Jeudi 28 janvier 2010
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Vendredi 18 décembre 2009
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IGETHERM était une usine de collecte et incinération de DASRI (Déchets
d'Activité de Soins à Risques Infectieux).
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L'entreprise a longtemps été en situation de monopole en Guadeloupe et ne respectait pas les normes les plus élémentaires en la matière, au mépris de la santé publique et de la
nature.
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En effet, des mesures de la dioxine
libérée par l'incinération des DASRI ont révélé que les taux dépassaient de beaucoup les normes admises. Or, cette molécule est très toxique pour l'environnement et les humains et a
de plus tendance à s'accumuler dans les chaînes alimentaires. Aussi, les services de l'Etat (DRIRE, DSDS) ont pris des ordonnances pour faire arrêter l'incinération.
Mais :
- soit les fumées continuaient de sortir des cheminées malgré l'interdiction d'incinérer !
- soit l'exploitant stockait les déchets tels quels, c'est à dire sans aucun traitement préalable.
Or le site est en lisière de la forêt marécageuse, cette remarquable forêt inondée d'arrière-mangrove composée de Mangles médailles (P terocarpus
officinalis). D'ailleurs, des photos prises après une période de fortes pluies montraient des centaines de sacs et bidons jaunes (collecteurs
de déchets hospitaliers dont des déchets infectieux) flottants en pleine forêt !
On a du mal à comprendre qu'on ait pu autoriser l'exploitant à poursuivre la collecte de DASRI dans ces conditions !!! La rumeur dit qu'il a bénéficié de soutiens politiques forts !!!
Pourtant habitations et lotissements sont à proximité de l'usine ainsi que des petits élevages de bovins.
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PIRE ENCORE, de temps en temps et
notamment pendant les évènements de février mars 2009, un incendie s'occupait de réduire le stock de déchets accumulés (avec au passage encore plus de dioxine de libéré) .
Durant tout ce temps l'usine continuait à recevoir des déchets (qu'elle était incapable de traiter dans les normes) et refusait de se mettre au normes malgré des subventions exceptionnelles
reçues des collectivités !!! ah ?
RESULTAT : plus de 600 tonnes de déchets accumulés et laissés à l'air, au vent, à la pluie et à la vue de tout le monde (le site n'était même pas isolé de la forêt et des bâtiments
alentours).
On est d'ailleurs en droit de se demander ce qui a été fait de l'argent gentillement alloué par nos collectivités pour une mise aux normes qui n'est jamais venue
!
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Voici quelques photos du site en juillet 2009 ici
Et remercions au passage Mr De la Salette pour ce témoignage citoyen!!!
Et quelques photos prises par nos soins à la mi Octobre 2009 :

Enfin, courant décembre le site a été déclaré ORPHELIN (une première en France semble t-il pour des DASRI), ce qui permet
une prise en charge par l'Etat. Le site a depuis été "sécurisé" et L'ADEME a lancé un appel d'offre pour enlèvement et traitement des 600 tonnes ainsi que pour, nous dit-on, la restauration du site
(une partie des déchets ayant été carrément entérrés sans aucun traitement préalable).
On parle de 1,2 à 1,5 Millions d'euros qui seront ainsi payés par le contribuable ! !!
Et dire que certains politiques appellent à l'excellence environnementale pour notre belle Guadeloupe...
Béatrice Ibéné




En savoir plus : Article du
quotidien FRANCE ANTILLES
Dimanche 29 novembre 2009
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16:49
L'ASFA poursuit depuis plusieurs années la prospection des grenouilles rainettes invasives Scinax x
signées (Scinax x signatus) qui colonisent les zones humides des petites mares aux lagunes saumâtres à salées !, en passant par la forêt
marécageuse , les fonds de ravines des Grands Fonds , les étangs et mares d'elevage quelque soit leur taille, ... où elles se reproduisent (développement indirect avec un stade têtard aquatique à
la différence des grenouilles hylodes).
rainette scinax x signée : le X sur le dos et pattes palmées permettent de la différencier facilement des
autres grenouilles présentes en Guadeloupe.
Nous repérons les animaux à vue ou au "chant". Leurs vocalisations se caractérisent par des espaces de croassement qui différent de ceux des crapauds
géants.
Comment reconnaître leur "chant" ?
scinax-21_08_09-09_01.m4a
Une mare de taille moyenne peut contenir des milliers de scinax !
Cette espèce introduite probablement dans les années 2000 depuis l'Amerique du Sud (Probablement la Guyane) a déja colonisé plusieurs îles de l'Archipel (où le crapud buffle avait
échoué comme à Marie Galante par exemple). Son expansion est très rapide.
Elle rentre en compétion avec les espèces locales indigènes (notamment l'hylode de la Martinique) déja menacées par la déforestation, l'urbanisation, les pollutions diverses et la compétition
avec une autre espèce introduite l'Hylode de Jonhstone (introduite dans les années 60 depuis Antigua).
N'hésitez pas à nous faire part de vos observations :
par tel : 0690 50 72 32
ou par mel : lasfa@wanadoo.fr
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