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Faune Guadeloupe

Faune Guadeloupe

Site officiel de L'ASFA : L'Association pour la Sauvegarde et la réhabilitation de la Faune des Antilles

Publié le par asfa

L'Association BirdsCaribbean qui regroupe tous les ornithologues de la Grande région Caraibe, interpelle les autorités guadelouopéenennes et françaises sur la situation des pélican brun en Guadeloupe et singulièrement sur l'abandon de la colonie nicheuse de la Ville du Gosier 

Depuis 2020 en effet il n'a plus de Gran gosyè nichant dans la ville qui porte le nom de cet oiseau emblématique !!!!

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Monsieur le Maire du Gosier, Madame la Directrice de la Direction de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement, Madame la Directrice de CAR-SPAW, Madame la Présidente de l’Office Français de la Biodiversité, Monsieur le Directeur des Outre-Mers, Madame la directrice du Parc National de la Guadeloupe, Monsieur le Président du Parc National de la Guadeloupe, Monsieur le Président du CSRPN de Guadeloupe, Monsieur le Directeur général de la Ligue pour la Protection des Oiseaux, Mr. Director of BirdLife Americas,

BirdsCaribbean est extrêmement préoccupée par l’abandon en 2020, 2021 et 2022 de la colonie de nidification de pélicans bruns du Gosier, en Guadeloupe, suite à des dérangements prolongés.

BirdsCaribbean est extrêmement préoccupée par les dérangements répétés de pélicans bruns (Pelecanus occidentalis) nicheurs ayant eu lieu au Gosier, en Guadeloupe, ces dernières années. Ces dérangements ont provoqué l’abandon de cette importante colonie de reproduction durant les saisons de reproduction 2020-2021 et 2021-2022. Les autorités responsables doivent agir pour arrêter et prévenir tout dérangement, et assurer le retour en nidification lors de la saison 2022-2023. Ceci aura des bénéfices économiques et pédagogiques pour la commune du Gosier. Dans les Caraïbes, les pélicans bruns nichent rarement dans des zones urbaines : malgré tout, la colonie ayant subi les dérangements n’est qu’à quelques pas de deux écoles et d’une médiathèque, dans une ville qui prend son nom de ces mêmes pélicans !

Pour la première fois depuis 2007, les pélicans bruns n’ont pas niché à la colonie du Gosier en 2020-2021 et 2021-2022, une information que l’Association pour la Sauvegarde de la Faune des Antilles (ASFA) a partagé avec BirdsCaribbean dès novembre 2020. Des visites effectuées par des gardes du Parc National de la Guadeloupe en décembre 2020, et par l’Association AMAZONA en janvier 2021 ont confirmé l’abandon de ce site de nidification. Des visites de l’ASFA début 2022 ont montré que les pélicans n’avaient pas re-niché en 2021-2022. 

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Le pélican brun a été éradiqué de Guadeloupe au cours du XIXième siècle par la chasse et la persécution. Des effectifs limités ont niché sur l’archipel en 1984 et 1996 mais l’espèce n’a recommencé à nicher de façon permanente qu’en 2007. Cette même année, des nids avec des poussins étaient découverts à la colonie du Gosier. De quelques nids en 2010-2011, cette colonie a ensuite gagné en taille pour atteindre, à son maximum, 117 nids en 2016-2017, utilisant alors une grande partie des falaises spectaculaires du Boulevard Amédée Clara. Ceci en faisait l’une des colonies de nidification les plus grandes des Petites Antilles. Elle abritait autant de couples nicheurs que les trois autres colonies recensées en Guadeloupe combinées, et était alors la plus grande colonie de cette espèce dans les Antilles françaises. La ville du Gosier prend justement son nom du “gwan gosyé”, le nom créole du pélican brun. Cet oiseau majestueux est aussi l’emblème de la ville et, en conséquent, il apparaît sur de nombreux bâtiments et monuments. 

"En annonçant, en 2007, que nous avions découvert une colonie de pélicans bruns, qui plus est, dans la ville du Gosier, nous pensions susciter une mobilisation des décideurs pour que ce retour de l’espèce en tant que nicheuse sur l’Archipel guadeloupéen soit un succès. L’abandon de la colonie sonne le glas d’une pleine reconquête de l’espèce.”

Association pour la Sauvegarde et la réhabilitation de la Faune des Antilles

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Malgré sa présence familière sur nos côtes, la population caribéenne du pélican brun est toujours considérée comme à risque dans la région. Elle est aussi listée comme strictement protégée au titre du protocole SPAW, protocole dont la France est signataire. En Guadeloupe, les pélicans bruns nicheurs sont listés comme Vulnérables sur la Liste Rouge des Espèces Menacées de France et sont protégés par l’Arrêté du 17 février 1989. En vertu de cet arrêté, toute forme de destruction, capture ou enlèvement de cet oiseau marin, de ses œufs ou de son nid est interdite. 

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Dès 2014, l’ASFA a alerté les autorités françaises compétentes des potentiels conflits qui pourraient découler de l’expansion de la colonie de nidification du Gosier, mais l’administration n’a pris aucune mesure. Au contraire, les dérangements intentionnels envers les pélicans bruns nicheurs se sont accélérés. L’ASFA a d’ailleurs informé BirdsCaribbean que, au fil des ans, des personnes ont été observées en train de jeter des pierres sur les nids, depuis le haut et le bas des falaises, de manière délibérée et régulière ; des travaux de démolition juste au-dessus de la colonie avaient dérangé les pélicans à plusieurs reprises au commencement de la nidification ; et la végétation sur laquelle les nids étaient construits avait été coupée ou dégradée avant ou pendant la saison de reproduction. L’Arrêté du 17 février 1989 rend illégal la destruction et la mutilation des pélicans, de leurs poussins et de leurs oeufs, mais il ne les protège pas des dérangements (accidentels ou intentionnels), et ne protège pas non plus leurs sites de reproduction et de repos de destructions intentionnelles. 

L’incapacité de la France à limiter ces menaces à l’encontre d’une espèce protégée est en partie le résultat de son incapacité à réviser l’Arrêté du 17 février 1989. BirdsCaribbean exhorte donc les autorités françaises à finaliser la révision de l’Arrêté du 17 février 1989 afin de véritablement offrir l’entière protection de la loi aux oiseaux de la Guadeloupe que cet arrêté prétend protéger. Par ailleurs, la colonie de pélicans bruns du Gosier n’a pas reçu la protection des autorités françaises, en directe opposition avec le protocole SPAW qu’elles ont pourtant signé et ratifié, et malgré le fait que les bureaux du Centre Régional d’Activité qui supervise la mise en application dudit protocole se trouvent en Guadeloupe    . 

“Cet échec est un bon exemple : la révision de la réglementation nationale devrait être la priorité de la France. Il serait aussi facilement réalisable de compenser les pertes survenues sur la colonie du Gosier en protégeant l'îlet Rousseau, un terrain public à fort potentiel non seulement pour les pélicans mais aussi pour les Frégates.”

Association pour la Sauvegarde et la réhabilitation de la Faune des Antilles

BirdsCaribbean regrette que la colonie du Gosier, qui est située face à la médiathèque et aux écoles du Boulevard Amédée Clara, n’ait pas reçu une considération appropriée de la part des autorités locales d’une ville qui emprunte fièrement son nom au pélican brun. Nous regrettons, par ailleurs, que cette opportunité pédagogique et économique ait étée négligée : avec des bonnes intentions et des soutiens adaptés, l’espèce qui prête son nom à la ville aurait pu transformer un “conflit de voisinage” entre humains et faune sauvage en une source de fierté pour la petite ville du Gosier. 

La colonie de pélicans bruns du Gosier était un joyau de la faune des Caraïbes, autant appréciée par les locaux que par les visiteurs, mais elle n’existe plus : il n’a fallu que quelques actes déplacés pour la détruire. Par conséquent, BirdsCaribbean demande au gouvernement français et aux administrations locales de :

1) enquêter et documenter ce qui est arrivé à la colonie de pélicans bruns du Gosier en 2020-2021 ;

2) de mettre en place un plan d’action pour éviter qu’une tragédie similaire ait lieu en 2022-2023 et dans le futur ;

3) de suivre les zones où les pélicans bruns pourraient revenir et nicher, afin d’assurer leur protection ;

4) de développer des programmes pédagogiques à destination des communautés locales, afin d’inspirer de la fierté pour l’espèce qui prête son nom à la ville et de montrer qu’elle mérite notre protection ;

et 5) de finaliser la révision de l’Arrêté du 17 février 1989 et de s’assurer qu’une législation appropriée soit en place pour protéger la faune sauvage des dérangements et des destructions. 

En attendant de recevoir de vos nouvelles rapidement, je vous remercie pour votre assistance. 

Respectueusement,

Lisa Sorenson, Executive Director, BirdsCaribbean
&
Adrianne Tossas, President, BirdsCaribbean

__________________________
Lisa Sorenson, Ph.D.
Executive Director, BirdsCaribbean
Boston, MA
(508) 333-8587 (mobile)
Skype: Lsoren
www.birdscaribbean.org | www.caribbeanbirdingtrail.org
 

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Publié le par asfa

La Poste vise les oiseaux menacés des îles françaises dans sa série sur la faune et la flore.

Elle émet un bloc de timbres ainsi que des feuilles entières sur 4 espèces menacées au statut de conservation défavorable. 

Pour les Antilles, c'est bien sûr la Grive à pieds jaunes qui a été choisie. La Poste souligne sa chasse  et la dégradation de ses habitats comme principales menaces pour l'espèce.

La Poste en découvrant le travail de l'ASFA au travers de son combat pour l'acquisition du statut d'espèce protégée de cet oiseau menacé, c'est évidement tourné vers elle pour se procurer la photographie ayant servie pour l'illustration.

Belle reconnaissance !  L'Etat suivra t-il l'exemple ?

La Grive à pieds jaunes, choisie par la Poste parmi les 4 oiseaux menacés des îles françaises !
La Grive à pieds jaunes, choisie par la Poste parmi les 4 oiseaux menacés des îles françaises !
La Grive à pieds jaunes, choisie par la Poste parmi les 4 oiseaux menacés des îles françaises !

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Publié le par asfa
Confirmation de jugement pour la Grive à pieds jaunes et le Pigeon à Couronne blanche, saison de chasse 2019-2020

La Grive à pieds jaunes (Turdus lherminieri) est une espèce endémique de la Guadeloupe, de la Dominique et de Montserrat. Le Pigeon à couronne blanche (Patagioenas leucocephala) est quant à lui endémique des Caraïbes et présente des populations très fragmentées. 

Ces deux espèces en plus d'une aire de répartition réduite, présentent un statut de conservation très défavorable. Ils sont en Guadeloupe des espèces patrimoniales. Pourtant l'Etat français est le seul à autoriser la chasse de la grive à pieds jaunes et un des derniers à autoriser la chasse du Pigeon à couronne blanche. 

Devant cette aberration, l'ASFA s'est toujours battue pour la protection de ces deux espèces. Rejointe très rapidement dans cette lutte par l'ASPAS, puis dernièrement par la LPO.

Ainsi la réglementation de sa chasse s'est vue renforcée au fil des années grâce aux différents tribunaux ayant toujours donné raison aux associations. Malgré cela, la fédération de chasse de Guadeloupe et la Préfecture insistent chaque année et ré-ouvrent la chasse à ces deux espèces.​​​​​​​

Confirmation de jugement pour la Grive à pieds jaunes et le Pigeon à Couronne blanche, saison de chasse 2019-2020

Encore cette saison, comme chaque année l'arrêté d'ouverture de la chasse fut attaqué en référé au tribunal administratif, ce dernier suspendant la chasse des deux espèces.

Le même tribunal vient de rendre son jugement sur le fond en décidant qu'en autorisant la chasse de ces deux espèces dans ces conditions, le préfet de la Guadeloupe, représentant de l’État à Saint-Martin, a commis une erreur manifeste d’appréciation dans l’application du principe de précaution résultant de l’article 5 de la Charte de l’environnement et de l’article L. 110-1 du code de l’environnement.

Et de ce fait a demandé l’annulation des arrêtés attaqués en tant qu’ils autorisent la chasse à tir du pigeon à couronne blanche et de la grive à pieds jaunes en Guadeloupe et à Saint-Martin et la chasse du pigeon à couronne blanche en Guadeloupe.

Un nouveau sursis donc pour ces deux espèces, dont les associations, les scientifiques et même certains chasseurs demandent la protection intégrale. Mais le gouvernement fait la sourde oreille et le nouvel arrêté de protection des oiseaux en Guadeloupe reste bloqué au Ministère. Au détriment de l'ensemble des espèces d'oiseaux de notre archipel qui demandent pour certaines une protection stricte urgente face aux menaces qui pèsent sur elles.

Confirmation de jugement pour la Grive à pieds jaunes et le Pigeon à Couronne blanche, saison de chasse 2019-2020
Confirmation de jugement pour la Grive à pieds jaunes et le Pigeon à Couronne blanche, saison de chasse 2019-2020

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Publié le par asfa
 Le Molosse commun (Molossus molossus) et le Tadaride du Brésil (Tadarida brasiliensis) deux espèces fissuricoles pouvant squatter les habitations.
 Le Molosse commun (Molossus molossus) et le Tadaride du Brésil (Tadarida brasiliensis) deux espèces fissuricoles pouvant squatter les habitations.

Le Molosse commun (Molossus molossus) et le Tadaride du Brésil (Tadarida brasiliensis) deux espèces fissuricoles pouvant squatter les habitations.

Après que les administrations n'aient pas pris en compte les propositions et recommandations des experts locaux sur les chiroptères au sein du Conseil Scientifique Régional du Patrimoine Naturel,
 
Après la vague de contestations émises lors de l'enquête publique concernant les propositions des nouveaux arrêtés et qui n'a pas été prise en compte par le ministère,
 
Après des échanges écrits directs avec M. Nicolas Hulot, Ministre chargé de l'environnement et son cabinet ministériel, resté vains,
 
Les associations de l'ASFA et de l'ASPAS, les seules à s'en être inquiété pour la France, ont réalisé un recours gracieux auprès du Ministre chargé de l'environnement, resté sans réponse...
 
Un recours devant le conseil d'Etat a donc été réalisé par les deux mêmes associations.
Le couperet est tombé et pas des moindres.
La haute juridiction enjoint les ministères chargés de l’écologie et de l’agriculture de modifier, dans un délai de 6 mois, les arrêtés du 17 janvier 2018 fixant les listes de mammifères terrestres protégés dans le département de la Guadeloupe, de la Martinique et dans la collectivité d’outre-mer de Saint Martin, afin de renforcer la protection de deux espèces de chauves-souris, le Tadaride du Brésil et le Molosse commun, en interdisant les perturbations intentionnelles dont elles peuvent être victimes.
 
Plutôt que de relever ses manches, d'écouter les experts et de trouver les solutions les plus à même de résoudre les problèmes locaux tout en garantissant une protection minimale de ces espèces, l'administration avait préféré botter en touche et choisir la facilité...
Ainsi aujourd'hui l'ensemble des espèces présentes et décrites en Guadeloupe, Martinique et Saint-Martin sont intégralement protégées.
Un gros travail reste à faire aujourd'hui pour mettre en place, les outils de gestion des problématiques liées à ces deux espèces lorsqu'elles trouvent refuge dans les toitures des habitations. Comme il l'a toujours été, source de préconisations et d'aide, le Groupe Chiroptères de Guadeloupe /ASFA reste mobilisé et disponible sur ce dossier.
 
Colonie de Tadaride du Brésil (Tadarida brasiliensis)

Colonie de Tadaride du Brésil (Tadarida brasiliensis)

Le Tadaride du Brésil (Tadarida brasileiensis), une espèce trouvant refuge principalement en milieu naturel (grottes, fissures de rocher) ou dans les bâtiments désaffectés pouvait par exemple en Guadeloupe faire l'objet de perturbation intentionnelle alors que la France s'est engagée au niveau international à la protéger !

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Publié le par asfa

 

Qu’en est-il du statut du Pélican brun en Guadeloupe ?

 

Oiseau marin commun tout au long de l’année, le pélican est un hôte familier de notre littoral. Mais saviez-vous qu’il s’agit d’un oiseau nicheur rare. Ayant quasiment disparu de Guadeloupe dans les années 70-80, l’oiseau suite à de gros efforts de protection dans toutes les Caraïbes connait depuis les années 90 une dynamique plus favorable.

Réapparut comme oiseau nicheur en Guadeloupe depuis une quinzaine d’années, les 4 colonies connues ont malgré tout la vie dure !

En effet, toutes les colonies ont connu ces dernières années des atteintes plus ou moins graves alors que l’espèce est censée être protégée ! Entre les prélèvements, la destruction d’adultes, de nids, la création de sentiers de randonnées au sein des colonies, les perturbations intentionnelles de riverains et l’impact des cyclones sur les sites de nidification, la population de pélicans bruns de Guadeloupe pourtant promise à un avenir radieux à vu ses effectifs fondre ces dernières années.

 

Notre association réalise depuis des années le suivi de ces colonies et alerte régulièrement les autorités sur les menaces pesant sur ces dernières.

 

C’est dans ce cadre qu’en ce début d’année, les 4 colonies ont été visitées pour dénombrer les couples nicheurs. En prenant bien sûr toutes les précautions pour ne pas déranger !

 

Ainsi plusieurs sorties nautiques ont été réalisées dont une durant laquelle tous les sites favorables du Grand Cul-de-sac Marin ont été visités et la côte sud de la Grande-Terre prospectée à la recherche des Pélicans “du Gosier”.

 

Des Pélicans du Gosier ??

 

Effectivement, la colonie du Gosier la plus grande de Guadeloupe et devenue la plus grande des Petites Antilles a subi ces dernières années de fortes perturbations de la part des riverains. Ces derniers en l’espace de 3 ans auront presque réussi à anéantir la colonie qui a perdu 95% de ses effectifs !

 

Le début de matinée sera consacré tout d’abord à visiter la colonie du Gosier pour constater une fois encore que cette colonie à subie des perturbations de la part des riverains. Ne sont présents que 6 couples à couver ainsi qu’une dizaine de couples en train de s’installer. Ce qui est anormal car à cette époque généralement la très grande majorité des jeunes sont nés et déjà grands comme sur les 3 autres colonies cette année. Des couples à s’installer cette année démontre que ceux-ci ont échoué dans leur installation ou leur première ponte et tentent de refaire une ponte. Que cela concerne la majorité des oiseaux démontre également que de gros problèmes ont affecté les oiseaux sur la colonie, très vraisemblablement des actes de perturbations intentionnels comme les années précédentes.

Pélicans à couver sur la colonie du Gosier(Photos: J. Oster, R. Gomès)
Pélicans à couver sur la colonie du Gosier(Photos: J. Oster, R. Gomès)

Pélicans à couver sur la colonie du Gosier(Photos: J. Oster, R. Gomès)

 

Le reste de la matinée, nous prospecterons le littoral jusqu’à Sainte-Anne afin de vérifier si les oiseaux de la colonie du Gosier ont trouvé un site de replis. Mais sans résultats. Les sites favorables à l’abri des dérangements sont très rares. Ce pourquoi les sites actuels de nidification sont d’une importance capitale pour les oiseaux…

 

Nous ferons donc demi-tour en faisant cap sur le Grand Cul-de-Sac Marin.

Une petite halte sur le plan d’eau du port autonome nous permettra d’observer quelques laridés posés sur les bouées. Notre attention est attirée  non pas par les Sternes royales (Thalasseus maximus) et Sternes de Cabot (Thalasseus sandvicensis acuflavidus), espèces communes toute l’année sur notre archipel mais par la présence de deux Goélands bruns (Larus fucus) immatures. Cette espèce bien qu’étant la plus commune des goélands observés en hivernage en Guadeloupe, reste une espèce rare à observée.

En haut : Goéland brun immature. En bas:  Sterne de Cabot et Sterne royale (Photos : J. Oster)
En haut : Goéland brun immature. En bas:  Sterne de Cabot et Sterne royale (Photos : J. Oster)

En haut : Goéland brun immature. En bas: Sterne de Cabot et Sterne royale (Photos : J. Oster)

 

Nous continuons notre navigation par la Rivière salée, au passage nous pouvons constater que la décharge de la Gabarre s’élève de plus en plus et dépasse maintenant largement la mangrove. Des dizaines de chiens sont visibles sur tous les monticules de terre visibles…

 

Nous entrons dans le Grand Cul-de-Sac marin et nous nous dirigeons vers l’îlet Christophe, haut-lieu de l’ornithologie guadeloupéenne qui abritait il y a encore 2 ans la plus grande héronnière de Guadeloupe. C’est là, dans cette très grande colonie mixte  que le premier couple de Pélican du Grand Cul-de-Sac s’était installé en 2014.

Mais le dérangement très important sur l’ensemble de la baie du fait de l’anarchie qui règne dans l’utilisation des sites naturels fait que très peu de sites sont utilisés par les oiseaux pour la nidification. Même sur les sites gérés par les établissements publics (ONF, Parc national, Conservatoire du littoral) ne sont pas épargnés. Ce fut le cas de l’îlet Christophe pourtant classé en coeur de parc national et donc censé être protégé des menaces éventuelles, avant de faire enfin l’objet de la mise en place d’une interdiction d’approche balisée sur le terrain depuis 1 an.

Enfin une bonne mesure prise par le parc national, dommage d’en arrivée là…

 

Mais une autre menace pèse sur cet îlet qui a perdu la totalité de sa faune aviaire depuis 2017. Faisant fuir toutes les espèces une à une, même les pélicans abandonnèrent leurs nids…

Depuis 2 ans tous les oiseaux qui tentent de nicher sur l’îlet, abandonnent leur nid en cours de reproduction !

Mais quel danger est arrivé sur l’îlet pour les faire fuir ?

 

Seuls quelques dizaines de couples d’oiseaux squattent un petit îlot périphérique dont les Pélicans. Mais la place est chère, l’îlot ne faisant que quelques dizaines de mètres carrés ….

C’est ainsi que les Pélicans arrivent à nicher depuis 2017 et s’est le cas encore cette année, puisque nous découvrons la présence de 25 nids et de plusieurs couples en cantonnement.

Mais les effectifs sont très loin d'être à la hauteur de la capacité normale du site !!

Les pélicans de l'îlet Christophe (Photo J. Oster)
Les pélicans de l'îlet Christophe (Photo J. Oster)

Les pélicans de l'îlet Christophe (Photo J. Oster)

 

Les effectifs n’ont donc pas évolué depuis 2 ans sur ce site où la promiscuité ne permet pas d’accueillir d’autres couples, alors que l’îlet principal est toujours vide !

 

Mais que fait le parc national qui ne semble pas réagir ?

 

La suite de notre parcours nous fait prospecter le littoral sur les communes de Sainte-Rose, sans voir un seul indice de nidification d’oiseau en dehors du coeur de parc national des îles Carénages. Même si la nidification des ardéidés n’est pas au pic de son activité à cette période de l’année, nous sommes étonnés de ne pas observer d’oiseaux nicher sur beaucoup d’îlots pourtant très favorables, comme l’îlet Mangle à Laurette, l’îlet de la pointe Latanier, Crabière … Le désert !

 

Seul un balbuzard nous fera lever nos jumelles et appareils photos. Par dépit nous passerons de l’autre côté du miroir afin de découvrir sous l’eau les bords de mangrove qui sont moins d’être uniformes.

 

En haut : Le Balbuzard pêcheur.  En bas : Bordure de mangrove (Photos J. Oster)
En haut : Le Balbuzard pêcheur.  En bas : Bordure de mangrove (Photos J. Oster)

En haut : Le Balbuzard pêcheur. En bas : Bordure de mangrove (Photos J. Oster)

Sous l’eau la nature est plus riche (Photos J. Oster)
Sous l’eau la nature est plus riche (Photos J. Oster)

Sous l’eau la nature est plus riche (Photos J. Oster)

 

Une halte aux îles carénages, nous permet d’admirer Hérons garde-boeufs (Bubulcus ibis) sur leurs nids et les premières Aigrettes neigeuses (Egretta thula) et Grandes aigrettes (Ardea alba) à nicher. Un jeune faucon pèlerin (Falco peregrinus) nous régale avec ses poursuites de hérons garde-boeufs. Histoire de s’entrainer et assurer le spectacle sur le site.

Deux Goélands bruns sont également présents sur les bouées de délimitation de la zone interdite d’accès.

De haut en bas :Jeunes frégates au repos , immature de Faucon Pèlerin, immature de Goéland brun posé sur une bouée de balisage, Aigrette neigeuse, Grand héron. (Photos J. Oster)
De haut en bas :Jeunes frégates au repos , immature de Faucon Pèlerin, immature de Goéland brun posé sur une bouée de balisage, Aigrette neigeuse, Grand héron. (Photos J. Oster)
De haut en bas :Jeunes frégates au repos , immature de Faucon Pèlerin, immature de Goéland brun posé sur une bouée de balisage, Aigrette neigeuse, Grand héron. (Photos J. Oster)
De haut en bas :Jeunes frégates au repos , immature de Faucon Pèlerin, immature de Goéland brun posé sur une bouée de balisage, Aigrette neigeuse, Grand héron. (Photos J. Oster)
De haut en bas :Jeunes frégates au repos , immature de Faucon Pèlerin, immature de Goéland brun posé sur une bouée de balisage, Aigrette neigeuse, Grand héron. (Photos J. Oster)

De haut en bas :Jeunes frégates au repos , immature de Faucon Pèlerin, immature de Goéland brun posé sur une bouée de balisage, Aigrette neigeuse, Grand héron. (Photos J. Oster)

Nous continuerons notre navigation autour de l’îlet Fajou sans autre découverte.

 

Ainsi le Grand Cul-de-Sac Marin, Réserve de Biosphère, en grande partie classé site RAMSAR  (zones humides d'importance internationale dont le gestionnaire est chargé de préserver, surveiller et de veiller à son utilisation « rationnelle » ) est loin d’accueillir les densités d’oiseaux coloniaux qui pourraient s’y installer malgré la présence de sites très favorables. Le dérangement bien trop important sur ce site naturel en est la principale cause.

On peut citer l’îlet Rousseau, où le Pélican tente de nicher depuis des années et qui bien que terrain public appartenant au Conservatoire du littoral, ne bénéficie pas de la protection qu’il mérite. Sous la pression de la municipalité, certains opérateurs peuvent toujours débarquer sur l’îlet et faire visiter la colonie d’oiseaux sur un sentier la traversant de part en part !

Sans parler de l’organisation de soirées “musicales” (comme à la Pointe à Sable) totalement en contradiction avec l’esprit du site !

 

Quel bel exemple de gestion durable du patrimoine public !

 

Bon courage aux 3 gestionnaires que sont le Parc national, l’Office national des Forêts et le Conservatoire du Littoral …

 

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Publié le par asfa
L’important manuel de suivi des oiseaux marins publié par Birds Caribbean en 2014 (Haynes-Sutton, A.M et al.) est enfin traduit en Français !

     L’objectif principal de ce manuel est de fournir des conseils aux administrations, gestionnaires d’aires protégées, chercheurs et citoyens des Caraïbes qui sont intéressés par la conservation et le suivi des populations d’oiseaux marins.


    Afin d’atteindre une plus grande portée au sein des îles francophones, cet ouvrage vient d’être traduit en français par Yvan Satgé de l’Université de Clemson et Régis Gomès de L’ASFA.


    En participant à cet important travail de traduction, notre association en plus du suivi des colonies de pélicans ou de sternes, accroît sa participation aux efforts de connaissance et de conservation des oiseaux marins.

    Les oiseaux marins représentent un des groupe d’espèces au statut de conservation des plus défavorables au niveau mondial. Les populations des Caraïbes n’ont pas été épargnées, une chute de 90% de leurs effectifs étant estimée au cours de ces derniers siècles.


    Juste par curiosité pour les 22 espèces nicheuses des Caraïbes ou pour parfaire vos connaissances sur les méthodes d’études de ces oiseaux ou leur état de conservation dans la région, cet ouvrage vous sera très utile.

Son téléchargement est libre : https://www.birdscaribbean.org/wp-content/uploads/2018/11/Seabirds-Manual-French-1-Nov-2018.pdf

 

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Publié le par asfa
Publié dans : #Espèces menacées en Guadeloupe, #action juridique, #biodiversité, #endémiques, #Chasse
crédit Photo : Naouel Vignol

crédit Photo : Naouel Vignol

Le Pigeon à couronne blanche ne sera pas chassé cette année non plus ! 

C'est la troisième année que L'ASFA et L'ASPAS obtiennent  du Tribunal Administratif  de Basse-Terre une suspension de la chasse du Pigeon à couronne blanche (White-crowned pigeon pigeon) sur le département de la Guadeloupe 

Faisant fi des précédentes décision d cela juridiction administrative , le préfet de la Guadeloupe avait en effet ré -autorisé la chasse de cette espèce endémique de la grande région Caraibe, en déclin mondial et classée menacée en Guadeloupe ! Le représentant de l'Etat avait  même augmenté le quota de pigeons à tuer le faisant passer de 1000 à 1 500 individus ; ce, en période de reproduction couvrant la période de dépendance des jeunes et un an à peine après le passage des ouragans Irma et Maria qui ont fortement impacté les habitats forestiers de l'espèce sur la région.  

De nouvelles victoires juridiques pour le Pigeon à couronne blanche (Patagioenas leucocephala)

Lire le Communiqué commun de nos associations : 

De nouvelles victoires juridiques pour le Pigeon à couronne blanche (Patagioenas leucocephala)
 
Récapitulatif des victoires  juridiques en faveur du pigeon à couronne blanche : 
 
- Suspension de la chasse du Pigeon à couronne blanche pour la saison de chasse pour la saison 2016/2017 (ordonnance du 09/08/16 pour ASPAS/L'ASFA)
- Confirmation de cette décision par l’annulation de l’arrêté du préfet de Guadeloupe qui l’autorisait pour la saison 2016/2017 ( jugement du 30/03/2017 pour ASPAS/L'ASFA)
 
- Suspension de la chasse du Pigeon à couronne blanche pour la saison de chasse 2017/12018 (ordonnance du 17/08/2017 pour ASPAS/L'ASFA/ LPO)
- Confirmation récente de ce jugement par l’annulation de l’arrêté du préfet de Guadeloupe qui autoriserait cette chasse ( jugement du 27/09/18 pour ASPAS/L'ASFA/ LPO) 
 
- Suspension de la chasse du Pigeon à couronne blanche pour la saison 2018/2019 ( ordonnance du 07 septembre 2018 pour ASPAS/L'ASFA)

 

De nouvelles victoires juridiques pour le Pigeon à couronne blanche (Patagioenas leucocephala)

Nos associations vont renouveler leur demande auprès du ministre de l'écologie afin qu'il classe cette espèce emblématique parmi les espèces protégées de la Guadeloupe, comme le réclament le comité français de l'UICN et le Conseil Scientifique Régional du Patrimoine Naturel  de la Guadeloupe

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Une journée naturaliste aux Saintes …entre émerveillement vives inquiétudes !

Le samedi 6 janvier 2018, nous avons organisé une sortie aux Saintes principalement dédiée à la visite des 2 colonies de Pélicans bruns que nous connaissons sur l’archipel.


Cette visite nautique nous a permis de vérifier nos premières estimations réalisées les semaines précédentes depuis des points d’observation terrestre.

Peu d’évolution sur les 2 colonies depuis nos premiers comptages et bien que la saison ne soit pas entièrement terminée, nous avons pu néanmoins observer une baisse des effectifs nicheurs de 15 à 20 % sur les deux colonies par rapport à la saison précédente. 

Comme au Gosier, nous avons également constaté une forte atteinte du littoral par l’ouragan Maria, assez importante sur l’une des colonies qui a perdu de nombreux supports de nidification. 

(Depuis la découverte par L’ASFA de la réinstallation du Pélican comme oiseau nicheur en Guadeloupe en 2007, l’association porte une veille attentive à l’évolution de la population nicheuse.C’est ainsi que nous suivons chaque année les effectifs nicheurs sur les 4 colonies connues actuellement en Guadeloupe). 

Nous étions accompagnés pour cette journée de Christophe Cuby présentateur de l'émission "C'est naturel" sur la radio Guadeloupe 1ère. Ce dernier malgré des conditions de mer pas évidentes a pu néanmoins sortir son micro.

Vous pouvez réécouter l'émission intitulée "Le Pélican à Grand Îlet et Terre-de-Bas" en podcast sur le lien suivant https://la1ere.francetvinfo.fr/guadeloupe/emissions-radio/c-est-naturel

Régis Gomès de L'ASFA au micro de Christophe Cuby de Guadeloupe La première radio  pour son émission du dimanche matin  (07h30-08h00) "C'est Naturel"

Régis Gomès de L'ASFA au micro de Christophe Cuby de Guadeloupe La première radio pour son émission du dimanche matin (07h30-08h00) "C'est Naturel"

Une journée naturaliste aux Saintes …entre émerveillement vives inquiétudes !
Une journée naturaliste aux Saintes …entre émerveillement vives inquiétudes !Une journée naturaliste aux Saintes …entre émerveillement vives inquiétudes !

Cette sortie fut l'occasion de rechercher d'éventuelles autres colonies de pélicans et d'observer quelques espèces sédentaires comme le fou brun ou hivernantes comme le Grand héron.

Une journée naturaliste aux Saintes …entre émerveillement vives inquiétudes !Une journée naturaliste aux Saintes …entre émerveillement vives inquiétudes !
Une journée naturaliste aux Saintes …entre émerveillement vives inquiétudes !

Après la pose déjeuner, tout le monde est prêt à rechercher les couleuvres ou couresses et les Sphérodactyles sur l'îlet Cabrit

Une journée naturaliste aux Saintes …entre émerveillement vives inquiétudes !

L’Archipel des Saintes n’est pas reconnu uniquement pour ses populations d’oiseaux marins, il l’est aussi pour ses reptiles puisque l’archipel accueille pas moins de 4 espèces endémiques dont 3 strictement des Saintes : L’Anolis des Saintes (Anolis terraealtae), le Sphérodactyle des Saintes (Sphaerodactylus phyzacinus) et la Courresse des Saintes (Alsophis sanctonum). Le quatrième, le Scinque de Guadeloupe (Mabuya desiradea) est également encore présent à la Désirade et à Petite Terre. 

   Mis à part l’anolis encore commun, les 3 autres espèces se portent mal. Tellement mal que l’Union Internationale de Conservation de la Nature (UICN) vient d'évaluer ces espèces comme confrontées à risque élevé à très élevé d'extinction.  

   Ce mauvais statut de conservation découle directement de la forte altération de leurs habitats principalement due aux ravages que font les cabris dans les sous-bois et à la présence de prédateurs introduits tels que les poules et les chats.

 Nous avons pu constater de visu cet état de fait, en réalisant une courte halte sur l’îlet Cabrit.
Courte car les conditions météorologiques et surtout notre accablement nous ont fait quitter l’îlet rapidement.
Accueillis par des légions de poules, de chats et de cabris laissés à leur sorts, nous avons découvert un îlet à la végétation complètement dégradée. Plus aucune strate herbacée ou arbustive, plus de litière au sol, une très forte érosion du sol : une vision apocalyptique !

Comment un Sphérodactyle ou une courresse peut-elle survivre dans un tel milieu ? 

Nous  trouverons quand même une courresse après 1h30 de recherche, cette dernière tentant de trouver une proie dans ce quasi désert écologique. Par contre aucun sphérodactyle à l'horizon !

Cet îlet est pourtant propriété du Conservatoire du Littoral depuis 2007 et bénéficie d’un plan de gestion depuis 2015 dans lequel la régénération des milieux naturels et la lutte contre les espèces exotiques envahissantes introduites sont identifiées !

Des mesures de conservations urgentes pour les espèces de reptiles en danger d’extinction sur cet îlet seront-elles prises ? Et seront-elles à la hauteur des enjeux ?

Des quantités de cabris, poules, chats sont présents sur l'îlet...

Une journée naturaliste aux Saintes …entre émerveillement vives inquiétudes !
Une journée naturaliste aux Saintes …entre émerveillement vives inquiétudes !Une journée naturaliste aux Saintes …entre émerveillement vives inquiétudes !

Plus aucune litière au sol ! Plus aucune végétation à moins d'un mètre de hauteur !

Une journée naturaliste aux Saintes …entre émerveillement vives inquiétudes !Une journée naturaliste aux Saintes …entre émerveillement vives inquiétudes !

Après 1h30 de recherche sur les secteurs pourvus de quelques feuilles au sol, nous trouvons une courresse qui erre à la recherche d'une éventuelle proie...

Une journée naturaliste aux Saintes …entre émerveillement vives inquiétudes !
La perte de litière du fait de la déforestation outre la disparition de milieux de vie indispensables à l’entomofaune et aux espèces qui s’en nourrissent, est reconnue comme une des principales causes de dégradations des fonds marins coralliens. La mise à nu des sols, accélère leur érosion par le vent et la pluie. Les eaux de ruissellement emportent les particules de terre qui vont colmater les fonds marins et dégrader lentement mais surement ces derniers (turbidité de l’eau, baisse de la photosynthèse, nécrose des coraux …).
La perte de la strate arbustive permet également au vent de s’engouffrer bien plus facilement dans les peuplements forestiers et les fragilise face aux ouragans. Après le passage de Maria, il est facile de constater les nombreux arbres couchés loin à l’intérieur des îles).
 

Ces îlets constituent un patrimoine remarquable irremplaçable de l'Archipel guadeloupéen , il y a une réelle  URGENCE à tout mettre en oeuvre pour  leur protection effective et leur restauration 

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A la demande de L'ASFA et L'ASPAS, le juge des référés suspend la Chasse du Pigeon à couronne blanche en Guadeloupe et à Saint-Martin
Saisi par L'ASFA et l'association nationale L'ASPAS (L'Association pour la Protection des Animaux Sauvages), le Tribunal Administratif de Basse-Terre a suspendu en urgence la chasse du Pigeon à couronne blanche (Patagioenas leucocephala) sur toute la Guadeloupe et à Saint-Martin !
 
Après l'interdiction de chasse de la Grive à pieds jaunes, c'est donc une nouvelle victoire en faveur de nos oiseaux menacées !
 
Malgré nos alertes, le Préfet de Guadeloupe avait cette année encore, autorisé la chasse de cette espèce endémique de la Caraibe classée par l'UICN "Proche de menacée" (NT)  au niveau mondial et "En Danger " (EN) en Guadeloupe.
Il en avait même autorisé la destruction en pleine période de reproduction et de dépendance des jeunes ; ce qu'interdit le code de l'Environnement ! 

 

Téléchargez ci-dessous l'ordonnance du Trinbuenla Administratif  en date du 09 Août 2016  :

Communiqué de presse ASPAS ASFA Pigeon couronne blanche

A la demande de L'ASFA et L'ASPAS, le juge des référés suspend la Chasse du Pigeon à couronne blanche en Guadeloupe et à Saint-Martin
Pour, en savoir plus sur le Pigeon à couronne blanche, téléchargez la fiche ASFA sur cette espèce :

Fiche de l'ASFA sur le Pigeon à couronne blanche

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Grâce à la mobilisation scientifique et citoyenne la Grive à pieds jaunes ne sera pas chassée cette année

 

La Grive à pieds jaunes est une espèce considérée comme menacée d’extinction. Pourtant, le préfet de Guadeloupe en avait ré-autorisé la chasse cette année. Les associations locale (L’ASFA[1]) et nationales (ASPAS et LPO) se félicitent de la décision du ministère en charge de l’écologie qui s’est saisi du dossier : la grive à pieds jaunes ne sera finalement pas chassée cette année.
 
La Grive à pieds jaunes est un passereau forestier endémique de 4 îles des Petites Antilles. Sur la base des données scientifiques fournies par Birdlife, ses associations membres dont la LPO, et les associations locales, l’UICN[2] l’a classé sur ses listes rouges mondiale et nationale parmi les espèces menacées d’extinction[3].
 
Depuis son inscription sur les listes rouges, d’autres menaces sont apparues en Guadeloupe telles que la découverte de l’imprégnation des oiseaux par le chlordécone (pesticide reprotoxique), l’expansion en forêt de prédateurs et d’une espèce concurrente. Enfin, la destruction et la fragmentation des milieux forestiers de prédilection de la grive à pieds jaunes, -pour la plupart en dehors de la zone cœur du Parc National, ne cessent de s’accroître.
 
Malgré les inquiétudes exprimées par les scientifiques (UICN et CSRPN[4] de Guadeloupe), la mobilisation citoyenne et scientifique qui s’est exprimée ces dernières semaines et les décisions de justice obtenues, en 2014 et 2015 par l’ASFA et l’ASPAS, pour suspendre la grive à pieds jaunes[5], le préfet du département avait décidé cette année encore, d’en autoriser la chasse.
 
L’ASFA, l’ASPAS et la LPO se réjouissent que le ministère en charge de la biodiversité, conscient de la situation de grande fragilité de cette espèce, ait pris le dossier en main, obtenant que le Préfet revienne sur sa décision.
La Ministre restaure ainsi l’image de la France dans les îles de la Caraïbe en se conformant aux engagements internationaux signés pour préserver cette région classée parmi les « points chauds » de la biodiversité mondiale.
 
Nous remercions également tous les scientifiques, associations et organismes (BirdsCaribbean, EPIC[6], AEVA[7], le comité français de l’UICN France, UGPBAN[8],...) qui sont intervenus pour soutenir cette demande légitime, ainsi que les milliers de signataires de la pétition.
C’est une première victoire partagée pour la biodiversité d’outre-mer et singulièrement pour les espèces insulaires endémiques.
 
Nous espérons que cette décision sera naturellement suivie de l’inscription de la grive à pieds jaunes sur la liste des espèces protégées de Guadeloupe.
La conservation de cette espèce dépend également des mesures que les décideurs et gestionnaires d’espaces naturels sauront prendre pour améliorer la qualité de ses habitats.

 

 

[1] Association pour la Sauvegarde et la réhabilitation de la Faune des Antilles

[2] Union Internationale pour la Conservation de la nature

[3] Sur la base des données scientifiques fournies par Birdlife, ses associations membres dont la LPO, et les associations locales.

[4] Conseil Scientifique Régional du Patrimoine Naturel

[5] L’ASFA et l’ASPAS avaient saisi le Tribunal administratif de Basse-Terre afin qu’il suspende en urgence l’arrêté qui autorisait la chasse de cette espèce.

[6] Environmental Protection in the Caribbean

[7] Association pour l’Etude et la protection des Vertébrés et végétaux des petites Antilles

[8] Union des Groupements de Producteurs de Bananes de Guadeloupe et de Martinique

Téléchargez le communiqué des associations naturalistes :

Communiqué de Presse des Associations L'ASFA, ASPAS et LPO en date du 13 juillet 2016

Ce n'est qu'une victoire d'étape,
restons mobilisés jusqu'à l'inscription de cet oiseau emblématique
sur la liste des espèces protégées de Guadeloupe  !
 
C'est pourquoi il faut continuer à SIGNER et à DIFFUSER la pétition adréssée
à la Ministre de l'Ecologie et à la Secrétaire d'Etat à la Biodiversité 
 
L'ASFA se bat depuis sa création en 2003 pour la protection légale intégrale de la Grive à pieds jauens  en Guadeloupe (elle l'est sur les autres îles)   nous avons encore besoin de vous pour y parvenir ! 

Arrêté modificatif relatif à la saison de chasse 2016/2017 en Guadeloupe du 13 juillet 2016

Arrêté relatif à la saison de chasse 2016/2017 en Guadeloupe du 24 juin 2016

Pour plus d'informations téléchargez l'Avis circonstancié de L'ASFA rendu dans le cadre de la consultation publique relative à la saison de chasse 2016/2017 :

Observations de l'ASFA à la consultation publique sur le projet d'Arrêté préfectoral chasse

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