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Faune Guadeloupe

Faune Guadeloupe

Site officiel de L'ASFA : L'Association pour la Sauvegarde et la réhabilitation de la Faune des Antilles

Publié le par l'asfa
Publié dans : #Oiseaux de Mer
  Synonymie : Frégate magnifique, Frégate superbe, malfini (créole)
 Nom latin :Fregata magnificens

individu immature
 
Ø
ØDescription : Taille : 1 m ; ØEnvergure : 2 à 2,5 m ; ØPoids :1,2 à 1,5 kgs max
ØOiseau marin de très  grande taille apparait principalement noir ; sa silouhette est facilement reconnaissable par ses ailes longues et étroites; et sa queue fourchue qui lui vaudrait son nom créole de "malfini". Elle possède un grand bec crochu.
 
Les individus immatures sont noirs et ont la tête et le poitrail blancs ; les femelles adultes (vers l'age de 6 ans) sont noires avec la tête blanche; les mâles sont entièrement noirs sauf au niveau de leur poche gulaire rouge vif et gonflée en période de reproduction.
 
                                                    frégate adulte femelle
 
 
 
C'est un oiseau marin qui ne se pose jamais sur l'eau : plumage perméable, pattes très courtes , peu palmées, ... une frégate sur l'eau est en grande difficulté elle ne pourra s'en extirper et doit  être secourue !
En revanche, dans les airs c'est un acrobate hors pair. Un planeur infatigable, l'oiseau meilleur volier du Monde : celui dont le rapport envergure /poids est le plus grand.
 
                                                         frégate adulte mâle
 
ØØ
Ø
 
Répartition : Golf du Mexique, Atlantique tropical, Est du Pacifique
 
Ø
C'est un oiseau sédentaire non nicheur en Guadeloupe. On peut l'observer toute l'année en Guadeloupe en train de planer, se nourrir, partager les dortoirs avec les pélicans ou hérons, on peut même observer des parades  mais cette espèce ne  niche plus en Guadeloupe.
 
Des colonies nichaient autrefois (1644) en Guadeloupe sur les îlets du Petit cul de sac marin et de Saint Barth avant d'y être massacrées par les premiers colons européens.
 
Les colonies nicheuses les plus plus proches sont celles de  Barbuda (2500 couples).
 
ØØAlimentation :
Cet oiseau marin ne se pose jamais sur l'eau et pourtant les frégates se nourrissent bien de proies marines : poissons, méduses, calamars, ...
Ø                                                    Comment font- elles ??? 
Ø
ØElles se joignent aux prédateurs marins qui font sortir les proies à la surface de l'eau, ou elles se nourrisent de proies mortes et rebuts de pêche, sinon elles houspillent les autres oiseaux marins pêcheurs jusqu'à ce qu'ils relâchent leur prise qu'elles rattraperont en superbes acrobates !

Reproduction :  un seul oeuf est pondu. Le poussin a une croissance trèslente : presque un an. C'est  la plus lente croissance pour un oiseau marin. Une femelle ne peut donc se reproduire, au mieux que tous les deux ans.
Les frégates sont très sensibles au dérangement pendant la couvaison.

                                           un immature et une future femelle
                                             un mâle adulte et un femelle adulte

 

Ø
 Menaces :
En Guadeloupe des frégates sont victimes de braconnage , d'autres sont victimes de hameçons de pêche. Non seulement les hameçons peuvent évidemment causer des lésions mortelles (perforation digestive, péritonite, ..) mais en plus les morceaux de plombs ingérés avec, se dissolvent dans l'estomac, passent dans le sang et provoquent une maladie grave mortelle : le saturnisme !

radiographie d'une  frégate ayant ingéré un hameçon et du plomb
 
Les frégates peuvent bioaccumuler les pesticides présents dans  leurs proies.
 Surles dortoirs elles encore trop souvent victimes du dérangement occasionné par les engins motorisés (bateaux moteurs, scooters des mers,..) qui n'hésitent pas à foncer sur les ilots afin d'assister "au spectacle " de centaines de frégates qui prennent leur envol. Cette pratique ,quand elle est récurrente, conduit à la desertion de certains ilots par les oiseaux.
 

  frégates sur un ilot de palétuviers (dortoir-reposoir).
crédits photos: pierre Garnier, béatrice ibéné

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Publié le par l'asfa
Publié dans : #Oiseaux des Zones Humides

photo: Pierre Garnier 

Pandion haliaetus



Synonymie : balbuzard fluviatile, aigle pêcheur,  gligli montagne, osprey (anglais)

Le balbuzard pêcheur est un visiteur régulier en Guadeloupe.

Gligli montagne au dessus du Grand Cul de Sac Marin  photo : jérome Oster

Le balbuzard pêcheur est un grand rapace dont l'envergure peut atteindre 1m80 pour un poids d' 1 kgs 5OO.

Un aigle pêcheur !

 Ce prédateur se nourrit exclusivement de poissons. Sa pêche est spectaculaire :il survolel'eau entre 10-50m de hauteur repère sa proie, se laisse tomber en repliant ses ailes puis les redéploie avant l'impact et projette ses serres en avant. Il capture ainsi des poissons de 500gr ou plus...jusqu'à 1,5kg soit son propre poids !!!

balbuzard venant de capturer un poisson au dessus du marais de Port-Louis photo : Pierre Garnier

Cosmopolite: ce rapace habite sur tous les continents sauf l'Antarctique.

Il fréquente régulièrement la Guadeloupe de septembre à mars. Il s'agit des individus qui se reproduisent en Amérique du Nord (Canada). A la mauvaise saison (automne hiver), ils rejoignent l'Amérique du Sud ou restent hiverner dans les Antilles. Quelques individus (immatures de 3-5 ans) peuvent même rester toute l'année en Guadeloupe.

photo : Jérome Oster

Où observer le balbuzard pêcheur en Guadeloupe ?

Le long des cotes ou des rivières, en mangrove.Il pêche en mangrove (Grand Cul de sac marin), dans les grands étangs ou les marais comme le marias de Port-Louis, dans les  rivières (on l'observe souvent sur la Grande rivière à Goyave)...

Il existe une sous-espèce qui niche dans la Caraïbe, et qui aurait même niché en Guadeloupe au XVIIe siècle.

            

Balbuzard pêcheur au dessus d'un étang à Sainte-Anne photos Béatrice Ibéné

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Publié le par asfa
Publié dans : #Chasse excessive et braconnage intense

Braconnage intense : toujours d'actualité en Guadeloupe !

Braconnage sur les oiseaux

Il concerne presque toutes les espèces. Toutefois certaines « proies » sont plus faciles pour les braconniers.

Le braconnage sur les oiseaux s’exerce d’abord sur les espèces gibier en dehors des périodes légales de chasse. Les procès-verbaux dressés concernent essentiellement les dates de fermeture de la chasse et la chasse en zone protégée. Des braconniers sont parfois  surpris en pleine zone centrale du Parc National !

Au vu des constatations des agents du PNG, de l’ONF, des naturalistes, et des vétérinaires praticiens, les délits de braconnage s’exercent très souvent sur des espèces protégées. Parmi celles-ci,  plusieurs sensibles ou menacées voient leur statut précaire s’aggraver à cause précisément du braconnage.

Les limicoles et Anatidés protégés sont quasi systématiquement braconnés sur les vastes zones humides. De même que les Ardéidés, pourtant tous protégés et ne présentant aucune ressemblance avec quelque espèce gibier. Si le Héron garde-bœufs (Bubulcus ibis) est le principal visé, il faut souligner que cette « chasse au pic-bœufs » peut porter préjudice à d’autres espèces. En effet, le Héron garde-bœuf contribue à sécuriser et à fixer des espèces moins communes ou menacées au niveau des dortoirs : Aigrette neigeuse (Egretta thula), Aigrette bleue (E. caerulea), Grande aigrette (Ardea alba)…


 

Grande aigrette victime d'une fracture de l'aile


Les oiseaux marins - eux aussi tous protégés - sont parfois  victimes de plombs. Il en est ainsi des Pélicans bruns et des Frégates superbes, oiseaux gigantesques qu’il est impossible de confondre avec n’importe quelle espèce gibier ! .

                                                                            Pélicans bruns de l'anse Dumont

Même de superbes rapaces migrateurs comme le Faucon pèlerin (Falco peregrinus ) ou le Balbuzard pêcheur (Pandion haliaetus) ont déja été retrouvés victimes de plombs de chasse.

 

                                                                Faucon pèlerin victime de braconnage

L’avifaune de Guadeloupe est également victime du pillage des nids pour la consommation des œufs. Au moins 13 espèces d’oiseaux de mer seraient ainsi victimes de prélèvements. Les oeufs de Sternes fuligineuses (Sterna fuscata) semblent très prisées par les braconniers.

                                                        sternes fuligineuses sur un ilet de la pointe des chateaux

Chauves-souris victimes de braconnage


Les guimbos sont les grosses chauves-souris frugivores (Artibeus jamaicensis, Brachyphylla cavernarum,…). Leur chair est depuis fort longtemps très prisée par certains Guadeloupéens. Quelle personne âgée de la campagne guadeloupéenne (de Grande-Terre et Marie-Galante en particulier) n’a consommé de « guimbo » ?


Les chauves-souris sont le plus souvent capturées ou abattues à jets de pierre voire à coups de fusils directement au gîte. Lors des scènes les plus barbares, les braconniers utilisent des palmes de cocotier enflammées pour brûler le patagium des chauves-souris. Ils peuvent aussi s’armer de bois très spinescent pour déchirer ces ailes membraneuses (patagium). Actuellement, de telles pratiques ne semblent plus guère pratiquées que par quelques inconditionnels. Plusieurs anciens consommateurs contribuent même aujourdhui à la protection des ces animaux fascinants en nous indiquant des gites !

Les petites chauves-souris insectivores comme le molosse commun (Molossus molossus) et le tadarida du Brésil (Tadarida brasiliensis) qui gîtent dans les habitations (notamment sous les toits de tôle ondulée) sont souvent éliminées, certaines entreprises de dératisation proposant leurs services de « déchiroptérisation ». L'ASFA a alerté les autorités à plusieurs reprises sur la destruction délibérée de ces espèces protégées.

molosse commun souvent victime de destruction quand elle gîte sous les toits

 

 Le Raton laveur ou racoon


Comme l’Agouti, ce petit carnivore est fréquemment braconné au prétexte de sa chair délicate ou des dégâts qu’il ferait aux cultures. Les adeptes de la consommation de racoon utilisent des chiens ou posent des pièges. Souvent des racoons sont ainsi retrouvés blessés, une patte restée prise et « gangrenée. Ceux qui cherchent à éliminer les racoons qui s’aventurent dans les jardins potagers ou plantations utilisent des appâts. En général, il s’agit de raticides anticoagulants seuls ou mélangés à des organophosphorés redoutablement efficaces contre les carnivores.

                                              jeunes racoons sans doute orphelins

Visiblement le statut protégé de ce « petit ourson », emblème du Parc National, mascotte de l’Archipel, ne suffit pas à dissuader ses braconniers. 

 

 



 Braconnage sur les Reptiles


Le braconnage des serpents est une pratique « commune » dans les Petites Antilles. En Guadeloupe, les serpents Alsophis et Liophis  sont régulièrement tués. D’ailleurs, tous les Liophis trouvés par Breuil  ont été coupés à coup de machettes. Un agriculteur  a ramené chez un vétérinaire une grande couresse qu'il a tué dans son jardin à Capesterre  Belle -Eau , une espèce qui n'avait pas été trouvée en Basse-Terre depuis plus de 100 ans !

couresse de la Guadeloupe braconnée

Le braconnage à l’encontre des couresses tient surtout de l’ignorance et de la peur. En effet, bien que tous les serpents guadeloupéens soient inoffensifs, les guadeloupéens craignent tout ce qui pourrait ressembler à la redoutable vipère « fer de lance » (Bothrops lanceolatus) martiniquaise. D’autant que des rumeurs se répandent volontiers sur des introductions volontaires de ce serpent venimeux en Guadeloupe.

Autrefois consommés ou vendus empaillés aux touristes, les iguanes étaient fréquemment tués en Guadeloupe. Aujourd’hui encore, ces grands reptiles sont braconnés. Ils seraient toujours prisés par certains adeptes de leur consommation. Mais la plupart du temps, les iguanes sont éliminés à cause des dégâts qu’ils commettraient dans les jardins. L’espèce la plus souvent victime est sans doute l’Iguane commun (Iguana iguana). Ce lézard omnivore et opportuniste est en pleine expansion en Guadeloupe.  Il n’hésite pas à se rapprocher habitations en quête de nourriture : légumes, fruits, déchets de poubelle… Mais l'espèce endémique des petites antilles et menacée de disparition, L'Iguane des petites Antilles (Iguana delicatissima) peut subir  ce braconnage
.


En Guadeloupe, le braconnage est une pratique « traditionnelle » qu’il faut se donner les moyens de combattre. Si une timide volonté politique commence à se faire sentir, force est de constater que la lutte effective contre le braconnage souffre sur le terrain d’un manque crucial de moyens humains. Une réelle politique d’information à l’égard du public rendrait plus efficace la protection des espèces. Dans la plupart des Petites Antilles faut-il le rappeler, l’éducation du public et la protection législative de la faune ont réduit de façon significative la pression de chasse.

            

                         Vous êtes témoin d'un acte de braconnage ?

Contactez L'Office Nationale de la Chasse et de la Faune Sauvage :

Tel :0690 59 73 31  (Brigade Mobile d'Intervention)

mel : ONCFS971@guadeloupe.ecologie.gouv.fr

 

 

                      Participer à la préservation de nos oiseaux :             

                                 interdisez la chasse sur votre terrain  !!

 

crédits photos : Caroline Tarlier, Béatrice Ibéné

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Publié le par asfa
Publié dans : #Oiseaux des forêts et jardins

 Le Pic de la Guadeloupe  : le woody woodpecker guadeloupéen ! 

le tambouyè de nos forêts 

Melanerpes herminieri

 (Picidés)



Répartition géographique : seul oiseau survivant endémique de la Guadeloupe du point du vue spécifique. C'est aussi le seul pic sédentaire des Petites Antilles. Il n'est présent qu'en Basse-Terre et Grande-Terre.

Synonymie :

créole : tapeur tapè, toto bwa, toc toc.

Anglais : the Guadeloupe Woodpecker

Description: oiseau robuste de couleur noire. Sa gorge et son ventre sont rouges et le dos apparait plutôt bleuté. Le mâle a un bec plus long que la tête tandis que le bec de la femelle est de même longueur que sa tête.
Mensurations : 26 à 28 cm de long pour 70 à 96 grammes. les indidus vivant en Basse-Terre sont légèrement plus grands que ceux de la Grande-Terre.

                            un couple de pics au nid : le mâle à l'exterieur ,la femelle à l'intérieur s'apprête à lui laisser sa place .

Son langage : Il utilise au moins 8 vocalisations différentes (communication entre le couple , les jeunes ou avec les intrus).Son cri habituel est un "WA WA" rauque, facilement audible.


Écologie : le Pic a colonisé tous les milieux forestiers de la Guadeloupe. On le retrouve en effet en forêt humide, mésophile, marécageuse et en mangrove. La forêt humide constitue 70 % de la superficie occupée par l'oiseau. En Grande-terre on peut l'observer facilement même près des maisons quand les alentours sont suffisamment boisés.

C'est un oiseau territorial. Il vit et creuse son nid dans un territoire restreint (2 à 5 ha). Le couple a besoin d'un territoire minimal de 2 ha dont un tiers au moins doit être forestier.

D'après les prospections systématiques de Pascal Villard, le Pic occupe 45 % de la Basse-Terre et 23 % de la Grande-Terre, soit une aire de répartition totale pour l'espèce de 543 km². 

 



Alimentation : le Pic de Guadeloupe a un régime alimentaire assez éclectique. Les adultes se nourrissent de proies animales (termites, fourmis, larves d'insectes, myriapodes) qu'ils trouvent en creusant dans le bois mort, et de divers fruits (prunes mombin, cythères, payes,oranges,cabosses de cacao, fruits de bois canon....).

Les proies amenées au nid sont principalement des orthoptères, coléoptères, des larves et des hylodes.

 



Reproduction : la saison de reproduction s'étend de Février à Aout.

Durant cette période on peut entendre les tambourinages des mâles sur de supports de bonne résonnance. Les deux parents participent à l'excavation d'une cavité de nidification dans un tronc d'arbre mort ou dans un stipe de cocotier mort, mais resté dressé. Le nid peut être creusé dans la partie morte d'un arbre vivant ou quelquefois dans un cocotier vivant. généralement le nid n'est utilsé qu'un ou deux ans mais nous avons découvert que le couple peut réutiliser un nid plusieurs années (au moins 5 ans) pour peu que l'arbre reste dréssé.

Depuis quelques années nous avons constaté que des couples cherchent à utiliser des poteaux en bois éléctriques ou téléphoniques pour creuser leur nid.

Un couple élève 3 jeunes au maximum. Ils prennent leur envol une trentaine de jours après l'éclosion mais restent dépendants des parents plusieurs mois après le premier envol. Ils restent à leurs cotés parfois jusqu'à la prochaine saison de reproduction. Pendant plusieurs mois on peut donc observer une véritable famille de pics (de 3 à 5 membres).



La durée de vie du Pic de Guadeloupe est d'au moins 8 ans et probablement d'une dizaine d'années.

Importance numérique : Villard a estimé la population à 10 330 couples (avec une marge d'erreur de 1 000 couples ) : 7 920 couples en Basse-Terre et 2 410 en Grande-Terre.



Statut de conservation : dans la liste mondiale des oiseaux menacés,  le Pic de la Guadeloupe dans la catégorie UICN « Near Threatened » (proche de menacée).

Pour Villard, le Pic de la Guadeloupe est déjà dans la catégorie « Vulnérable » de l'UICN C'est à dire qu'il est confronté à un risque élevé d'extinction à létat sauvage à moyen terme. En effet, les conditions requises pour ce classement sont déjà virtuellement atteintes :


- faible aire de répartition : < 2 000 km² (critère principal)
- forte fragmentation (Grande-Terre et Basse-Terre ) (B1)
- déclin continu en étendue de la répartition (B2b)
- déclin continu en nombre d'individus matures en Grande-Terre (B2e)
- fortes fluctuations (cyclones) en nombre d'individus matures (B3d)
- faible population reproductrice.


Il est fort à craindre qu'à la vitesse à laquelle avance la déforestation, le Pic de Guadeloupe aura disparu de la Grande-Terre dans une dizaine d'années ! Si le morcellement de l'habitat se poursuit l'espèce perdra donc 25 % de sa population.



Menaces : la principale est la déforestation et la fragmentation de l'habitat. La disparition de son habitat forestier est surtout dramatique en Grande-Terre et en particulier dans les Grands-Fonds. L'urbanisation galopante, l'exploitation des carrières de tuf, la construction de routes et surtout depuis quelques années  l'extention de la pratique du charbon de bois qui touche cette région, constituent le plus grand danger pour la survie de cette espèce endémique.

 


Les cyclones : s'ils peuvent créer de nouveaux supports pour l'excavation de loge en sectionnant les palmes des cocotiers et en laissant des stipes dressés (ce fut les cas après Hugo), ils sont plutôt néfastes. Ainsi, les cyclones Luis et Marilyn ont jeté à terre de nombreux sites de nidification sans en générer d'autres.

 

arbre support d'un nid tombé au sol.


Les jeunes pics inexpérimentés payent un lourd tribut aux vents violents et fortes pluies qui caractérisent les ouragans.

Les rats sont les principaux prédateurs du Pic de la Guadeloupe. En particulier le Rat noir (Rattus rattus) qui mange les oeufs du pic et peut même s'installer dans les cavités pour y nicher.

Les pesticides : le Pic étant un prédateur d'insectes il peut accumler des pesticides présentes sur ses proies ou ingérées par elles . Il est sans doute  victime des traitements fongicides utilisés pour les bananeraies.

Le braconnage : bien que protégé le Pic de la Guadeloupe est encore parfois tiré à proximité des arbres fruitiers notamment lors de la chasse aux Colombidés. Il doit sans doute sa survie à la médiocre qualité gustative de sa chaire.

 


Sauvegarde : chacun peut aider notre dernier oiseau endémique !

- préserver les bois et forêts. Ne couper que les arbres présentant un danger pour la maison;

- conserver les arbres morts (poiriers, arbres à pain, cocotiers, ...)

- repérer les nids et les protéger de l'attaque des rats en positionnant une feuille de tôle autour du tronc

- réduisez l'usage des pesticides dans le jardin

- planter et favoriser des espèces végétales dont se nourrit le pic et qu'il pourr utiliser pour creuser son nid.

- observer un couple autour de chez vous et noter vos observations : elles sont précieuses car elles peuvent nous aider à mieux connaitre la biologie de l'espèce.

 

crédits photo : Céline Etzol, Béatrice Ibéné

En savoir plus sur le Pic de la Guadeloupe :

- la monographie de Pascal Villard : Villard, P. Le pic de la Guadeloupe. SEOF. 1999

 - L'exposition itinérante et le CD rom pédagogique (présentation powerpoint) de L'ASFA sur le Pic de la Guadeloupe. Disponible gratuitement pour les établissements scolaires :  

 voir rubrique expo pic

 

 

 

 

 

 

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Publié le par l'asfa
Publié dans : #Oiseaux des Zones Humides

Photo B.Ibéné

Ardea herodias


Taille: c'est le plus garnd des hérons: 105-130 cm ; 1,20 m de haut. Le grand héron est doté d'un plumage bleu-gris poudreux, son bec est jaune et ses pattes sont grisâtres.

                              Grand Héron en train de sécher sur la lagune de l'anse Dumont (Saint Felix, Gosier).

Comme tous les hérons, le Grand héron passe  beaucoup de temps à se nettoyer le plumage. Certaines plumes (duvet poudreux) des aisselles et du croupion se désagregent en poudre. La poudre est utilisée pour oter les impuretés du plumage perméable. elle est récupérée par le bec  de l'oiseau et ramenée aux doigts en particulier le doigt médian qui posède à son extrmité une griffe en forme de peigne (griffe pectinée) parfaitement adaptée au lissage de plumes non accesibles au bec ! 

 

 


Répartition géographique: du Sud du Canada au Mexique
C'est un migrateur hivernant (Nord de l'Amérique du Sud) observé chez nous d' octobre à avril.
Il est peu commun dans les Petites Antilles  

Alimentation : poissons,invertébrés aquatiques mais aussi petits vertébrés terrestres;
Habitat: Mangroves, étangs, lagunes, récifs

 

 

Menaces :

La destruction et la pollution des zones humides . Placé en haut de la chaine alimentaire, ce grand héron peut en effet bioaccumuler les pesticides (comme les organochlorés) et métaux lourds présents dans ses proies.

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Publié le par l'asfa
Publié dans : #Espèces disparues de la Guadeloupe
 Au moins 3 espèces de Reptiles ont disparu à jamais ! 

 

- L'Ameive de la Guadeloupe (Ameiva cineracea)

Ce lézard terrestre endémique stricte de la Guadeloupe n’est connu que par 3 individus récoltés en 1914 à Grand-Ilet (îlet de moins d’un hectare situé à 600 mètres de Petit-Bourg).

 

La Mangouste indienne est probablement la cause principale de sa disparition de la Guadeloupe. Le cyclone de 1928 aurait été fatal à la population de Grand-Ilet. 

 - Le grand Ameive (Ameiva major) disparu des îles de Petite-Terre

 

  

 - l'Holotropide roquet (leiocephalus cf. cuneus) disparu de Grande-Terre , Basse-Terre, Antig, Barbuda et Anguilla.

   

 

3 espèces de perroquets  (Psittacidés) ont disparu  !!! 
L’Ara de Guadeloupe, Le Perroquet de Guadeloupe et la Perruche de Guadeloupe 

Six espèces de Psittacidés peuplaient les Antilles françaises (Guadeloupe et/ou Martinique). Les perroquets de Guadeloupe habitaient en forêt dense de la Basse-Terre où ils se nourrissaient de graines et de fruits.

C’est principalement « la chasse sans frein que l’on fit à ces oiseaux si confiants » qui est responsable de leur disparition, à peine un siècle après l’arrivée des premiers colons.

   * L’Ara de la Guadeloupe Ara guadeloupensis

L’Ara de Guadeloupe était endémique des Antilles françaises (et sans doute de Dominique) où il était commun ! D’après les descriptions du Père Du Tertre il devait ressembler à l’Ara rouge (Ara macao). Nous comprenons l’émerveillement du chroniqueur : « c’est la chose la plus belle au monde que de voir dix ou douze Aras sur un arbre bien vert : jamais on ne vit plus bel émail ».

Ce sublime oiseau disparut vers 1800 tant il fut « tiré facilement » et « capturé pour amuser les hommes ».

    * Le Perroquet de la Guadeloupe Amazona violacea

Cette Amazone de couleur violette était endémique stricte de la Guadeloupe. La chasse à outrance pour sa viande très appréciée au XVIIe siècle, et sa capture pour l’apprivoiser et lui « apprendre à parler », ont été fatales à ce bel oiseau qui disparut vers 1742.

 

    * La Perrique (perruche) de Guadeloupe Aratinga  labati

La seule perruche native des Antilles était endémique stricte de la Guadeloupe. Le Père Du Tertre décrit des oiseaux de petite taille, tout verts et qui volaient en bande.

Leur taille et leur mimétisme dans les arbres feuillus ne les ont pas préservés des chasseurs qui les ont décimés au prétexte de l’excellence de leur chair.

 

*** 

La perte définitive de ces espèces endémiques amputent pour toujours la biodiversité guadeloupéenne et mondiale !  Ces espèces disparues témoignent du lourd tribut déjà payé par la faune guadeloupéenne à l’action de l’homme et particulièrement des colons. Pourtant, comme le rappelle le Père Pinchon, ces espèces « ont certainement contribué par leur présence à relever le caractère exotique que présentaient la Martinique et la Guadeloupe aux yeux de ces colons.

Apparemment, la chasse outrancière des Psittacidés a été moins fatalement pratiquée dans les autres îles des Petites Antilles qui conservent encore certaines de leurs espèces endémiques dans leur patrimoine naturel : l’Amazone impériale (Amazona imperialis) et l’Amazone de Bouquet (Amazona arausiaca) de la Dominique, l’Amazone de Sainte-Lucie (Amazona versicolor) et l’Amazone de Saint-Vincent (Amazona guildingii). Si ces espèces sont toutes à l’heure actuelle en danger en raison de la déforestation, de la chasse, et des captures pour la domestication, les mesures de conservation prises en leur faveur ont porté leurs fruits. Les effectifs des populations commencent même à remonter.  

Sources :

- Breuil M. - Histoire naturelle des Amphibiens et Reptiles terrestres de l'archipel Guadeloupéen. Guadeloupe, Saint-Martin, Saint-Barthélemy. Patrimoines Naturels, 54, Paris, SPN / IEGB / MNHN. 2002, 339 pp.

 

 

 

 

 

 

 

 

 -HENDERSON, R. W. - Consequence of predator introductions and habitat destruction on Amphibians and Reptiles in the Post-Columbus West Indies. – Caribbean Journal of Science, 1992, 28, 1, 1-10.

- PINCHON, R. - Faune des Antilles Françaises : les oiseaux. - 2ème éd. Fort de France, Compte d’auteur, 1976.- 325p.

- DU TERTRE, R.P. J.B. - Histoire générale des Isles de Saint-Christophe, de la Guadeloupe , de la Martinique et autres dans l’Amérique – Paris, 1654.

 

  

 Voir aussi les espèces disparues de la Guadeloupe sur le site de la LAMECA :

http://svr1.cg971.fr/lameca/dossiers/especes_disparues/sommaire.htm

 

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Publié le par l'asfa
Publié dans : #Espèces disparues de la Guadeloupe
§         Le Flamant rose Phoenicopterus ruber

Des Flamants roses nichaient en importante colonie dans les salines de la Pointe des châteaux. Ces magnifiques oiseaux furent décimés au XVIIe siècle au prétexte de « leur chair excellente ». L’espèce jouit d’une protection accrue et efficace dans les Grandes Antilles où il existe d’importantes colonies (60 000 individus aux Bahamas, 80 000 à Cuba).

 

flamands roses du jardin Botanique de Deshaies (ph: b Ibéné)

§         La Chevêche des terriers Athene cunicularia guadeloupensis

La sous-espèce était endémique de la Guadeloupe. Cette petite chouette était bien représentée à Marie-Galante où elle résidait encore à la fin du 19 ième siècle.

Les nids creusés dans le sol ont été progressivement détruits par le développement des cultures. C’est sans doute l’introduction de la Mangouste indienne qui a été fatale à la Chevêche des terriers en Guadeloupe. D’autres sous-espèces d’Athene cunicularia vivent encore dans les Grandes Antilles.

  • Le Trolodyte familier Troglodytes aedon guadelupensis

     La sous-espèce était endémique de la Guadeloupe, elle a été vue pour la dernière fois en 1972. En Guadeloupe, on ne rencontrait ce petit passereau insectivore qu’en petites colonies localisées, dans la  forêt d’altitude. Autrefois, ce petit passereau vivait près des habitations. Dans les pays où il reste commun (Amérique du Nord, Centrale et du Sud, Grenade et la Dominique), le Troglodyte familier est d’ailleurs une espèce plutôt anthropophile.

La sous-espèce de la Martinique a également disparu (vers 1900), et celles de Sainte-Lucie et Saint-Vincent sont menacées. Pour Raffaelle et al., la cause principale de la raréfaction et de la disparition de ces sous-espèces est la prédation exercée par les rats et les mangoustes.

 

 

Sources :

- RAFFAELE, H. et  J., WILEY, J., GARRIDO, O., KEITH, A. - Birds of the West Indies.- London, Helm, 1998.- 511p.

- DU TERTRE, R.P. J.B. - Histoire générale des Isles de Saint-Christophe, de la Guadeloupe , de la Martinique et autres dans l’Amérique – Paris, 1654.

- PINCHON, R. - Faune des Antilles Françaises : les oiseaux. - 2ème éd. Fort de France, Compte d’auteur, 1976.- 325p.

- IBENE, B.- Conservation de la Faune Sauvage de l'Archipel guadeloupéen : Espèces sensibles et menacées, dangers, mesures de sauvegarde. Thèse pour le Doctorat vétérinaire, Toulouse, 2000-136pp.

Voir aussi les espèces disparues sur le site de la LAMECA :

 

http://svr1.cg971.fr/lameca/dossiers/especes_disparues/sommaire.htm

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Publié le par l'asfa
Publié dans : #Oiseaux des Zones Humides

 photo B.Ibéné

Bubulcus ibis 


Description : C'est un petit héron blanc  (50 cmà au bec et aux pattes jaunes  et assez trapu.

Distibution géographique: Originaire d'Afrique il a gagné par ses propres moyens l'Eurasie, L'Amérique du Sud , L'Amérique du Nord , les Antilles (dans les années 60) et même l'Alaska dans les années 90 !.
Habitat: Il affectionne les milieux ouverts , fraîchement labourés, les savanes inondées. Il suit le bétail qui soulève des insectes dont il se nourrit. 

Alimentation: Le Héron Garde boeuf est plutôt  insectivore (larves de mouches, tiques, scolopendres...).....mais il consomme également des poissons et des anolis.

 

 

 Héron garde boeuf mâle en plumage nuptial (bec et pattes de couleur orange à rouge).  photo : P.Garnier


Habitudes: Le soir venu, les hérons garde boeufs regagnent les  héronnières situées en mangrove ou en bordure de mare. Ce sont des dortoirs ou des nichoirs qu'ils partagent avec d'autres espèces d'hérons (Aigrettes neigeuses, Grandes aigrettes, Aigrettes tricolores, Aigrettes bleures.....).  Aussi, on peut dire que le "pik boeuf" sécurise ces autres espèces d'hérons ! 

Ne les confondez plus !!!

photo : pierre Garnier

à droite: héron garde boeuf (bec jaune)                à gauche : aigrette neigeuse (bec noir)

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Publié le par asfa
Publié dans : #Photos Chauve-souris

De l'ivresse des guimbos pour le nectar de Fromager ...

Les fromagers ou kapokiers (Ceiba petandra) ont des fleurs qui ne s'ouvrent la nuit. En saison de floraison des fromagers (janvier -février) on peut assister au spectacle nocturne des guimbos venant se gaver du nectar de fromager. Elle en assure ainsi la pollinisation.

Voici quelques clichés volés de ces scènes d'ivresse des  Fers de lance commun ou Artibés de la Jamaique (Artibeus jamaicencis), habituellement plutôt frugivores, pour des fleurs de fromagers. Les photos on été prises à Petit-bourg et à Gosier (Guadeloupe).

 

 

 

 

en se délectant de nectar, les guimbos se couvrent de pollen d'où la coloration jaune de leur pelage

les guimbos sont elles les seules pollinisatrices de fleurs de fromagers ?? visiblement, non !

 

Crédits photos : Béatrice  Ibéné - L'ASFA - tous droits réservés.

Merci à Jacques qui a bien voulu m'assister pendant ces prises de vues assez sportives !   

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Publié le par asfa
Publié dans : #Oiseaux des Zones Humides

Le héron garde-boeuf (bubulcus ibis) , cattle egreten anglais,  est l'un des oiseaux les plus connus de l'archipel guadeloupéen dans lequel il s'est introduit de façcon naturelle assez récemment.C'est une espèce originaire d'Afrique, actuellement en pleine expansion mondiale. C'est ainsi qu'il remonte progressivement vers le Nord de l'Europe, provenant de l'Afrique du Nord: nous sommes nombreux à l'avoir rencontré en Camargue et plus généralement sur la côte du Languedoc, et il fait des incursions également le long de la côte atlantique, sans qu'il s'agisse d'une introduction volontaire.Il arriverait à survivre "naturellement" jusqu'au nord de la Loire.

 

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