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Etudes ASFA


Dimanche 26 août 2007 7 26 /08 /Août /2007 15:26

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Etude des Chauves-souris de la Guadeloupe 

- 2006 -

2 rapports d'étude réalisés par L'ASFA pour la DIREN Guadeloupe avec le concours du Groupe Chiroptères Guadeloupe et de Michel Barataud (SFEPM)
sont disponibles (format PDF) sur demande à
lasfa@wanadoo.fr

- Ibéné B., Leblanc F, Barataud M., 2006. 
Complément d'inventaire des chauves-souris de la Guadeloupe. Rapport intermédiaire. DIREN/L'ASFA. Nov 2006 .47pp

-  Ibéné B. , Leblanc. F et C. Pentier, 2007
Contribution à l'étude des chiroptères de la Guadeloupe. Rapport final 2006 . DIREN - L'ASFA- Groupe Chiroptères Guadeloupe. 134 pp.
  

 


Dimanche 26 août 2007 7 26 /08 /Août /2007 15:14

  L'ASFA intègre le nouveau GROUPE IGUANES GUADELOUPE

 créé à l'inititive de l'association LE GAIAC

L’Iguane des Petites Antilles, une espèce en Danger

L’iguane des Petites Antilles (Iguana delicatissima) est une espèce endémique de quelques îles des Petites Antilles. Elle est menacée de disparition. Elle a déjà disparu de plusieurs îles. En Guadeloupe les principales menaces qui pèsent sur l’espèce sont la dégradation de son habitat (urbanisation du littoral, déboisements, surpâturage par les petits ruminants,…) et l’expansion de l’Iguane vert (Iguana iguana). En effet cette espèce introduite, à large répartition mondiale, est en pleine expansion en Guadeloupe et aux Saintes. Elle entre en compétition avec l’espèce locale et s’hybride avec elle, entraînant une perte de biodiversité (génétique et spécifique).
Seules Petite Terre, la Désirade et Saint-Barthélemy ont échappé pour l’instant à l’arrivée de l’Iguane vert.

Rappelons que la Réserve Naturelle de Petite Terre a été créée en grande partie pour la préservation de L’Iguane des Petites Antilles. Elle abrite la plus forte densité mondiale de l’espèce et selon les estimations, le 1/3 à la moitié des effectifs mondiaux.

L’Iguane des Petites Antilles est en voie d’extinction sur la Basse-Terre et en Grande -Terre. Il a disparu de Marie-Galante.

Création d’un « Groupe Iguanes Guadeloupe » pour tenter de sauver L’Iguane local :

Le ministère (MEDAD) ainsi que sa représentation locale, la DIREN ont la volonté d’élaborer avec les acteurs locaux un plan de sauvegarde et de restauration de l’Iguane des Petites Antilles.

L’association « Le Gaïac » basée à Sainte-Rose a proposé à la DIREN de créer un groupe d’étude « Groupe Iguanes Guadeloupe» composé de divers acteurs locaux : associations (Le Gaiac, L’ASFA, …), institutionnels et professionnels de la nature (agents de terrains et responsables de l’ONF, du Parc national, de la DIREN, de l’ONCFS, ….), indépendants …

Les objectifs du « Groupe Iguanes Guadeloupe » : 

-  former des membres à l’étude des iguanes : repérages des populations, captures-relâcher de certains individus (identification par puce électronique, prise de données biométriques, état de santé des animaux, …), dynamique des populations, conservation des populations ; 

-  Collecter des données afin d’acquérir une meilleure connaissance de la biologie de l’espèce ;

- identifier les menaces spécifiques ;

- élaborer d’un plan de restauration d’Iguana delicatissima en Guadeloupe qui s’intégrera dans un plan de restauration global pour les Antilles Françaises.


Formation du groupe local :
L’association « Le Gaïac » a organisé une formation des membres du groupe et une réactualisation de l’inventaire des populations d’iguanes de l’archipel guadeloupéen du 2 au 13 août 2007, . Le stage de formation a commencé par Petite Terre et s'est poursuivi sur Grande-Terre et Basse-Terre.


La formation a été assurée par Michel Breuil, herpétologue attaché Muséum National d’Histoire Naturelle de Paris, spécialiste des Amphibiens et Reptiles des Antilles françaises qu’il prospecte depuis 20 ans. Michel Breuil est d’ailleurs l’auteur de deux ouvrages consacrés à la question :

- Histoire naturelle des Amphibiens et Reptiles terrestres de l'archipel Guadeloupéen. Guadeloupe, Saint-Martin, Saint-Barthélemy. Patrimoines Naturels, 54, Paris, SPN / MNHN. 2002, 339 pp.


- A la découverte des Amphibiens et Reptiles des Antilles - PLB Editions, 2003, 64 pp.


Vous pouvez nous aider ! en nous signalant la localisation de populations d’iguanes (quelque soit l'espèce) :

LE GAIAC :  legaiac@orange.fr

Fortuné Guiougou :  0690 834189 / 0690 45 53 22

 

Michel Breuil : mabreuil@club-internet.fr

 Retrouvez aussi les Amphibiens et Reptiles de la Guadeloupe sur le web : 
http://www.faune-guadeloupe.com/categorie-779263.html


Dimanche 8 juillet 2007 7 08 /07 /Juil /2007 16:20

 

  Une excellente nouvelle

pour la Biodiversité de la Guadeloupe :

Découverte d'une colonie de Pélicans bruns (Pelecanus occidentalis

en nidification  

 

 

La découverte : 

Nous venons de redécouvrir le Pélican brun (Pelecanus occidentalis) comme nicheur en Grande-Terre. Ces dernières semaines, 4 jeunes de 2 à 6 semaines ont été observés au nid en compagnie de leurs parents. Cette petite colonie nicheuse est installée sur une des falaises de la Grande-Terre.


Contrairement aux apparances le pélican brun nidifie très rarement en Guadeloupe ! 

 Les dernières mentions de nidification en colonie de cet oiseau marin en Guadeloupe continentale remontent au 17ième siècle. Les observations récentes sont rarissimes et elles ne concernent qu’un seul couple chaque fois (un nid, un petit) :

-  une nidification  d'un couple  à Grand Ilet - Les Saintes en 1984 (Benito-Espinal)

 - une nidification d'un  couple en 1996 à la plage caraïbe de Pointe-Noire (AEVA) non retrouvé par Leblond malgré prospection de la zone dans le cadre de son étude.

 Aucune donnée publiée ne mentionne de nidification en Grande-Terre depuis 1900.  Plus loin, dans les îles du Nord, une petite colonie 18 couples  a été observée en 2000 sur l'ilet Bonhomme(Saint-Barthélemy)  par Gil Leblond mais elle aurait déserté le site depuis.

 Une espèce menacée :  le Pélican brun fait partie des espèces d'oiseaux marins nicheurs les plus menacées en Guadeloupe !

 Malgré une fréquentation des côtes antillaises en hausse depuis l'arrêt de la commercialisation du DDT - un insecticide qui s’accumulait dans les tissus des individus  -, les populations de Pelecanus occidentalis occidentalis (sous espèce des Antilles) sont actuellement considérées comme menacées à l'échelle de la Caraïbe et critiques au sein des Petites Antilles, en tant que nicheur.

 Les effectifs de nicheurs estimés dans la zone sont faibles :

 Caraïbe : 6 300 

  Antilles: 1 500 

 République Dominicaine : 500 couples 

  Petites Antilles : 50 couples

 Le dérangement  est actuellement la principale menace qui pèse sur l’espèce

Le Pélican brun est une espèce  peu farouche sur ses sites de pêche et de repos mais  en revanche très sensible au dérangement quand elle est en nidification. Les difficultés rencontrées par les reproducteurs pour trouver des sites pérennes et sécures de nidification expliquent la raréfaction des colonies nicheuses dans les Antilles.

 

 L'urbanisation galopante du littoral guadeloupéen et son hyperfréquentation notamment pas les engins nautiques (bateaux moteurs,scooters de mer, ... ) dissuadent donc les reproducteurs de nidifier sur nos côtes. 

 Ainsi, alors qu’ils trouvent leur pitance dans les eaux calmes et peu profondes de la Guadeloupe, les reproducteurs préfèrent aller à des centaines de kilomètres pour installer leur nid et élever leur progéniture en toute quiétude. Les plus proches colonies nicheuses sont sur l’île de Barbuda. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   Comment réhabiliter le Pélican brun en Guadeloupe ?

 Le  retour du Pélican brun comme nicheur en colonie sur la Guadeloupe continentale  est une bien entendu une excellente nouvelle pour la biodiversité de la Guadeloupe et des Petites antilles. Cette découverte témoigne du rôle primordial que  peut jouer la Guadeloupe dans la restauration de cette espèce emblématique dans les Antilles.

 En effet, le cas de cette nidification en colonie ajouté à la relative abondance d'individus en plumage nuptial que nous observons régulièrement depuis quelques années, la fréquentation régulière de colonies sur toute la côte sud de la Grande-Terre (pêche, dortoirs) et la présence de sites encore favorables, laissent à penser que l'installation d'autres colonies nicheuses est tout à  fait possible.

 Nous avons donc l'espoir de voir se réinstaller l'espèce comme nicheuse régulière notamment en Grande-terre, comme "autrefois" ......avant qu'elle ne soit victime d'une chasse outrancière.

 C'est pourquoi nous souhaitons que se mette en place une réelle volonté politique et institutionnelle ainsi qu'une adhésion franche de la population de favoriser ce retour. 

 

 

RESTAURER CETTE ESPECE HYPERSENSIBLE AU DERANGEMENT EST L'AFFAIRE DE TOUS  !!!

 

 

Nous proposons quelques pistes de réflexion :

- identifier les sites favorables

- réglementer la pratique et les distances aux côtes des engins nautiques dans le perimètre des dortoirs; faire appliquer la réglementation existante concernant les engins moteurs. Ces derniers étant fréquemment sources de collisions.

- geler la création de port de pèche et/ou plaisance tout le long de la côte sud (le récent de port de l'anse Dumont àsaint-félix Gosier est un facteur très négatif à la nidification du Pélican brun)

- dissuader la pèche à la ligne sur les secteurs favorables. La pratique concentrée de celle ci générant de nombreux cas d'ingestion d'hameçons. Accidents dont risquent d'être encore d'avantage victimes les jeunes à peine volants.

- interdire l'accès aux côtes par la mer au niveau des sites favorables : périmètre d'au moins 100 Mètres

- interdire la chasse à proximité des dortoirs (par exemple la Grande saline du Gosier...) .....

- maitriser l'errance des carnivores sur les sites favorables repérés

...

AIDEZ- NOUS à PRESERVER  LE PELICAN BRUN 

en tant que nicheur en Guadeloupe

FAITES-NOUS PART DE VOS OBSERVATIONS !! 

  lasfa@wanadoo.fr

 Béatrice Ibéné, Mustapha Bousalem et Christian Pentier.


photo d'un jeune de 4-5 semaines prise en digiscopie (APN à travers une longue vue au grossissement 60) à une centaine de mètres de distance.




  

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