
frégate adulte femelle



un mâle adulte et un femelle adulte



Phaethon aethereus (Phaethontidés)

synonymie : Grand Paille-en-queue, Phaéton à bec rouge, ciberou , red-billed tropic bird
Description : superbe oiseau marin blanc strié de noir reconnaissable à ses très longues rectrices centrales blanches, "les brins" qui lui valent son nom de "paille en queue". Le Grand phaéton a une taille de 61 cm (quasi 1 m avec les brins), une envergure de 112 cm. Son bec fort est rouge corail. les immatures apparaissent nettement plus striées de noir, leurs brins sont courts et leur bec jaunâtre.
Répartition géographique : Océans Atlantique, Pacifique (est) et Indien (nord-ouest). La sous-espèce P. a. mesonauta, nicheuse aux Petites Antilles et à Trinidad & Tobago, est peu commune ou très localisée dans la région. Elle est aussi présente dans l?Est du Pacifique et de l?Atlantique.
Reproduction : Le grand paille en queue est fréquemment observé en période de reproduction (septembre à août) sur tout l'archipel (hautes falaises , îlets).
Il niche sur les falaises de la Grande Vigie et de Porte d'enfer à Anse-Bertrand, de la Roche et la Pointe Colibri à la Pointe des Châteaux (Saint-François), des Saintes, de Marie-Galante et de la Désirade . Les principaux sites de nidification sont situés sur les îles de Marie-Galante et Saint-Bartélemy.


Un seul oeuf est pondu et couvé par les deux parents pendant 41 à 45 jours. Le petit quitte le nid à l'age de 12 à 15 semaines.
Écologie : les Phaétons vivent en haute mer et ne viennent à terre que y pour nicher. Ils établissent leur nid dans les anfractuosités des falaises et récifs.
Alimentation : poissons et invertébrés marins (calamars) de surface péchés au large.
Conservation : c'est une espèce en déclin au niveau mondial. La population la plus nombreuse se trouve dans la Caraïbe et compterait de 1800 à 2 500 couples (sur les 10 000 couples mondiaux). D'après Gil Leblond, l'Archipel guadeloupéen compte 400 à 700 couples.
Menaces : les divers aménagements du littoral détruisent leurs sites de nidification. Le dérangement induit par la fréquentation touristique sur certains sites.
La collecte d'oeufs pour la consommation et les prédateurs introduits (rats, chats, chiens, ...) constituent d'autres facteurs de menace pour l'espèce.

crédits photos : Pierre Garnier
sources :
- Tuck, G. et H. Heinzel. Guide des oiseaux de mer.Delachaux et niestlé.1997.
- Leblond, G. Les oiseaux mlarins nicheurs de Guadeloupe, de st Martin et St Barthélemy. 2003. BIOS/DIREN.

photo B.Ibéné
Pelecanus occidentalis
Description : c'est un grand oiseau d'1 à 1,40 m au corps lourd (poids de 3,2 à 3,7 kgs). Leurs larges ailes arrondies (envergure : 2, 2m ) leur offrent une grande surfacepar rapport au poids ce qui leur permet d'alterner vol battu et vol plané. Il possède un gros bec grisatre, et une poche gulaire élastique. Ses pattes sont palmées.
La couleur du plumage change selon son age et qu'il soit ou non en période nuptiale.

Pélican brun, Adulte nicheur. photo : Pierre Garnier
Les individus immatures ( moins de3- 5 ans ) sont entièrement bruns foncé alors que les adultes sont gris et ont le dessus de la tête jaune et le cou blanc. Chez les adultes nuptiaux , le cou est blanc et marron fauve.
Pélican brun, immature sur un étang. remarquez sa poche gulaire. photo : B Ibéné
Repartition géographique: Amérique du Nord (Cotes Est et Ouest des Etats Unis), Caraibe, Amérique centrale et Nord de l'Amérique du Sud (Bresil).
Effectifs nicheurs dans les Antilles :
1 5OO couple dans les Antilles
dont 500 couples en République Dominiquaine
et une petite vingtanaine recensés à St Barth.
Mais, AUCUN couple nicheur en Guadeloupe « continentale » : eh oui malheureusement contrairement aux apparences l'espèce ne niche pas en Guadeloupe ! (elle y aurait niché autrefois).
Habitat :
Le Pélican brun niche en mangrove et ne trouve peut-être pas suffisamment de quiétude pour se décider à nicher chez nous.
C'est un oiseau côtier qu'on observe facilement le long des plages (Gosier, Sainte-Anne..), baies et ports. Il fréquente également les lagunes de mangrove et les étangs poissonneux.
photo : B Ibéné
Le Pélican est volontiers grégaire : niche, se repose , se nourrit en troupes. On s'émerveille toujours à observer les ballets des membres d'une même troupe : vol en formation linéaire, pêche synchronisée, ...
Il partage les dortoirs en mangrove avec les frégates et les hérons. Troupe de pélicans brun sur la grande saline de Saint-Felix (Gosier) Photo : Maurice Mahieu Biologie: Le pélican brun est célèbre pour sa technique de pêche : il effectue de spectaculaires plongeons verticaux. Il plonge du haut des airs (d'une dizaine de mètres de haut) jusqu'à plus d'1 m de profondeur ! Il repère les proies de si haut au fond de l'eau. il attrape des poissons dans sa fameuse poche qu'il vide de son eau en remontant à la surface. Cette technique résulte d'un apprentissage. Les jeunes et immatures pêchent d'abord en étant sur l'eau, gobant les poisson en surface avec le bec (comme les autres espèces de pélicans).

photo : P Garnier

Photo : B. Ibéné
Les petits prennent les aliments dans le gosier de leurs parents. ils prennent leur premier envol vers l'age de 10 semaines.
Sa longévité serait de 20 ans.
Conservation : C'est une espèce très sensibles aux dérangements en nidification.
L'espèce était en déclin dans les années 80 à cause des pesticides (bioaccumulation et répercussions sur les fonctions de reproduction). Comme les Frégates, les Pélicans sont trop souvent victimes de la pêche à la ligne en Guadeloupe. Beaucoup se blessent avec les hameçons ou pire encore, les ingèrent, ce qui cause des lésions mortelles dans la plupart des cas.

2 pélicans bruns adultes non nicheurs. Photo B Ibéné













