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A la demande de L'ASFA et ses partenaires*, le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a une nouvelle fois sauvé des milliers de Pigeons à cou rouge ("ramier" en créole) des balles des chasseurs. Par son ordonnance du 03 août 2026, le juge des référés a suspendu l'arrêté du Préfet de Guadeloupe qui permettait aux chasseurs d'abattre 10 000 pigeons à cou rouge !
Depuis 2021, c'est la 12 ième fois que cela justice administrative de Guadeloupe tranche en faveur de cette espèce endémique des Antilles, en déclin sur son aire de répartition et classée en Guadeloupe " Données insuffisantes" (DD) par le comité français de L'UICN.
Autrement dit, on n'a pas assez de données pour évaluer si l'espèce est menacée ou pas en Guadeloupe et, comme le rappelle constamment les décisions de justice, on manque de données robustes sur la dynamique de la population en Guadeloupe qui permettraient de dire combien de ramiers on peut abattre sans dégrader l'état de conservation de l'espèce.
La Guadeloupe, Saint-Martin et la Martinique sont les seules îles des Petites Antilles qui chassent ce magnifique oiseau. Ce sont d'ailleurs les seules îles qui chassent des oiseaux indigènes !
En dépit de tout cela, de cette jurisprudence constante en Guadeloupe (comme en Martinique), et alors qu'il avait soutenu le contraire lors de réunion de la Commission Départementale de la Chasse et de la Faune Sauvage du 16/10/2026, le Préfet de Guadeloupe, Thierry Devimeux, sous pression du lobby de la chasse, projette de réautoriser la chasse du Pigeon à cou rouge en Guadeloupe !!
Bien entendu nous attaquerons cet arrêté mais entre le dépôt de la requête et le rendu de la décision du tribunal, les chasseurs pourront se déchaîner et tuer des centaines voire des milliers de pigeons à cou rouge. Le Préfet souhaite en effet leur permettre de tuer 5 000 ramiers !
D'après le propre bilan des prélèvements 2025/2026 de la Fédération Départementale des chasseurs de Guadeloupe, les chasseurs de Pigeon à cou rouge ne sont que 554 mais ils ont abattu 4 761 ramiers avant que la chasse ne soit suspendue par le tribunal administratif le 26/09/2025.
C'est pourquoi nous comptons sur votre participation à la consultation publique !
Si nous sommes suffisamment nombreux, nous espérons que la majorité d'avis de refus dissuadera le Préfet de prendre un nouvel arrêté et le convaincra de respecter les décisions de justice.
De plus, sur la forme l'arrêté serait vicié car il interviendrait sans que la CDCFS ait voté un avis sur la reprise de la chasse du Pigeon à cou rouge. Ce point ne figurait pas à l'ordre du jour de la réunion du 16/10/2026.
Pour donner votre avis défavorable il faut envoyer un courriel AVANT le 12 novembre à cette adresse :
chasse.guadeloupe@developpement-durable.gouv.fr
en précisant bien dans l'intitulé du courriel : " REFUS"
Il est néanmoins conseillé de rajouter quelques éléments pour justifier votre avis défavorable.
Vous pourrez piocher parmi ces arguments :
- Espèce forestière endémique des Antilles. C'est un patrimoine précieux et irremplaçable !
- Espèce classée Data Déficient (DD) par l'UICN : on ne connaît pas l'effectif et la dynamique de la population guadeloupéenne.
- Une espèce en déclin sur son aire de répartition en raison de la destruction de son habitat forestier et de la chasse (dans les Grandes Antilles et Petites Antilles françaises)
- Les Tribunaux de Guadeloupe et Martinique ont systématiquement pris des décisions en urgence et au fond (suspension et annulation) contre la chasse de cet oiseau. La Cour d'Appel de Bordeaux a confirmé que la chasse de l'espèce est illégale en Martinique (Arrêt du 19 juin 2025). On demande donc le RESPECT des décisions de justice.
- Le respect de la parole de l'Etat. A la réunion de la CDCFS du 16/10/2026 le Préfet Thierry Devimeux a assuré qu'il ne prendrait pas de nouvel arrêté autorisant la chasse du Pigeon à cou rouge en 2026 ; provoquant d'ailleurs le mécontentement des représentants des chasseurs de la réunion qui ont carrément quitté la réunion.
- Le Conseil Scientifique Régional du Patrimoine Naturel de Guadeloupe ( CRSPN) a rendu en 2016 un avis demandant la protection intégrale de l'espèce endémique des Antilles... comme elle est protégée sur toutes les îles non françaises des Petites Antilles !
- Les chasseurs représentent moins d' 1 % de la population adulte et ceux chassant le ramier encore moins. On ne peut laisser 500 personnes s'accaparer ce patrimoine et prendre le risque de le faire disparaitre ... juste pour assouvir une passion mortifère.
- La protection du patrimoine naturel relève de l'intérêt général et constitue un droit fondamental qui a une valeur constitutionnelle car reconnue dans la Charte de l'Environnement adossée à la Constitution.
- Dans les îles où il est protégé (comme à la Dominique), le Pigeon à cou rouge peut quitter ses milieux forestiers pour fréquenter des zones plus urbanisées. Si on diminuait durablement la pression de chasse sur l'espèce, elle deviendrait probablement moins farouche pour le plus grand bonheur de la majorité de la population qui pourrait dès lors, observer facilement ce magnifique oiseau ..
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Nous vous remercions de votre aide pour sauver des pigeons à cou rouge !
* autres associations requérantes: L'ASFA, la LPO, TOTIJON, AEVA, AMAZONA
Projet de nouvel arrêté préfectoral autorisant la chasse du Pigeon à cou rouge en Guadeloupe
Ordonnance du TA de Guadeloupe du 03 août 2026 suspendant la chasse du Pigeon à cou rouge, de la Colombe à croissants et de 5 espèces de limicoles.
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