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Faune Guadeloupe

 L'Aigrette bleue

Ø                                               Egretta caerulea
Synonymie : petit héron bleu
 
ØDescription : C'est  une petite aigrette (61-71 cm).Ø Le plumage des adultes est d'un superbe bleu ardoise; les immatures sont de couleur blanche; on peut observer des individus en plumage de transition biguarré (blanc et bleu/gris)
 
 

aigrette bleue immature

 aigrette bleue en plumage de transition

Ø
 
Répartition : de l'Est des  Etats Unis au Pérou .
C'est une espèce migratrice en Guadeloupe.
Elle ne niche plus en Guadeloupe depuis l'extermination en 1955  de la  colonie nicheuse d'une centaine de couple de l'ilet "la biche " du Grand Cul de Sac Marin.
Ø
 
ØHabitats : Mangrove, lagunes, étangs, marais, cours d'eau.
 
ØAlimentation : elle pêche poissons,crustacés ou invertébrés en marchant lentement, en eau peu profonde.

Ø
 
 
crédits photo : Béatrice Ibéné, Pierre Garnier

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Published by l'asfa - - Oiseaux des Zones Humides

  Synonymie : Frégate magnifique, Frégate superbe, malfini (créole)
 Nom latin :Fregata magnificens

individu immature
 
Ø
ØDescription : Taille : 1 m ; ØEnvergure : 2 à 2,5 m ; ØPoids :1,2 à 1,5 kgs max
ØOiseau marin de très  grande taille apparait principalement noir ; sa silouhette est facilement reconnaissable par ses ailes longues et étroites; et sa queue fourchue qui lui vaudrait son nom créole de "malfini". Elle possède un grand bec crochu.
 
Les individus immatures sont noirs et ont la tête et le poitrail blancs ; les femelles adultes (vers l'age de 6 ans) sont noires avec la tête blanche; les mâles sont entièrement noirs sauf au niveau de leur poche gulaire rouge vif et gonflée en période de reproduction.
 
                                                    frégate adulte femelle
 
 
 
C'est un oiseau marin qui ne se pose jamais sur l'eau : plumage perméable, pattes très courtes , peu palmées, ... une frégate sur l'eau est en grande difficulté elle ne pourra s'en extirper et doit  être secourue !
En revanche, dans les airs c'est un acrobate hors pair. Un planeur infatigable, l'oiseau meilleur volier du Monde : celui dont le rapport envergure /poids est le plus grand.
 
                                                         frégate adulte mâle
 
ØØ
Ø
 
Répartition : Golf du Mexique, Atlantique tropical, Est du Pacifique
 
Ø
C'est un oiseau sédentaire non nicheur en Guadeloupe. On peut l'observer toute l'année en Guadeloupe en train de planer, se nourrir, partager les dortoirs avec les pélicans ou hérons, on peut même observer des parades  mais cette espèce ne  niche plus en Guadeloupe.
 
Des colonies nichaient autrefois (1644) en Guadeloupe sur les îlets du Petit cul de sac marin et de Saint Barth avant d'y être massacrées par les premiers colons européens.
 
Les colonies nicheuses les plus plus proches sont celles de  Barbuda (2500 couples).
 
ØØAlimentation :
Cet oiseau marin ne se pose jamais sur l'eau et pourtant les frégates se nourrissent bien de proies marines : poissons, méduses, calamars, ...
Ø                                                    Comment font- elles ??? 
Ø
ØElles se joignent aux prédateurs marins qui font sortir les proies à la surface de l'eau, ou elles se nourrisent de proies mortes et rebuts de pêche, sinon elles houspillent les autres oiseaux marins pêcheurs jusqu'à ce qu'ils relâchent leur prise qu'elles rattraperont en superbes acrobates !

Reproduction :  un seul oeuf est pondu. Le poussin a une croissance trèslente : presque un an. C'est  la plus lente croissance pour un oiseau marin. Une femelle ne peut donc se reproduire, au mieux que tous les deux ans.
Les frégates sont très sensibles au dérangement pendant la couvaison.

                                           un immature et une future femelle
                                             un mâle adulte et un femelle adulte

 

Ø
 Menaces :
En Guadeloupe des frégates sont victimes de braconnage , d'autres sont victimes de hameçons de pêche. Non seulement les hameçons peuvent évidemment causer des lésions mortelles (perforation digestive, péritonite, ..) mais en plus les morceaux de plombs ingérés avec, se dissolvent dans l'estomac, passent dans le sang et provoquent une maladie grave mortelle : le saturnisme !

radiographie d'une  frégate ayant ingéré un hameçon et du plomb
 
Les frégates peuvent bioaccumuler les pesticides présents dans  leurs proies.
 Surles dortoirs elles encore trop souvent victimes du dérangement occasionné par les engins motorisés (bateaux moteurs, scooters des mers,..) qui n'hésitent pas à foncer sur les ilots afin d'assister "au spectacle " de centaines de frégates qui prennent leur envol. Cette pratique ,quand elle est récurrente, conduit à la desertion de certains ilots par les oiseaux.
 

  frégates sur un ilot de palétuviers (dortoir-reposoir).
crédits photos: pierre Garnier, béatrice ibéné

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Published by l'asfa - - Oiseaux de Mer

photo: Pierre Garnier 

Pandion haliaetus



Synonymie : balbuzard fluviatile, aigle pêcheur,  gligli montagne, osprey (anglais)

Le balbuzard pêcheur est un visiteur régulier en Guadeloupe.

Gligli montagne au dessus du Grand Cul de Sac Marin  photo : jérome Oster

Le balbuzard pêcheur est un grand rapace dont l'envergure peut atteindre 1m80 pour un poids d' 1 kgs 5OO.

Un aigle pêcheur !

 Ce prédateur se nourrit exclusivement de poissons. Sa pêche est spectaculaire :il survolel'eau entre 10-50m de hauteur repère sa proie, se laisse tomber en repliant ses ailes puis les redéploie avant l'impact et projette ses serres en avant. Il capture ainsi des poissons de 500gr ou plus...jusqu'à 1,5kg soit son propre poids !!!

balbuzard venant de capturer un poisson au dessus du marais de Port-Louis photo : Pierre Garnier

Cosmopolite: ce rapace habite sur tous les continents sauf l'Antarctique.

Il fréquente régulièrement la Guadeloupe de septembre à mars. Il s'agit des individus qui se reproduisent en Amérique du Nord (Canada). A la mauvaise saison (automne hiver), ils rejoignent l'Amérique du Sud ou restent hiverner dans les Antilles. Quelques individus (immatures de 3-5 ans) peuvent même rester toute l'année en Guadeloupe.

photo : Jérome Oster

Où observer le balbuzard pêcheur en Guadeloupe ?

Le long des cotes ou des rivières, en mangrove.Il pêche en mangrove (Grand Cul de sac marin), dans les grands étangs ou les marais comme le marias de Port-Louis, dans les  rivières (on l'observe souvent sur la Grande rivière à Goyave)...

Il existe une sous-espèce qui niche dans la Caraïbe, et qui aurait même niché en Guadeloupe au XVIIe siècle.

            

Balbuzard pêcheur au dessus d'un étang à Sainte-Anne photos Béatrice Ibéné

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Published by l'asfa - - Oiseaux des Zones Humides

Braconnage intense : toujours d'actualité en Guadeloupe !

Braconnage sur les oiseaux

Il concerne presque toutes les espèces. Toutefois certaines « proies » sont plus faciles pour les braconniers.

Le braconnage sur les oiseaux s’exerce d’abord sur les espèces gibier en dehors des périodes légales de chasse. Les procès-verbaux dressés concernent essentiellement les dates de fermeture de la chasse et la chasse en zone protégée. Des braconniers sont parfois  surpris en pleine zone centrale du Parc National !

Au vu des constatations des agents du PNG, de l’ONF, des naturalistes, et des vétérinaires praticiens, les délits de braconnage s’exercent très souvent sur des espèces protégées. Parmi celles-ci,  plusieurs sensibles ou menacées voient leur statut précaire s’aggraver à cause précisément du braconnage.

Les limicoles et Anatidés protégés sont quasi systématiquement braconnés sur les vastes zones humides. De même que les Ardéidés, pourtant tous protégés et ne présentant aucune ressemblance avec quelque espèce gibier. Si le Héron garde-bœufs (Bubulcus ibis) est le principal visé, il faut souligner que cette « chasse au pic-bœufs » peut porter préjudice à d’autres espèces. En effet, le Héron garde-bœuf contribue à sécuriser et à fixer des espèces moins communes ou menacées au niveau des dortoirs : Aigrette neigeuse (Egretta thula), Aigrette bleue (E. caerulea), Grande aigrette (Ardea alba)…


 

Grande aigrette victime d'une fracture de l'aile


Les oiseaux marins - eux aussi tous protégés - sont parfois  victimes de plombs. Il en est ainsi des Pélicans bruns et des Frégates superbes, oiseaux gigantesques qu’il est impossible de confondre avec n’importe quelle espèce gibier ! .

                                                                            Pélicans bruns de l'anse Dumont

Même de superbes rapaces migrateurs comme le Faucon pèlerin (Falco peregrinus ) ou le Balbuzard pêcheur (Pandion haliaetus) ont déja été retrouvés victimes de plombs de chasse.

 

                                                                Faucon pèlerin victime de braconnage

L’avifaune de Guadeloupe est également victime du pillage des nids pour la consommation des œufs. Au moins 13 espèces d’oiseaux de mer seraient ainsi victimes de prélèvements. Les oeufs de Sternes fuligineuses (Sterna fuscata) semblent très prisées par les braconniers.

                                                        sternes fuligineuses sur un ilet de la pointe des chateaux

Chauves-souris victimes de braconnage


Les guimbos sont les grosses chauves-souris frugivores (Artibeus jamaicensis, Brachyphylla cavernarum,…). Leur chair est depuis fort longtemps très prisée par certains Guadeloupéens. Quelle personne âgée de la campagne guadeloupéenne (de Grande-Terre et Marie-Galante en particulier) n’a consommé de « guimbo » ?


Les chauves-souris sont le plus souvent capturées ou abattues à jets de pierre voire à coups de fusils directement au gîte. Lors des scènes les plus barbares, les braconniers utilisent des palmes de cocotier enflammées pour brûler le patagium des chauves-souris. Ils peuvent aussi s’armer de bois très spinescent pour déchirer ces ailes membraneuses (patagium). Actuellement, de telles pratiques ne semblent plus guère pratiquées que par quelques inconditionnels. Plusieurs anciens consommateurs contribuent même aujourdhui à la protection des ces animaux fascinants en nous indiquant des gites !

Les petites chauves-souris insectivores comme le molosse commun (Molossus molossus) et le tadarida du Brésil (Tadarida brasiliensis) qui gîtent dans les habitations (notamment sous les toits de tôle ondulée) sont souvent éliminées, certaines entreprises de dératisation proposant leurs services de « déchiroptérisation ». L'ASFA a alerté les autorités à plusieurs reprises sur la destruction délibérée de ces espèces protégées.

molosse commun souvent victime de destruction quand elle gîte sous les toits

 

 Le Raton laveur ou racoon


Comme l’Agouti, ce petit carnivore est fréquemment braconné au prétexte de sa chair délicate ou des dégâts qu’il ferait aux cultures. Les adeptes de la consommation de racoon utilisent des chiens ou posent des pièges. Souvent des racoons sont ainsi retrouvés blessés, une patte restée prise et « gangrenée. Ceux qui cherchent à éliminer les racoons qui s’aventurent dans les jardins potagers ou plantations utilisent des appâts. En général, il s’agit de raticides anticoagulants seuls ou mélangés à des organophosphorés redoutablement efficaces contre les carnivores.

                                              jeunes racoons sans doute orphelins

Visiblement le statut protégé de ce « petit ourson », emblème du Parc National, mascotte de l’Archipel, ne suffit pas à dissuader ses braconniers. 

 

 



 Braconnage sur les Reptiles


Le braconnage des serpents est une pratique « commune » dans les Petites Antilles. En Guadeloupe, les serpents Alsophis et Liophis  sont régulièrement tués. D’ailleurs, tous les Liophis trouvés par Breuil  ont été coupés à coup de machettes. Un agriculteur  a ramené chez un vétérinaire une grande couresse qu'il a tué dans son jardin à Capesterre  Belle -Eau , une espèce qui n'avait pas été trouvée en Basse-Terre depuis plus de 100 ans !

couresse de la Guadeloupe braconnée

Le braconnage à l’encontre des couresses tient surtout de l’ignorance et de la peur. En effet, bien que tous les serpents guadeloupéens soient inoffensifs, les guadeloupéens craignent tout ce qui pourrait ressembler à la redoutable vipère « fer de lance » (Bothrops lanceolatus) martiniquaise. D’autant que des rumeurs se répandent volontiers sur des introductions volontaires de ce serpent venimeux en Guadeloupe.

Autrefois consommés ou vendus empaillés aux touristes, les iguanes étaient fréquemment tués en Guadeloupe. Aujourd’hui encore, ces grands reptiles sont braconnés. Ils seraient toujours prisés par certains adeptes de leur consommation. Mais la plupart du temps, les iguanes sont éliminés à cause des dégâts qu’ils commettraient dans les jardins. L’espèce la plus souvent victime est sans doute l’Iguane commun (Iguana iguana). Ce lézard omnivore et opportuniste est en pleine expansion en Guadeloupe.  Il n’hésite pas à se rapprocher habitations en quête de nourriture : légumes, fruits, déchets de poubelle… Mais l'espèce endémique des petites antilles et menacée de disparition, L'Iguane des petites Antilles (Iguana delicatissima) peut subir  ce braconnage
.


En Guadeloupe, le braconnage est une pratique « traditionnelle » qu’il faut se donner les moyens de combattre. Si une timide volonté politique commence à se faire sentir, force est de constater que la lutte effective contre le braconnage souffre sur le terrain d’un manque crucial de moyens humains. Une réelle politique d’information à l’égard du public rendrait plus efficace la protection des espèces. Dans la plupart des Petites Antilles faut-il le rappeler, l’éducation du public et la protection législative de la faune ont réduit de façon significative la pression de chasse.

            

                         Vous êtes témoin d'un acte de braconnage ?

Contactez L'Office Nationale de la Chasse et de la Faune Sauvage :

Tel :0690 59 73 31  (Brigade Mobile d'Intervention)

mel : ONCFS971@guadeloupe.ecologie.gouv.fr

 

 

                      Participer à la préservation de nos oiseaux :             

                                 interdisez la chasse sur votre terrain  !!

 

crédits photos : Caroline Tarlier, Béatrice Ibéné

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 Le Pic de la Guadeloupe  : le woody woodpecker guadeloupéen ! 

le tambouyè de nos forêts 

Melanerpes herminieri

 (Picidés)



Répartition géographique : seul oiseau survivant endémique de la Guadeloupe du point du vue spécifique. C'est aussi le seul pic sédentaire des Petites Antilles. Il n'est présent qu'en Basse-Terre et Grande-Terre.

Synonymie :

créole : tapeur tapè, toto bwa, toc toc.

Anglais : the Guadeloupe Woodpecker

Description: oiseau robuste de couleur noire. Sa gorge et son ventre sont rouges et le dos apparait plutôt bleuté. Le mâle a un bec plus long que la tête tandis que le bec de la femelle est de même longueur que sa tête.
Mensurations : 26 à 28 cm de long pour 70 à 96 grammes. les indidus vivant en Basse-Terre sont légèrement plus grands que ceux de la Grande-Terre.

                            un couple de pics au nid : le mâle à l'exterieur ,la femelle à l'intérieur s'apprête à lui laisser sa place .

Son langage : Il utilise au moins 8 vocalisations différentes (communication entre le couple , les jeunes ou avec les intrus).Son cri habituel est un "WA WA" rauque, facilement audible.


Écologie : le Pic a colonisé tous les milieux forestiers de la Guadeloupe. On le retrouve en effet en forêt humide, mésophile, marécageuse et en mangrove. La forêt humide constitue 70 % de la superficie occupée par l'oiseau. En Grande-terre on peut l'observer facilement même près des maisons quand les alentours sont suffisamment boisés.

C'est un oiseau territorial. Il vit et creuse son nid dans un territoire restreint (2 à 5 ha). Le couple a besoin d'un territoire minimal de 2 ha dont un tiers au moins doit être forestier.

D'après les prospections systématiques de Pascal Villard, le Pic occupe 45 % de la Basse-Terre et 23 % de la Grande-Terre, soit une aire de répartition totale pour l'espèce de 543 km². 

 



Alimentation : le Pic de Guadeloupe a un régime alimentaire assez éclectique. Les adultes se nourrissent de proies animales (termites, fourmis, larves d'insectes, myriapodes) qu'ils trouvent en creusant dans le bois mort, et de divers fruits (prunes mombin, cythères, payes,oranges,cabosses de cacao, fruits de bois canon....).

Les proies amenées au nid sont principalement des orthoptères, coléoptères, des larves et des hylodes.

 



Reproduction : la saison de reproduction s'étend de Février à Aout.

Durant cette période on peut entendre les tambourinages des mâles sur de supports de bonne résonnance. Les deux parents participent à l'excavation d'une cavité de nidification dans un tronc d'arbre mort ou dans un stipe de cocotier mort, mais resté dressé. Le nid peut être creusé dans la partie morte d'un arbre vivant ou quelquefois dans un cocotier vivant. généralement le nid n'est utilsé qu'un ou deux ans mais nous avons découvert que le couple peut réutiliser un nid plusieurs années (au moins 5 ans) pour peu que l'arbre reste dréssé.

Depuis quelques années nous avons constaté que des couples cherchent à utiliser des poteaux en bois éléctriques ou téléphoniques pour creuser leur nid.

Un couple élève 3 jeunes au maximum. Ils prennent leur envol une trentaine de jours après l'éclosion mais restent dépendants des parents plusieurs mois après le premier envol. Ils restent à leurs cotés parfois jusqu'à la prochaine saison de reproduction. Pendant plusieurs mois on peut donc observer une véritable famille de pics (de 3 à 5 membres).



La durée de vie du Pic de Guadeloupe est d'au moins 8 ans et probablement d'une dizaine d'années.

Importance numérique : Villard a estimé la population à 10 330 couples (avec une marge d'erreur de 1 000 couples ) : 7 920 couples en Basse-Terre et 2 410 en Grande-Terre.



Statut de conservation : dans la liste mondiale des oiseaux menacés,  le Pic de la Guadeloupe dans la catégorie UICN « Near Threatened » (proche de menacée).

Pour Villard, le Pic de la Guadeloupe est déjà dans la catégorie « Vulnérable » de l'UICN C'est à dire qu'il est confronté à un risque élevé d'extinction à létat sauvage à moyen terme. En effet, les conditions requises pour ce classement sont déjà virtuellement atteintes :


- faible aire de répartition : < 2 000 km² (critère principal)
- forte fragmentation (Grande-Terre et Basse-Terre ) (B1)
- déclin continu en étendue de la répartition (B2b)
- déclin continu en nombre d'individus matures en Grande-Terre (B2e)
- fortes fluctuations (cyclones) en nombre d'individus matures (B3d)
- faible population reproductrice.


Il est fort à craindre qu'à la vitesse à laquelle avance la déforestation, le Pic de Guadeloupe aura disparu de la Grande-Terre dans une dizaine d'années ! Si le morcellement de l'habitat se poursuit l'espèce perdra donc 25 % de sa population.



Menaces : la principale est la déforestation et la fragmentation de l'habitat. La disparition de son habitat forestier est surtout dramatique en Grande-Terre et en particulier dans les Grands-Fonds. L'urbanisation galopante, l'exploitation des carrières de tuf, la construction de routes et surtout depuis quelques années  l'extention de la pratique du charbon de bois qui touche cette région, constituent le plus grand danger pour la survie de cette espèce endémique.

 


Les cyclones : s'ils peuvent créer de nouveaux supports pour l'excavation de loge en sectionnant les palmes des cocotiers et en laissant des stipes dressés (ce fut les cas après Hugo), ils sont plutôt néfastes. Ainsi, les cyclones Luis et Marilyn ont jeté à terre de nombreux sites de nidification sans en générer d'autres.

 

arbre support d'un nid tombé au sol.


Les jeunes pics inexpérimentés payent un lourd tribut aux vents violents et fortes pluies qui caractérisent les ouragans.

Les rats sont les principaux prédateurs du Pic de la Guadeloupe. En particulier le Rat noir (Rattus rattus) qui mange les oeufs du pic et peut même s'installer dans les cavités pour y nicher.

Les pesticides : le Pic étant un prédateur d'insectes il peut accumler des pesticides présentes sur ses proies ou ingérées par elles . Il est sans doute  victime des traitements fongicides utilisés pour les bananeraies.

Le braconnage : bien que protégé le Pic de la Guadeloupe est encore parfois tiré à proximité des arbres fruitiers notamment lors de la chasse aux Colombidés. Il doit sans doute sa survie à la médiocre qualité gustative de sa chaire.

 


Sauvegarde : chacun peut aider notre dernier oiseau endémique !

- préserver les bois et forêts. Ne couper que les arbres présentant un danger pour la maison;

- conserver les arbres morts (poiriers, arbres à pain, cocotiers, ...)

- repérer les nids et les protéger de l'attaque des rats en positionnant une feuille de tôle autour du tronc

- réduisez l'usage des pesticides dans le jardin

- planter et favoriser des espèces végétales dont se nourrit le pic et qu'il pourr utiliser pour creuser son nid.

- observer un couple autour de chez vous et noter vos observations : elles sont précieuses car elles peuvent nous aider à mieux connaitre la biologie de l'espèce.

 

crédits photo : Céline Etzol, Béatrice Ibéné

En savoir plus sur le Pic de la Guadeloupe :

- la monographie de Pascal Villard : Villard, P. Le pic de la Guadeloupe. SEOF. 1999

 - L'exposition itinérante et le CD rom pédagogique (présentation powerpoint) de L'ASFA sur le Pic de la Guadeloupe. Disponible gratuitement pour les établissements scolaires :  

 voir rubrique expo pic

 

 

 

 

 

 

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Faune Guadeloupe

Site officiel de L'ASFA : L'Association pour la Sauvegarde et la réhabilitation de la Faune des Antilles. Etude et Conservation de la Faune sauvage terrestre de la Guadeloupe et des Petites Antilles : amphibiens, reptiles, oiseaux, mammifères (chauves-souris). Sensibilisation et alerte du public et des autorités sur les menaces qui pèsent sur cette biodiversité, singulièrement sur nos espèces endémiques (dégradation des habitats naturels, chasse, pollutions, espèces exotiques envahissantes, ...). Une association libre et indépendante de défense et de préservation de ce patrimoine unique et irremplaçable !!

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