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Faune Guadeloupe

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Denis Cheissoux invité d'honneur de la 12 ième édition du TERRA Festival a consacré ses émissions "CO2 Mon amour" et "un bol de nature" de France-Inter à la biodiversité guadeloupéenne.
Il a notamment rencontré en plein coeur de la forêt dense humide, Jean-Francois Bernard, Alain Rousteau, Janmari Flower et Béatrice Ibéné, présidente de L'ASFA.
Vous pouvez réécouter et télécharger les émissions sur le site de France-Inter
Denis Cheissoux et Béatrice Ibéné

Denis Cheissoux et Béatrice Ibéné

Janmari Flower, Denis Cheissoux, Alain Rousteau et Jean-Francois Bernard Janmari Flower, Denis Cheissoux, Alain Rousteau et Jean-Francois Bernard Janmari Flower, Denis Cheissoux, Alain Rousteau et Jean-Francois Bernard

Janmari Flower, Denis Cheissoux, Alain Rousteau et Jean-Francois Bernard

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caricature de SUGA sur les études et actions de l'ASFA

caricature de SUGA sur les études et actions de l'ASFA

La présidente de L'ASFA, Béatrice Ibéné, sera la présidente d'honneur de la 12 ième édition du TERRA FESTIVAL, festival du film de l'environnement et du développement durable.

Cette édition 2015 coincide avec l'Année des Sols 

 

Béatrice Ibéné, vétérinaire naturaliste aura plaisir à échanger avec le public lors de ces 3 trois temps forts :

 

  • Samedi 18 avril 2015 à 19 h 00 : Soirée "SAINTE-ANNE Mer ET Terre"  esplanade de la Mairie

- Guadeloupe, route du corail de Teddy Albert

- Fouler la terre jusq'au bout du Monde de Jean-Francois Wygas

 

  • Mardi 21 avril 2015 à 19 h 00 :  Soirée "Ces animaux malaimés" au Cinéthéatre du Lamentin

- Une vie de grand Rhinolophe de Tanguy Stoecklé

- Attaque de requin à la Réunion de Rémy Tézier

 

  • Jeudi 23 avril 2015 à 19 h 00 : Soirée  "Année des Sols" médiathèque du Lamentin 

- Chlordécone, poisson durable de Thierry Dérouet et Cécile Everard

- Pollution des sols, le scandale caché de Sarah Oultaf

 

L'ASFA tiendra un STAND au VILLAGE DU TERRA à la médiathèque du Lamantin le Samedi 18 Avril de 9 h à 18 h 00 : nous vous y attendons nombreux !

 

 

 

Télécharger le programme ! 

L'ASFA à l'honneur  au TERRA FESTIVAL 2015

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Published by asfa - - Asfa com (press book)

Première mention d'un scinque Mabuya sp. à Terre-de-Bas, les Saintes

Dans le cadre de son étude sur les Reptiles rares de l'Archipel guadeloupéen, L'ASFA a accueilli deux stagiaires étudiants en licence Science de Terre et de l'Environnement à l'Université des Antilles. Au cours d'une journée consacrée à leur formation sur l'île de Terre-de-Bas des Saintes, un travail d'enquête auprès des habitants nous a permis d'envisager sérieusement la présence d'une population de scinques sur l'île.

Aussi, nous sommes revenus sur l'île quelques jours plus tard pour tenter de vérifier ces informations. Malgré de longues recherches dans la zone désignée, nous n'avons pu observer un seul scinque sur le terrain. Notre enquête nous a toutefois menés chez un habitant qui détenait un scinque, trouvé dans son jardin et qu'il conserve dans une bouteille de rhum ! L'observation de ce spécimen nous fait le rattacher de façon certaine au genre Mabuya .

Cet habitant de Terre-de-Bas nous a confirmé que l'espèce était encore assez courante dans cette région de l'île il y a 5 ans, période à laquelle le spécimen a été collecté.

Preuve est ainsi faite de la présence d'une espèce de scinque Mabuya sp sur Terre-de-Bas. Reste à savoir si elle est proche ou identique à celle découverte en novembre 2014 sur l'île voisine de Terre-de-Haut (B. Angin & R. Gomès, 2015).

La possibilité d'une nouvelle espèce du genre Mabuya pour le banc des Saintes n'est donc pas à exclure et demande, au vu des forts enjeux de conservation de ce genre en Guadeloupe, à être objectivée rapidement par une étude moléculaire. Une estimation de l'état de cette population est également à réaliser urgemment.

A suivre donc !

R. Gomès et B. Ibéné

Nous remercions chaleureusement les habitants des Saintes pour leur accueil chaleureux et leurs précieux témoignages. En particulier Eric, Véronique, Gislaine et Claude.

Un spécimen de scinque Mabuya sp de Terre-de-Bas, les Saintes trouvé par un habitant dans son jardin. C'est la toute première mention de scinque sur cette île.

Un spécimen de scinque Mabuya sp de Terre-de-Bas, les Saintes trouvé par un habitant dans son jardin. C'est la toute première mention de scinque sur cette île.

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Scinque Mabuya sp découvert par Baptiste Angin à Terre -de-Haut, les Saintes fin 2014

Scinque Mabuya sp découvert par Baptiste Angin à Terre -de-Haut, les Saintes fin 2014

 

Premières observations de scinques Mabuya sp. sur les îles des Saintes (Archipel de la Guadeloupe)

 

La découverte

L’un de nous (Baptiste Angin)  a eu l'heureuse surprise d’observer un scinque en novembre sur l'île de Terre-de-Haut aux Saintes.

Aussi, une nouvelle prospection a été programmée deux semaines plus tard. Et ce ne sont pas moins de 5 individus différents qui ont pu être observés et photographiés. Ce, sur une superficie d’à peine 1 200 m2 ! En revanche, des recherches complémentaires alentours  n’ont pour l’instant pas permis de mettre en évidence d’autres noyaux de population.

Si cette découverte a de quoi ravir autant les scientifiques naturalistes, c’est que les scinques sont devenus très rares en Guadeloupe !

Les scinques étaient sans doute autrefois communs et répandus sur l'ensemble des îles de notre archipel. Malheureusement, c’était avant. Avant l’introduction de redoutables prédateurs auxquels les scinques n’avaient jamais été confrontés au cours de l’évolution naturelle : mangoustes, chats errants, rats noirs, poules,  … Avant  la dégradation continue de leurs habitats naturels notamment par les déboisements étendus, le surpâturage par les petits ruminants - nombreux en divagation sur les îlets et  îles du sud -, et l’usage excessif des pesticides.

On présume que les scinques ont disparu de Grande-Terre, Basse-Terre, de Marie-Galante. Et plus récemment, de l'îlet Cochon.

Actuellement, les seules populations connues encore existantes sont celles des îles de la Désirade et de Petite Terre (Breuil, 2002; Lorvelec et al. 1998 ; Lorvelec 2011 ; Hedges & Conn, 2012 ; Pare & Lorvelec, 2012 ; Gomès & Ibéné, 2013).

Historiquement la présence de scinques aux Saintes n'avait jamais été prouvée. On retrouve dans la littérature une seule mention pour Terre-de-Bas faite par Schwartz (1967) mais cette donnée a été considérée comme erronée jusqu'alors par les herpétologues contemporains (confusion avec Terre de Bas de Petite Terre). Depuis, alors que les Saintes constituent des îles souvent visitées par des naturalistes, aucun scinque n’y avait été observé et aucun témoignage d’habitant n’en avait fait état.

Néanmoins, il était permis d’espérer sa présence car ces îles sont exemptes de mangoustes, le plus redoutable prédateur de l’herpétofaune antillaise. Ce sont d’ailleurs les dernières îles de l’Archipel guadeloupéen où les couresses (couleuvres) y sont encore assez communes. Alors que les autres couleuvres de la Guadeloupe ont disparu ou sont en danger critique d’extinction : la Petite Couresse, (Erythrolamprus juliae , ex Liophis juliae) et la Grande Couresse de Guadeloupe  (Alsophis antillensis), la Couresse des Saintes (Alsophis sanctonum), respectée par la plupart des habitants, elle, ne semble pas en danger d'extinction, tout au moins à Terre-de -Bas.

Quelques temps après, lors d'une nos prospections sur Terre-de-Bas dans le cadre de l’étude que mène L’ASFA sur les Reptiles rares de l'Archipel guadeloupéen, nous avons pu obtenir une preuve de la présence de l'espèce sur cette île ! En effet, un habitant conserve un spécimen prélevé dans son jardin il y a 5 ans.

Mais là, plusieurs autres séances de recherche sur le terrain ont été infructueuses. Ce qui nous fait craindre que ce noyau de  population soit déjà au bord de l’extinction.

Pour ces deux îles, ces données sont les premières mentions de la présence de scinques sur l'archipel des Saintes. Bien que l’observation des scinques est réputé difficile, l’absence de données sur ces îles malgré le passage d’un grand nombre de naturalistes, laisse à  penser que ces populations sont très localisées, en faible effectif, et par conséquent, menacées de disparition.

 

Nouvelle population d’une espèce déjà décrite ou une nouvelle espèce ?

 

Maintenant que la présence du Scinque est avérée sur les îles des Saintes, reste à en déterminer l’espèce. Il s'agit là d'un autre problème.

En effet, dans un passé récent, toutes les populations de scinques en Guadeloupe comme dans une grande partie des Petites Antilles faisaient partie de la même espèce Mabuya mabouya (Lacépède, 1788). En 2012, des scientifiques herpétologues américains, Hedges et Conn, ont proposé une nouvelle classification du genre basée pour la Guadeloupe sur l’analyse morphologique de quelques individus. Ils proposent ainsi de scinder les populations guadeloupéennes en cinq espèces : Mabuya desiradea pour l'île de La Désirade et les îlets de Petite Terre, Mabuya cochonae pour l'Ilet Cochon, Mabuya grandisterrae pour l'île de Grande-Terre, Mabuya guadeloupae pour l'île de Basse-Terre et Capitellum mariagalantae pour Marie-Galante.

Ainsi l'isolation géographique des îles aurait donné naissance à une espèce à part entière sur chaque île. Nous nous retrouverions en Guadeloupe avec 5 nouvelles espèces endémiques (de chaque île). Et 4 d’entre elles auraient disparu !

La dernière en date, celle de l'îlet Cochon (petite île de 25 hectares située dans le Petit Cul-de-Sac Marin) n'a pas été retrouvée malgré plusieurs prospections (Breuil, 2002 ; AEVA, com. pers. 2013 ; L'ASFA, 2014). L'hypothèse la plus plausible de sa disparition est la prédation par la population férale de chats implantée sur l’îlet (abandons délibérés ou en relation avec les habitations sur l'île). Si l’espèce y subsiste, elle serait en danger critique d’extinction. 

Pour les Scinques des Saintes, les observations de terrain et l'analyse des photographies prises confirment leur appartenance au genre Mabuya. En revanche, il nous est aujourd'hui impossible de déterminer de quelle espèce il s'agit par la simple observation des caractères morphologiques.

Est-ce une des 5 espèces décrites par Hedges et Conn en 2012 ? Est-ce l’espèce connue à la Dominique ? Est-ce l’espèce mère Mabuya mabuya ? Est-ce une espèce commune à toutes les îles de l’Archipel guadeloupéen ? Ou alors,  est-ce une nouvelle espèce pour la science qui serait endémique du banc des Saintes, la 6ième espèce de scinques de la Guadeloupe ?

Il faut relever que l'herpétofaune des Saintes montre que ses représentants sont pour la plupart, des espèces à part entière, différentes de celles du "continent". C’est le  cas pour la Couresse des Saintes (Alsophis sanctonum), le Sphérodactyle des Saintes (Sphaerodactylus phyzacinus) et l’Anolis des Saintes (Ctenonotus terraealtae). Toutes ces espèces sont endémiques aux Saintes. Autrement dit, elles sont présentes aux Saintes et nulle part ailleurs au monde !

Le juge de paix sera sans doute la génétique. Afin de préciser la taxinomie des scinques des Saintes, nous projetons donc de mener une étude moléculaire avec le concours d’un spécialiste français de la phylogénie des scinques en partenariat avec les services de l'Etat.

 

A peine découverte, cette population apparaît menacée

 

Quoi qu’il en soit, l’avenir des  populations de scinques des Saintes est très incertain. Des menaces sur les habitats où subsistent des individus sont identifiées et il y a urgence à les  réduire drastiquement.

 

Parmi les mesures qu’il conviendrait d’ores et déjà de mettre en œuvre on peut citer :

  • la préservation de tous les habitats où la présence de scinques a été notée,
  • une gestion raisonnée des populations de chats errants et divagants (prise en charge par des Associtations de Protection Animale, stérilisation, sensibilisation des propriétaires,..),
  • campagnes de piégeages de rats,
  • gestion des cabris et poules en divagation,
  • proscrire tout traitement pesticide dans les zones à scinques
  • surveillance étroite de toute arrivée d’espèce exotique envahissante (notamment la petite mangouste indienne)

 

Il va sans dire que tout projet d’aménagement dans ces zones devra scrupuleusement prendre en compte les populations  de scinques.

 

Baptiste Angin, Régis Gomès et Béatrice Ibéné 

 

AIDEZ-NOUS à mieux les connaître !!!

En l’état actuel, les Scinques font partie des espèces les plus menacées de la Guadeloupe.  Endémiques, elles ont une très grande valeur patrimoniale. Si ces espèces venaient à disparaitre ce serait une perte définitive pour la Guadeloupe mais également pour la biodiversité mondiale.
Il n'est pas à exclure que des reliquats de populations de scinques subsistent en Basse-Terre et en Grande-Terre. En effet, comme le montre la découverte aux Saintes,  l'espèce peut se faire très discrète de la communauté naturaliste et scientifique.

 

 

Vous pouvez participer à la connaissance et à la sauvegarde

de ces espèces patrimoniales

en nous faisant part de vos observations :

Contactez l'ASFA 

par mail : lasfa@wanadoo.fr

ou à défaut, par téléphone au  0690 50  72 32 

 

 

Scinques de  la Désirade (Mabuya desiradea)  photographié à Petite Terre en haut (R. Gomès) et à la Désirade  (B. Ibéné
Scinques de  la Désirade (Mabuya desiradea)  photographié à Petite Terre en haut (R. Gomès) et à la Désirade  (B. Ibéné

Scinques de la Désirade (Mabuya desiradea) photographié à Petite Terre en haut (R. Gomès) et à la Désirade (B. Ibéné

 

Que sont ces lézards dorés, les scinques ?

 

Des lézards  qui brillent

Les scinques sont des lézards terrestres de taille moyenne de 20 à 25 centimètres queue comprise, plus gros que les Anolis mais plus petits que les jeunes iguanes. Ils peuvent être confondus avec d’autres lézards terrestres, les gymnophtalmes qu’on appelle « chauffé soley». Mais ils sont plus grands, plus épais, de couleur plus claire et montrent une bande foncée sur les flancs.  

On reconnaît les scinques à leur corps presque cylindrique et brillant. Leur queue est plus longue que le corps. Ils présentent une couleur bronze métallique sur le dessus et les flancs. Une ligne noire caractéristique partant des narines traverse les yeux puis les flancs et s’estompe au niveau des pattes arrières. Le dessous du corps est crème.

Selon l’exposition, et la réflexion de la lumière ils apparaissent de couleur dorée ou cuivrée. Raison pour laquelle ils sont appelés par certains « lézards dorés ». D’autres dans les îles du nord où existe un autre genre, leur préfèrent le nom de « couleuvre batarde » car ces lézards ont de courtes pattes et ne sont pas très visibles lorsqu’ils s’enfuient. Leurs grands yeux et leur regard très expressif captent l’attention de l’observateur.

L’observation des scinques est difficile. Elle requiert beaucoup de patience et une grande discrétion. Ce sont des animaux plutôt farouches et qui ne sortent qu’aux heures les plus chaudes de la journée.

 

Des prédateurs d’insectes

Les scinques consomment des insectes qu’ils chassent essentiellement au sol, dans la litière, les chaos rocheux, …. Ils peuvent également rechercher leurs proies en prospectant le long des troncs d’arbre ou dans entrelacs de racines aériennes.

 

Des reptiles évolués

Une caractéristique des scinques assez originale dans la classe des reptiles est leur reproduction vivipare. Les femelles donnent directement naissance à des jeunes, contrairement à la plupart des reptiles qui pondent des œufs.

 

Scinque (Mabuya sp) photographié à  Terre-de-Haut, les Saintes  (crédit : B. Ibéné) -

Scinque (Mabuya sp) photographié à Terre-de-Haut, les Saintes (crédit : B. Ibéné) -

Attention tout lézard brillant n'est pas un scinque !

Les scinques peuvent être confondus avec les chauffé soley 

 

Les gymnophtalmes sont aussi des lézards terrestres brillants qui sortent au plus chaudes heures de la journée (10-15h). On les appelle "chauffé soley".

Le Gymnophtalme d'Underwood (Gymnophtalmus underwoodiest une espèce exotique en pleine expansion en Guadeloupe. Il est devenu très commun à la différence de nos scinques endémiques, rares et très localisés. 

Il est plus petit que nos scinques : 6-8 cm maximum. De couleur bronze, les gymnophtalmes brillent au soleil mais sont dépourvus de la bande noire latérale caractéristique des scinques. Ils ont les pattes très courtes et se déplacent en serpentant au sol sur la litière.

 Dans le doute, n'hésitez pas à prendre des photos

et à nous les envoyer à cette adresse

: lasfa@wanadoo.fr 

 

gymnophtalmes d'Underwood appelés "chauffé soley". A ne pas confondre avec les scinques. (Photos : R. Gomès (h); K.Questel (b))
gymnophtalmes d'Underwood appelés "chauffé soley". A ne pas confondre avec les scinques. (Photos : R. Gomès (h); K.Questel (b))

gymnophtalmes d'Underwood appelés "chauffé soley". A ne pas confondre avec les scinques. (Photos : R. Gomès (h); K.Questel (b))

Références 

 

  •  Hedges B. & Conn C.E., 2012. A new skink fauna from Caribbean islands [Squamata, Mabuyidae, Mabuyinae], Zootaxa, 3288 : 1-244 
  • Lorvelec O., Barre N. & Pavis C. 2012. Les dernières populations de Scinques dans les Antilles françaises : état des connaissances et propositions d'actions. Rapport AEVA n°35 , Octobre 2012. 35 pp.
  • Miralles A, Carranza S, 2010. Systematics and biogeography of the neotropical genus Mabuya, with special emphasis on the Amazonian skink Mabuya nigropunctata (Reptilia, Scincidae). Molecular Phylogenetics & Evolution, 54(3): 857-869.
  • Miralles A, Rivas Fuenmayor G, Bonillo C, Schargel WE, Barros T, Garcia-Pérez JE & Barrio-Amoros CL, 2009. Molecular systematics of Carribean skinks of the genus Mabuya (Reptilia, Scincidae), with descriptions of two new species from Venezuela. Zoological Journal of the Linnean Society, 156: 598-616.
  • Miralles A, Barrio-Amoros CL, Rivas G & Chaparro-Auza JC, 2006. Speciation in the "Várzéa" flooded forest: a new Mabuya (Squamata: Scincidae) from Western Amazonia. Zootaxa, 1188: 1-22
  • Breuil M., 2002.  Histoire Naturelle des Amphibiens et Reptlies tesrrestres de l'archipel Guadeloupéen. Guadeloupe, Saint-Martin, Saint-Barthélémy. Patrimoines Naturels, 54 : 339 p.

 

Notes

  • Paré T. et Lorvelec O., 2012. Mabuya desiradae (Désirade Skink). Conservation. Caribbean herpetology, 38:1. 

 

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Le lieu magnifique de l'observation : la Grande Rivière à Goyaves  (crédit photo : R. Gomès et B. Ibéné).Le lieu magnifique de l'observation : la Grande Rivière à Goyaves  (crédit photo : R. Gomès et B. Ibéné).

Le lieu magnifique de l'observation : la Grande Rivière à Goyaves (crédit photo : R. Gomès et B. Ibéné).

Balbuzards pêcheurs caribéens Pandion haliaetus ridgwayi ( crédit photo : dfaulder et Matthieu Sileo)   Balbuzards pêcheurs caribéens Pandion haliaetus ridgwayi ( crédit photo : dfaulder et Matthieu Sileo)

Balbuzards pêcheurs caribéens Pandion haliaetus ridgwayi ( crédit photo : dfaulder et Matthieu Sileo)

 

Première observation exaltante d'un couple

de Balbuzards pêcheurs caribéens

Pandion haliaetus ridgwayi

 

C'est ce dimanche 15 février, que nous avons pu faire cette observation au cours d'une sortie nautique réalisée par L'ASFA dans le cadre du suivi consacré essentiellement au Pélican brun (dont nous suivons le retour en tant que nicheur en Guadeloupe depuis une petite dizaine d'années). Mais bien sûr un oeil attentif est également porté aux autres oiseaux marins et de zones humides .

 

Le Balbuzard

Le balbuzard pêcheur est également appelé aigle pêcheur, mais aussi chez nous Gligli Montagne. Avec son mètre soixante d'envergure, c'est le plus grand rapace qu'il nous est permis d'observer en Guadeloupe.  Il chasse dans les eaux cotières et dans les zones humides (mangrove , étangs , rivières, ...).
 

Mais Il y a balbuzard et balbuzard !

En effet, si le balbuzard pêcheur s'observe régulièrement sur notre archipel, jusqu'alors les observations rapportées étaient toujours celles d'individus de la sous-espèce nord américaine Pandion haliaetus carolinensis .

 

L'observation...

Alors que nous naviguons sur la Grande Rivière à Goyaves non loin de son embouchure, balbuzards en vue !

Et comme à chaque fois, grande attention est portée aux signes distincitifs.

Et là, pour la première fois en 15 ans d'observation pour l'ASFA : nous observons un couple caribéen !

Le première individu, sans doute un mâle, qui vole droit devant est petit et très clair : ventre, poitrine et tête sont entièrement blancs. Aucune tache sur la poitrine et pas l'ombre d'un quelconque bandeau noir traversant l'oeil. A cet instant on comprend que nous avons au-dessus de nous un balbuzard de la sous-espèce caribéenne P. h. ridgwayi. Celle qui nichait chez nous au temps des Amérindiens et qu'aucun ornithologue comtemporain n'a observé depuis en Guadeloupe.

La femelle derrière, plus imposante présente une poitrine et un ventre tout aussi blancs. Nous ne pouvons observer le dessus de sa tête, en revanche, elle possède un bandeau foncé au travers de l'œil comme chez la sous-espèce nord-américaine. 

 

Le Balbuzard pêcheur caribéen Pandion haliaetus ridgwayi

Cette sous-sespèce autrefois largement répandue dans les Caraïbes a vu son aire de nidification se réduire fortement, nififiant aujourd'hui des Grandes Antilles jusqu'au Bélize. Quelques essais de nidification sont rapportés des Îles Vierges, de Puerto Rico et de Sainte-Lucie où elle a nidifié en 2006.

Elle est irrégulièrement vue aussi à la Barbade, à la Dominique, à la Martinique et jusqu'à Sainte-Lucie.

Nous avons bien recueuilli quleques témoignages de nidification du Balbuzard ces 20 dernières années en Guadeloupe mais aucun d'entre-eux n'a pu être prouvé. Quelques signes plus précis depuis l'an passé, nous laissent à penser que l'espèce pourrait de nouveau s'installer en Guadeloupe.

Mais quelle sous-espèce sera la première à nicher ?  P. h. ridgwayi ou P. h. carolinensis ?

Cette dernière est un hôte régulier en Guadeloupe, où les individus nichant au nord du continent américain viennent chaque année passer l'hiver sur le littoral et les rivières des îles de la Caraïbes et de l'Amérique du sud. Les individus immatures restent sous nos latitudes un peu plus longtemps et peuvent être vus toute l'année. Ils regagneront leur pays d'origine lorsqu'ils seront assez mûres pour se reproduire, vers l'âge de 3 ans.

 

 

 

Livrez- vous à un exercice de science participative !

Faites-nous faire part de toute observation d'oiseaux nicheurs

(nids, balbuzard transportant une branche, ...)

lasfa@wanadoo.fr

tel : 0690 50 72 32 

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Attention, le Balbuzard pêcheur comme tous les grands rapaces

est extrêmement sensible au dérangement sur son aire de nidification.

Il est recommandé de ne pas approcher à moins de 300 mètres de son nid

et surtout de ne pas y rester longtemps ! 

 

 

Béatrice Ibéné, Nathalie Serrand, Fabienne Issaly et Régis Gomès

 

 

 

Fabienne, Nathalie et Régis de L'ASFA  (crédit photo B . Ibéné)

Fabienne, Nathalie et Régis de L'ASFA (crédit photo B . Ibéné)

Autre source d'émerveillement lors de cette sortie : de somptueuses Grandes aigrettes (Ardea alba) en parade nuptiale (photo: R.Gomès)

Autre source d'émerveillement lors de cette sortie : de somptueuses Grandes aigrettes (Ardea alba) en parade nuptiale (photo: R.Gomès)

et lors d'une petite pause aquatique en PMT : un superbe et très zen barracuda et un trop joli poisson coffre mouton (crédit photos : R. Gomès) !et lors d'une petite pause aquatique en PMT : un superbe et très zen barracuda et un trop joli poisson coffre mouton (crédit photos : R. Gomès) !

et lors d'une petite pause aquatique en PMT : un superbe et très zen barracuda et un trop joli poisson coffre mouton (crédit photos : R. Gomès) !

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Faune Guadeloupe

Site officiel de L'ASFA : L'Association pour la Sauvegarde et la réhabilitation de la Faune des Antilles. Etude et Conservation de la Faune sauvage terrestre de la Guadeloupe et des Petites Antilles : amphibiens, reptiles, oiseaux, mammifères (chauves-souris). Sensibilisation et alerte du public et des autorités sur les menaces qui pèsent sur cette biodiversité, singulièrement sur nos espèces endémiques (dégradation des milieux forestiers et des milieux humides, chasse, espèces exotiques envahissantes, pollutions, ...). Une association libre et indépendante de défense et de préservation de ce patrimoine unique !!

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