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Faune Guadeloupe

La Mangouste indienne  Herpestes auropunctatus

  

 mangouste juvénile apprivoisée , adorable animal de compagnie la mangouste est un prédateur redoutable pour la faune locale.

Mammifère introduit volontairement en Guadeloupe en 1888, afin de lutter contre les rats qui dévastaient les plantations de canne à sucre. Ce Viverridé prolifique (2 portées par an, de 1 à 5 petits, a colonisé tous les milieux de l’Archipel. En effet, si la Mangouste semble préférer les régions côtières xérophiles, elle est bien présente en forêt  hygrophile de la Basse-Terre et se retrouve même jusqu’à 1 100 m d’altitude au pied de la Soufrière.

Son régime alimentaire est éclectique : omnivore à tendance carnivore. Les rongeurs, oiseaux et leurs œufs sont les proies préférées des mangoustes, mais elles consomment aussi des amphibiens, petits reptiles terrestres, crustacés, myriapodes et des fruits.

 

 Cette introduction a été complètement inefficace dans la régulation à long terme des populations de rats et a été considérée comme un fléau. Devant les ravages qu’elles causaient aux élevages de volailles, des campagnes anti-mangoustes ont été menées. Comme les précédentes, la dernière en date de 1977, qui a éliminé près de 16 000 individus, a échoué.

  L’introduction de la Mangouste, comme dans beaucoup d’îles océaniques, a eu un  « impact écologique spectaculaire ». Elle fut en effet très dommageable pour la faune locale.

 

 On lui impute la disparition de l’Ameive de Guadeloupe (Ameiva cineracea) et de la Chevêche des Terriers (Athene cunicularia).

  Elle demeure un important facteur de raréfaction de plusieurs espèces insulaires. Les lézards du genre Ameiva, comme les couleuvres Alsophis sp. et Liophis sp., semblent particulièrement sensibles à la prédation de la mangouste. Les Scinques des Antilles (Mabuya mabouya) et les nouveau-nés ou jeunes iguanes payent probablement un très lourd tribut à son action prédatrice.

  Parmi les mammifères, l’Agouti est le plus menacé par le Viverridé qui s’attaque à ses petits.

  La prédation sur l’avifaune s’exerce principalement au nid, sur les œufs et les poussins ainsi que sur les juvéniles cherchant leur nourriture au sol. Les œufs et poussins des oiseaux de mer, notamment les sternes blanches nichant à même le sable, sont particulièrement vulnérables. Il en est de même des Colombidés du genre Geotrygon, connus pour leurs mœurs terrestres. La mangouste aggrave également le mauvais état de conservation de la Colombe à croissants (G. mystacea).

 

 Sources :

 - BÉNITO-ESPINAL, E. - La Faune II. – In La grande encyclopédie de la Caraïbe.- Italie, Sanoli éd., 1990. Tome 4, 207p.

- BREUIL, M.  - Histoire naturelle des Amphibiens et Reptiles terrestres de l'archipel guadeloupéen, Saint-Amrtin, SAint-Barthélémy. Patrimoine Naturels, 54, PAris, SPN/IEGB/MNHN, 2002, 339p

- CHARLES-DOMINIQUE, P. & MOUTOU, F.- Les carnivores des DOM-TOM.- Coll. Encyclopédie des carnivores de France.- Paris, S.F.E.P.M., 1987. 27p.

 - FELDMANN, P., BARRÉ, N., BREUIL, A., BREUIL, M., LORVELEC, O. PAVIS, C. - Les vertébrés terrestres du site du projet de barrage de Bras David (Basse-Terre). Rapport AEVA, 1996, n°14., Convention AEVA /Stucky S.A., Petit-Bourg, Guadeloupe, 54p.

 

- HENDERSON, R. W. - Consequence of predator introductions and habitat destruction on Amphibians and Reptiles in the Post-Columbus West Indies. – Caribbean Journal of Science, 1992, 28, 1, 1-10.

-IBENE, B - Conservation dela faune sauvage de l'Archipel guadeloupéen : espèces ensibles et menacées, dangers,mesures de sauvegarde -Thèse pour le Doctorat Vétérinaire - Ecole Nationale Vétérinaire de Toulouse, 2000. 136pp.

 - NELLIS D. W. & EVERARD, C.O.R.. - The biology of the mangoose in the Caribbean.- Studies on the fauna of Curacao and other Caribbean islands, 1983, 64, 1-162. 

 

 

- PASCAL, M., BARRÉ, N., LORVELEC, FELDMANN, P., PAVIS, C. - Faisabilité écologique d’un programme de piégeage de la Mangouste dans la Réserve Naturelle de la Caravelle (Martinique).- Rapport AEVA, 1996, n°12, Petit-Bourg, Guadeloupe.- 15p.

- PINCHON, R. - Faune des Antilles Françaises : les oiseaux. - 2ème éd. Fort de France, Compte d’auteur, 1976.- 325p.

 

 

 

Published by asfa - - espèces invasives

commentaires

anonyme 20/02/2015 14:06

Pourrais-je poser poser une question et si on voudrais en capturer un comment si prend-t-on car moi j'ai essayer le piège a collet et jusqu'à maintenant j'y suis pas encore arrivé

Faune Guadeloupe

Site officiel de L'ASFA : L'Association pour la Sauvegarde et la réhabilitation de la Faune des Antilles. Etude et Conservation de la Faune sauvage terrestre de la Guadeloupe et des Petites Antilles : amphibiens, reptiles, oiseaux, mammifères (chauves-souris). Sensibilisation et alerte du public et des autorités sur les menaces qui pèsent sur cette biodiversité, singulièrement sur nos espèces endémiques (dégradation des habitats naturels, chasse, pollutions, espèces exotiques envahissantes, ...). Une association libre et indépendante de défense et de préservation de ce patrimoine unique et irremplaçable !!

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