balisage, Aigrette neigeuse, Grand héron. (Photos J. Oster)
De haut en bas :Jeunes frégates au repos , immature de Faucon Pèlerin, immature de Goéland brun posé sur une bouée de balisage, Aigrette neigeuse, Grand héron. (Photos J. Oster)
De haut en bas :Jeunes frégates au repos , immature de Faucon Pèlerin, immature de Goéland brun posé sur une bouée de balisage, Aigrette neigeuse, Grand héron. (Photos J. Oster)

De haut en bas :Jeunes frégates au repos , immature de Faucon Pèlerin, immature de Goéland brun posé sur une bouée de balisage, Aigrette neigeuse, Grand héron. (Photos J. Oster)

Nous continuerons notre navigation autour de l’îlet Fajou sans autre découverte.

 

Ainsi le Grand Cul-de-Sac Marin, Réserve de Biosphère, en grande partie classé site RAMSAR  (zones humides d'importance internationale dont le gestionnaire est chargé de préserver, surveiller et de veiller à son utilisation « rationnelle » ) est loin d’accueillir les densités d’oiseaux coloniaux qui pourraient s’y installer malgré la présence de sites très favorables. Le dérangement bien trop important sur ce site naturel en est la principale cause.

On peut citer l’îlet Rousseau, où le Pélican tente de nicher depuis des années et qui bien que terrain public appartenant au Conservatoire du littoral, ne bénéficie pas de la protection qu’il mérite. Sous la pression de la municipalité, certains opérateurs peuvent toujours débarquer sur l’îlet et faire visiter la colonie d’oiseaux sur un sentier la traversant de part en part !

Sans parler de l’organisation de soirées “musicales” (comme à la Pointe à Sable) totalement en contradiction avec l’esprit du site !

 

Quel bel exemple de gestion durable du patrimoine public !

 

Bon courage aux 3 gestionnaires que sont le Parc national, l’Office national des Forêts et le Conservatoire du Littoral …

 

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L’important manuel de suivi des oiseaux marins publié par Birds Caribbean en 2014 (Haynes-Sutton, A.M et al.) est enfin traduit en Français !

     L’objectif principal de ce manuel est de fournir des conseils aux administrations, gestionnaires d’aires protégées, chercheurs et citoyens des Caraïbes qui sont intéressés par la conservation et le suivi des populations d’oiseaux marins.


    Afin d’atteindre une plus grande portée au sein des îles francophones, cet ouvrage vient d’être traduit en français par Yvan Satgé de l’Université de Clemson et Régis Gomès de L’ASFA.


    En participant à cet important travail de traduction, notre association en plus du suivi des colonies de pélicans ou de sternes, accroît sa participation aux efforts de connaissance et de conservation des oiseaux marins.

    Les oiseaux marins représentent un des groupe d’espèces au statut de conservation des plus défavorables au niveau mondial. Les populations des Caraïbes n’ont pas été épargnées, une chute de 90% de leurs effectifs étant estimée au cours de ces derniers siècles.


    Juste par curiosité pour les 22 espèces nicheuses des Caraïbes ou pour parfaire vos connaissances sur les méthodes d’études de ces oiseaux ou leur état de conservation dans la région, cet ouvrage vous sera très utile.

Son téléchargement est libre : https://www.birdscaribbean.org/wp-content/uploads/2018/11/Seabirds-Manual-French-1-Nov-2018.pdf

 

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crédit Photo : Naouel Vignol

crédit Photo : Naouel Vignol

Le Pigeon à couronne blanche ne sera pas chassé cette année non plus ! 

C'est la troisième année que L'ASFA et L'ASPAS obtiennent  du Tribunal Administratif  de Basse-Terre une suspension de la chasse du Pigeon à couronne blanche (White-crowned pigeon pigeon) sur le département de la Guadeloupe 

Faisant fi des précédentes décision d cela juridiction administrative , le préfet de la Guadeloupe avait en effet ré -autorisé la chasse de cette espèce endémique de la grande région Caraibe, en déclin mondial et classée menacée en Guadeloupe ! Le représentant de l'Etat avait  même augmenté le quota de pigeons à tuer le faisant passer de 1000 à 1 500 individus ; ce, en période de reproduction couvrant la période de dépendance des jeunes et un an à peine après le passage des ouragans Irma et Maria qui ont fortement impacté les habitats forestiers de l'espèce sur la région.  

De nouvelles victoires juridiques pour le Pigeon à couronne blanche (Patagioenas leucocephala)

Lire le Communiqué commun de nos associations : 

De nouvelles victoires juridiques pour le Pigeon à couronne blanche (Patagioenas leucocephala)
 
Récapitulatif des victoires  juridiques en faveur du pigeon à couronne blanche : 
 
- Suspension de la chasse du Pigeon à couronne blanche pour la saison de chasse pour la saison 2016/2017 (ordonnance du 09/08/16 pour ASPAS/L'ASFA)
- Confirmation de cette décision par l’annulation de l’arrêté du préfet de Guadeloupe qui l’autorisait pour la saison 2016/2017 ( jugement du 30/03/2017 pour ASPAS/L'ASFA)
 
- Suspension de la chasse du Pigeon à couronne blanche pour la saison de chasse 2017/12018 (ordonnance du 17/08/2017 pour ASPAS/L'ASFA/ LPO)
- Confirmation récente de ce jugement par l’annulation de l’arrêté du préfet de Guadeloupe qui autoriserait cette chasse ( jugement du 27/09/18 pour ASPAS/L'ASFA/ LPO) 
 
- Suspension de la chasse du Pigeon à couronne blanche pour la saison 2018/2019 ( ordonnance du 07 septembre 2018 pour ASPAS/L'ASFA)

 

De nouvelles victoires juridiques pour le Pigeon à couronne blanche (Patagioenas leucocephala)

Nos associations vont renouveler leur demande auprès du ministre de l'écologie afin qu'il classe cette espèce emblématique parmi les espèces protégées de la Guadeloupe, comme le réclament le comité français de l'UICN et le Conseil Scientifique Régional du Patrimoine Naturel  de la Guadeloupe

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Faune Guadeloupe

Site officiel de L'ASFA : L'Association pour la Sauvegarde et la réhabilitation de la Faune des Antilles. Etude et Conservation de la Faune sauvage terrestre de la Guadeloupe et des Petites Antilles : amphibiens, reptiles, oiseaux, mammifères (chauves-souris). Sensibilisation et alerte du public et des autorités sur les menaces qui pèsent sur cette biodiversité, singulièrement sur nos espèces endémiques (dégradation des habitats naturels, chasse, pollutions, espèces exotiques envahissantes, ...). Une association libre et indépendante de défense et de préservation de ce patrimoine unique et irremplaçable !!

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